Atrail Vol.6 - Actualité manga

Atrail Vol.6

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 17 September 2020

La vérité est terrible à encaisser pour Iori dès lors que son frère Ruri, qui s'était fait passer pour mort afin d'enquêter, lui a appris que Semwl n'est autre que Hisao Shijima, son propre père qui était porté disparu depuis bien longtemps ! Ce dernier est bien décidé à s'accaparer l'Atrail pour arriver à ses fins, et est en passe d'y parvenir... Notre héros a perdu l'usage de la parole et ne peut donc plus communiquer avec l'Atrail, le Quintette a été décimé, et plus rien ne semble pouvoir empêcher le désir de Hisao de reconfigurer le monde. L'avenir de l'humanité telle qu'on la connaît a-t-elle encore la moindre chance d'être sauvée, et Iori pourra-t-il retrouver une jour son train-train quotidien qu'il n'a jamais voulu quitter ?

Le sixième et dernier volume d'Atrail, avec ses plus de 300 pages, se veut tout aussi épais que son prédécesseur, et il fallait bien ça pour conclure comme il se doit se récit étonnant et qui a parfois su offrir son petit lot d'événements prenants. Et dans les faits, c'est bel et bien une conclusion aboutie et satisfaisante que Gorô Taniguchi parvient à nous offrir !

Car tout en maintenant le rythme et en pouvant compter sur les visuels fluides d'Akihiro Higuchi, le scénariste, bien connu pour l'histoire de Code Geass, imagine jusqu'au bout un récit bien pensé et offrant encore son lot de retournements de situation. Concrètement, cela passe en premier lieu par une bonne exploitation des personnages, chacun ou presque ayant son rôle à jouer, de notre héros à Ruri en passant par Faï, le Quintette, les différents camps, ou même Kozue et Minato à leur façon. Le parcours de chacun reste honnêtement établi jusqu'à aboutir à une toute fin assez satisfaisante pour chacun d'eux, mais avant cela on a donc droit à un bon lot de nouvelles révélations, en tête desquelles la vérité sur la vraie identité de Hisao et, dans la foulée, sur ce qu'il s'est réellement passé à l'époque du "grand rabotage". Taniguchi a bien pensé les choses, sait réserver d'ultime surprises efficaces tout en entretenant l'action et la tension, poussant même la dernière ligne droite de la confrontation aux confins de l'espace-temps. Et pourtant, au bout de tout ceci, c'est un final presque posé que le récit nous offre, en s'attelant avec une certaine intelligence à d'ultimes choses bien trouvées: les origines de l'Atrail lui-même, ce que celui-ci désir plus que tout, et les questions familiales autour d'Iori. Sa famille a beau être factice, est-ce si important ? Et que voulait réellement Hisao, dans sa quête complètement folle ?

Atrail est une série qui semble être passée un petit peu inaperçue, peut-être plus encore au vu du rythme un petit peu lent que les éditions Doki-Doki ont adopté alors que l'oeuvre était déjà finie au Japon. Pourtant, une fois la dernière page tournée, on peut assurément affirmer qu'elle vaut le coup. Souvent divertissant, ce récit de science-fiction pas comme les autres démontre bel et bien toute ses qualités dans cet opus final, au fil duquel Gorô Taniguchi va au bout de son idée et prouve que dans l'ensemble il avait plutôt bien pensé les choses.
   

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16 20
Note de la rédaction






MN Actus
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