3e Gédéon (le) Vol.7

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 19 May 2020

Louis XVI a accepté la Déclaration des Droits de l'Homme ainsi que la fin des privilèges féodaux aristocratiques, a confirmé une distribution de pain suite à la marche des 7000 femmes, et a accepté de quitter Versailles pour rentrer à Paris, tandis que Gédéon a vu revenir vers lui sa fille adorée Solange. La situation semble donc s'arranger... mais est-ce vraiment le cas. Big Motor a donné sa vie à Georges pour tenter de le "sauver" à sa manière, et Madame Roland, l'ex-femme de Gédéon, est toujours aussi décidée à avoir la tête de Marie-Antoinette et du jeune prince...

Le 7e volume nous laissait ainsi sur une situation assez tendue et dramatique malgré les retrouvailles de Gédéon avec sa précieuse enfant, et cela nous donne ici un début de volume très intéressant, essentiellement pour deux raisons. Tout d'abord, l'opposition de Solange face à Madame Roland, et ce qu'elle déclare, situation presque ironique quand on se rappelle que Roland est la mère de Solange, chose que la jeune fille ignore totalement et qu'elle ne saura toujours pas. Ensuite, la confrontation de Madame Roland et Marie-Antoinette, et ce que recherche réellement l'ex-femme de Gédéon, elle qui n'est pourtant aucunement dans le besoin et a tout de même choisi la voie révolutionnaire. On a là deux femmes cherchant à porter la condition féminine plus haut, mais prenant pour ça deux voies diamétralement opposées.

Un aspect très important reste le rapport parent-enfant, que l'on voit dès le début de ce tome via la rixe de Solange avec Madame Roland donc, mais aussi à travers le comportement maternel et protecteur de la reine, qui est avant tout une mère. Et c'est un peu quelque chose qui animera une bonne partie de la suite du volume, dès lors que Gédéon comprend l'ultime indice laissé par Big Motor: son père le Duc de Loire est encore vivant, quelque part, retenu par Georges. Tout en comprenant enfin l'origine du désir de chaos de son "frère", un chaos engendré par la haine paternelle, Gédéon se lance alors en quête de ce père et de ce "frère", ce qui nous amène jusqu'à une dernier partie de volume particulièrement forte, tant elle fait soudainement tout basculer en inversant les rôles, et en montrant à quel point, décidément, beaucoup de choses découlent des rapports parents-enfants dans cette oeuvre. En prime, on appréciera aussi de voir la façon dont les diktats des anciens privilèges aristocratiques ont pu enfermer le Duc de Loire dans un mensonge dont il peut enfin se libérer, quand bien même ce qu'il a à avouer est atroce à certains égards.

Il reste bien quelques éléments qui ne convainquent pas totalement: la facilité résidant dans la faculté du roi à déceler les mensonges, des détails historiques certes véridiques mais parfois trop vite passés en revue, le rôle jusqu'à présent un peu bidon d'Elisabeth de France alors qu'au vu du récit on pouvait en attendre plus, certains instants forçant trop le trait... mais il s'agit souvent de détails qui n'enlèvent en rien le désir de connaître l'issue de ce récit dans le prochain tome, tant la dernière partie de ce 7e opus est, dans son genre, assez folle.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15 20
Note de la rédaction






MN Actus
Dernières news News populaires News les plus commentées Fermer

Dernières News