Akuma to love song Vol.1 - Actualité manga

Akuma to love song Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 16 September 2011

Akuma to love song nous entraine dans le quotidien d'une certaine Maria Kawai. Cette dernière a été renvoyée de son ancienne école, la réputée Sainte-Catholia, pour, dit-elle, des violences un peu trop sévères envers un professeur. La voila donc qui débarque dans son nouvel établissement bien décidée à se faire des amis. Malheureusement, Maria à un problème de taille. En plus d'être particulièrement franche avec tout le monde, elle a un don bien particulier pour deviner juste et frapper là ou ça fait mal. Du coup, elle se retrouve directement cataloguée comme le vilain petit canard de sa classe. C'est alors que deux garçons aux caractères bien différents entrent en scène...

Une jeune fille qui arrive dans une nouvelle école, un triangle amoureux qui ne tarde pas à se former,... Ca ne vous rappelle rien ? On reste, au niveau de la toile de fond de ce premier opus, dans quelque chose d'ultra-classique, c'est évident. De même, l'évolution des différents personnages reste elle aussi très convenue jusqu'ici. Les gens se font une fausse idée de notre héroïne puis, en la côtoyant quelque peu, l'un ou l'autre commence à percevoir ses qualités et à tomber sous son charme. Si Miyoshi Tomori n'avait que cela à proposer, il parait clair que sa série tomberait bien vite dans les abysses du shojo bas de gamme. Heureusement, elle a eu la bonne idée de donner un caractère hors-norme à son principal protagoniste qui portera pratiquement à lui seul tout ce premier opus. Je parle bien évidemment de Maria Kawai.

Cette dernière est donc une reine de beauté au passé trouble ayant beaucoup de mal à communiquer avec ses semblables. Pourtant, tout ce qu'elle fait part généralement d'une bonne intention et elle ne cherche à faire de mal à personne. Au contraire, ce sont plutôt ses consœurs qui ne tarderont pas à lui en faire baver sans raison valable. Et si elles s'acharnent à ce point sur la nouvelle venue, c'est tout simplement parce qu'elles sont incapables de supporter la franchise et les facultés de discernement de cette dernière. Imaginez vous face à quelqu'un qui décèle le moindre de vos mensonges et qui sait directement tout sur vous ! Mais au delà de ça, Maria possède également un caractère bien trempé qu'elle a hérité de ses douleurs passées, notamment lorsque sa meilleure amie de l'époque l'a rejetée au moment où elle a dû quitter Sainte-Catholia. En outre, elle a la fâcheuse manie de prendre des airs particulièrement hautains en s'adressant à autrui. D'un autre côté, on la retrouve à essayer de surmonter les moments difficiles en fredonnant une chanson. Bref, elle dénote clairement avec les héroines de shojo traditionnels et s'impose sans trop de peine comme un personnage à suivre de près. Dommage qu'elle se perdre parfois trop dans ses monologues un poil religieux qui ne valent pas grand chose et que son attitude change bien trop radicalement en découvrant Shin Meguro. Ce dernier forme avec Yusuke Kanda le duo qui sera chargé de la faire chavirer. Si le second adopte le style du gentil garçon bien sous tout rapport, le premier opte pour celui du beau ténébreux qui tombe directement sous le charme de notre héroïne. Malgré tout, il ne tardera pas à se montrer relativement attachant, plus en tout cas que Yusuke qui devra encore prouver des choses par la suite pour s'imposer dans le récit.

En dehors de ces trois figures de proue, on retrouve une quirielle de seconds rôles, tous plus horripilants les uns que les autres et avec, semblerait-il, pour seule et unique tâche de faire du mal à Maria Kawai. Et ils ont la tête de l'emploi, c'est le moins que l'on puisse dire. D'ailleurs, sur le plan graphique, le titre se montre jusqu'ici assez inégal. Si les visages, et notamment ceux de Maria, sont le plus souvent très soignés, en particulier dans les plans de profil, le reste se montre généralement assez faiblard. Ce n'est pas hideux pour autant mais les postures des différents personnages sont parfois forts rigides et manquent de naturel. Qui plus est, le trait de Tomori ne dégage pas grand chose de personnel et reste dans l'ensemble très commun.

L'édition de Kana est quant à elle correcte et dans la lignée de ce que l'éditeur a l'habitude de nous offrir. Rien de spécial à noter à ce niveau là !

Ce premier volume d'Akuma to love song nous permet donc de nous familiariser avec les trois principaux personnages de la série. Si Maria Kawai risque de ne pas plaire à tout le monde, elle a le mérite d'oser l'originalité et c'est grâce à elle si, au final et malgré ses multiples faiblesses, l'oeuvre débute de manière très convenable. De l'humour, de l'émotion (qui a peut-être encore du mal à passer), et de la romance. Tous les ingrédients sont là, reste à confirmer Maria dans ses fonctions et à nous offrir une intrigue à la hauteur de sa tête d'affiche !


Shaedhen


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Shaedhen

14 20
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