Aishite Knight - Lucile, amour et rock'n roll Vol.1 - Actualité manga

Aishite Knight - Lucile, amour et rock'n roll Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 31 May 2012

Certains d’entre nous ont eu la « chance » de connaitre cette licence par l’anime, d’abord diffusé sur la 5 puis sur TF1 sous différents noms. On se souvient notamment des voix des doubleurs, absolument horribles, ainsi que du caractère très agaçant car stéréotypé de chaque personnage. C’est donc avec un point de vue pas forcément objectif, un peu nostalgique mais méfiant qu’on pourra découvrir ici la version papier, éditée par Tonkam dans la veine de tous les shojos « oldies » qui se réveillent chez les lecteurs. C’est donc avec cette grande qualité pour lui que le manga s’offre à nous. Et on peut dire que l’histoire n’a pas vraiment d’originalité ... Yaeko est une jeune fille tout à fait banale, comme toute bonne héroïne de shojo histoire qu’on puisse bien s’identifier à elle. Elle travaille dans le restaurant de son père, même si elle fait plus de catastrophe qu’autre chose ... Mais cela lui permet d’avoir une image de bonne jeune fille travailleuse. Elle y rencontre souvent Satomi, un jeune homme qu’elle croit gay alors qu’il est amoureux d’elle ... Non, Yaeko n’est pas très finaude. En même temps, vu l’apparence dudit garçon on peut la comprendre, surtout qu’elle-même ne s’intéresse que peu à la gent masculine. Par l’intermédiaire de Satomi, elle rencontre Go. Un autre jeune homme totalement à l’opposé de son meilleur ami puisqu’il est extraverti, dragueur, apparemment coureur de jupons ... Sauf qu’il se fixe très rapidement sur Yaeko sans avoir l’intention d’abandonner. Très « bad guy » ... Mais elle découvre que ses deux amis sont membres d’un group de rock, les Bee Hive. Et entre le doux Satomi qui lui fait des avances sérieuses et le ton déluré de Go, Yaeko hésite ...

Le principal intérêt de la licence est sans conteste possible l’attrait nostalgique, qui sous-entend de par son ancienneté son lot de clichés. Et ce avant qu’ils ne deviennent aussi stéréotypés, c’est ça qui est bon ... On s’attarde sur un trio amoureux évident, sur des parodies de groupe de rock, sur un style sorti d’un autre siècle. Il faut en effet se préparer aux looks un peu périmés, aux étoiles omniprésentes et aux effets de ce genre. Tout est « exagéré » dans la présentation des personnages. C’est d’ailleurs comme ça que le petit frère de Go devient vite le garçon à abattre tant il est insupportable et agaçant, de par son attitude et sa présence constante, avec son chat. C’est un peu ... redondant. Les dialogues aussi sont du plus beau goût parfois, avec des répliques vraiment cultes. Mais on peut mettre un gros bémol à ce côté vieillot : l’héroïne, Yaeko, pourrait être un modèle pour beaucoup de rôles principaux de shojos ... Elle est en effet amusante, déterminée et pas si cruche que ça malgré son ôté naïf et à l’eau de rose. Elle est romantique mais ne s’intéresse que peu aux garçons, mais quand c’est soudainement le cas elle se décide vite. Au lieu d’hésiter pendant des heures et se tourner les pouces en attendant que le destin ne choisisse pour elle, Yaeko va même briser des cœurs en choisissant par contre l’évident beau gosse un peu rebelle.

On s’attache donc rapidement aux personnages, même s’ils sont stéréotypés au possible, et totalement décalés par-dessus le marché ... De plus, le manga aborde déjà de nombreux thèmes propres au shojo, ce qui nous fait dire que la lecture est pertinente. On cotoie ainsi le triangle amoureux, le besoin de trouver sa place, la rébellion de l’adolescente face à un père pourtant aimé et complice ... Autant de point bien connus auxquels les lectrices pourront s’identifier, soit immédiatement soit par le biais de leurs souvenirs. Au niveau des graphismes il faut bien avouer que c’et ... girly. La couverture suffit à nous faire dresser les poils sur les bras, les couleurs aussi ... Et l’intérieur, eh bien il faudra s’habituer aux corps longs, sans fins, tracés un peu maladroitement. Mais aussi aux regards d’une intensité à la Lady Oscar, des étoiles de partout, et à une pluie de SD ... Ceux-ci apportent humour et illustrent bien ce que la lecture nous apporte, mais parfois c’est trop, ces énormes têtes sur un petit corps ... L’édition est plutôt décevante, avec des pages fines et pas vraiment blanches, pour un manga qui se prétend pourtant un peu luxueux de par son format bunko et ses couvertures « travaillées ». En tous les cas, une lecture qui n’a rien de surprenant mais qui séduira les fans de la licence ou d’un bon vieux shojo comme on en fait plus.


NiDNiM


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
NiDNiM

15 20
Note de la rédaction
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