Arago Vol.9

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 24 March 2014

Maintenant que les quatre cavaliers de l’apocalypse sont vaincus, Arago affronte son ennemi de toujours : Patchman. Le duel qui scellera le destin du monde est dantesque, et Arago ne devra pas compter que sur lui-même pour mettre hors d’état de nuire l’ennemi de l’humanité…

Après huit volumes d’action pure et de surnaturel dans les rues de Londres, Arago tire sa révérence sur cet ultime volume. Ainsi, Takahiro Arai conclut son récit par l’affrontement face à l’ennemi juré de notre héros, celui qui a ôté la vie à ses parents mais aussi à son frère : Patchman. Une fin de série, notamment pour un titre d’action très scénarisé, est une phase toujours délicate. L’auteur s’efforce d’écrire la fin la plus satisfaisante possible, ce qui n’est pas toujours une réussite. Qu’en est-il pour Arago ? Que les plus sceptiques se rassurent, le résultat est à la hauteur de nos attentes.

Pour son ultime volume, Arai a voulu développer au maximum son combat contre Patchman, ce qui nous amène au premier défaut apparent du volume : les combats contre les cavaliers de l’apocalypse. Ceux-ci sont écourtés au possible, l’un d’eux s’avère particulièrement décevant tant l’adversaire était un personnage appréciable et présenté comme un opposant robuste pour Arago. Passé cette déception, la phase finale du récit augmente, pour le meilleur et pour… le meilleur. Le combat de Patchman, le plus long affrontement de la série, tient ses promesses. Riche en action, mettant à contribution les particularités des trésors d’Erin qui font l’âme de la série, peu avare en rebondissements, il ne nous laisse jamais souffler une seule seconde. Arago se jette à corps et âme dans la bataille pour nous livrer une joute en tout point spectaculaire, magnifié par le trait de Takahiro Arai, même si certaines planches manquent encore de lisibilité.
Et parce que le mangaka n’aime pas laisser ses personnages secondaires de côté, les alliés d’Arago le rejoignent sur le front, tous luttant ensemble contre le mal absolu. Ce amène quelque pirouette scénaristique hasardeuse comme le retour de personnages sensés être morts, mais amène aussi des retournements de situation inattendus. Là où Arai fait fort, c’est dans son art de prendre à contrepied le lecteur, une technique qu’il a appris dans Darren Shan où l’intrigue se montrait particulièrement sadique par moment. Achevant d’abord de manière précipitée le combat contre Patchman et inaugurant un faux happy end, l’auteur retourne soudainement sa veste pour nous proposer un final touchant, tragique, et héroïque en tous points. Vraiment, pour ce combat final, le mangaka se sera surpassé, les deux derniers tomes étant certainement les meilleurs de la série.

Pour conclure sa série, Arai procède de manière étrange. Alors qu’il avait tous les outils en main pour apporter un final définitif à son œuvre, son choix est autre et le mangaka se laisse quelques cartes de côté pour la suite. Si la fin paraît libre, cette porte ouverte volontaire peut-être interprété de différentes manières. Takahiro Arai envisagerait-il une suite à l’avenir ? Pour l’heure, il ne peut y avoir que des spéculations, d’autant plus que l’auteur travaille sur une adaptation manga des Misérables de Victor Hugo, mais il ne faut jamais dire jamais… Dans tous les cas, le choix du mangaka est intéressant car bien que la fin soit ouverte d’une certaine façon, l’histoire autour de Patchman est bel et bien terminée.

Arago s’achève sur ce neuvième tome, un ultime volume à couper le souffle, truffé de rebondissements et prenant souvent le lecteur par surprise, si bien qu’on pardonne à l’auteur les quelques petits défauts de ce dernier opus, notamment les fins de combats précipitées contre les cavaliers de l’apocalypse. Après l’excellent Darren Shan, Takahiro Arai nous a livré avec Arago un très bon petit shônen qui s’il est classique dans sa forme, est doté d’une véritable identité grâce au cadre londonien et aux concepts surnaturels s’inspirant de mythologies occidentales. Arago est donc ce qu’on attendait du titre : un bon petit shônen qui nous a fait passer d’excellents moments, ni plus ni moins.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

16 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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