Ao Ashi - Playmaker Vol.13 - Manga

Ao Ashi - Playmaker Vol.13

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16 /20

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 07 Décembre 2022

En cette période marquée par la certes controversée coupe du monde de football au Qatar, les éditions Mangetsu ont la bonne idée d'en profiter pour nous offrir des rations d'Ao Ashi à un rythme plus soutenu. Ainsi le tome 12 de la série footballistique de Yûgo Kobayashi nous arrive-t-il seulement un mois après le précédent opus, tandis que le 14e volume paraîtra dès les premiers jours du mois de janvier. Et clairement, on ne va pas s'en plaindre, au vu du caractère addictif de l'oeuvre et des nouveaux horizons qui s'ouvrent pour Ashito !

En effet, notre héros évolue désormais dans l'équipe A de l'Esperion U18, et devrait ainsi avoir l'occasion de voir de plus près à quoi ressemble la fameuse Premier League ou trophée du prince Takamado, une étape charnière dans son rêve de devenir un jour professionnel. Evidemment, en tant que bleu, le jeune garçon se contente pour l'instant de la réserve, tout du moins jusqu'à ce qu'il soit nommé remplaçant pour le prochain match contre Kashiwa-dai Shôgyô, une équipe réputée pour sa rude concurrence entre 200 joueurs menées par un entraîneur spartiate, si bien que les heureux titulaires dans les matchs sont incroyablement motivés. Une fois le jour du match venu, les gradins sont vides et ne semblent accueillir que des journalistes venus voir le prodige Kuribayashi, même si ce dernier a été aussi placé sur le banc des remplaçants par le coach Fukuda. A priori, rien, dans cette rencontre importante, ne semble alors devoir vouer Ashito à rentrer en jeu. A moins qu'une blessure du latéral gauche n'en décide autrement...

Si l'entrée en jeu d'Ashito en cours de match n'est, dans le fond, aucunement une surprise pour le bien du récit, cela n'empêche aucunement l'auteur de continuer à aborder les choses avec immersion et réalisme. Kobayashi prend d'abord le temps d'immerger son héros dans l'atmosphère de l'équipe A, entre une atmosphère assez oppressante dans les vestiaires et les premières observations d'un rythme et d'un niveau de jeu bien au-dessus de ce qu'il a pu expérimenter en équipe B. Si bien que, forcément, Ashito se montre d'abord complètement largué sur le terrain, en ayant un sentiment d'impuissance tel qu'il n'en avait pas eu depuis les sélections au début de la série, à cause de ses difficultés à tenir son rôle de défenseur dans une équipe où il n'a pour l'instant aucune marque. Sans cesse rattrapé dans ses erreurs par un Akutsu accusateur, le jeune garçon risque même de venir la cible prioritaire de l'adversaire, la faille par laquelle il faut passer...

Cependant, une fois passé l'étape de la désillusion où il se sent dépassé par tous ces joueurs si affutés, on retrouve bel et bien l'Ashito qui ne lâche rien, quitte à même essayer d'obtenir conseil auprès d'Akutsu, ce garçon qui l'a pris en grippe depuis le premier jour pour on ne sait quelle raison. Et une éclosion pourrait bien naître grâce aux observation du coach Fukuda, qui sent bien, depuis longtemps, qu'il y a quelque chose à faire réellement avec notre héros qui a encore tant de choses à apprendre, Akutsu dont la ténacité et les qualités sont vraiment évidentes derrière son sale caractère, et Kuribayashi dont le génie pourrait bien avoir besoin de personne capables de le suivre à leur manière...

A partir de là, le match devient plus passionnant encore. Tout en soignant encore son aspect tactique et le besoin de petites prises de risques via Fukuda qui a bien senti le potentiel en ses joueurs, le mangaka nous offre une coopération encore balbutiante mais longtemps attendue et extrêmement prometteuse entre les trois garçons qui s'affichent très logiquement sur la jaquette. Entre le génie Kuribayashi qui a besoin de coéquipiers capables de le comprendre et de le suivre, le sérieux et combattif Akutsu qui brille beaucoup mais qui a sans doute besoin de remettre en question son caractère, et Ashito qui a conscience de ses faiblesses et qui les regarde en face pour essayer de progresser de plus belle, Kobayashi offre du football qui sait une nouvelle fois rester assez réaliste (comprendre par là qu'Ashito ne brillera pas soudainement et continue, certes à bon rythme, d'avancer à son échelle) tout en ouvrant de très belles promesses pour la suite... à moins que certains couacs ne viennent se glisser dans l'équation ? Il y a effectivement de quoi rester intrigués par Togashi ou Kuroda qui se sentent dépassés par Ashito, ce qui devrait nous offrir de nouveaux focus intéressants par la suite.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai
16 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs