Humanitas - Actualité manga

Humanitas


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15/20

Humanitas, un one-shot sorti chez Glénat le 15 mai, conte l’histoire de trois cultures à des époques différentes.

 

L’histoire d’Ocelot, se situe au XVe siècle, en Amérique centrale, et ces guerriers forts et inébranlables, même au décès des leurs, même en tuant femmes et enfants, m’ont de nouveau donné une petite secousse avec leurs rites et traditions si différents de la nôtre. Certains actes paraissent inhumains et cruels. Ceci parce que l’on a nos propres critères.

Vis ! Seuls ceux qui acceptent de voir leur vie devenir impure peuvent être vainqueurs. 

Immédiatement, j’ai pensé au Dieu Oiseau. Et cette impression s’est renforcée au point de me frapper à une planche pleine de violence et de rage. D’une beauté incroyable.

Ta tristesse…elle se fond dans ta lame. 

Et à la toute fin, mes pensées se sont alignées d’instinct à celle de l’un des personnages :

Pourquoi ce spectacle…est-il si éblouissant ? 

La deuxième histoire se plaçant dans le contexte de la guerre froide au 20e sicèle, nous montre toute la lie pouvant se trouver dans le cœur de l’homme. Sa méchanceté. Les atrocités perpétuées au nom d’idéaux. Une fatigue psychologique et éreintante se ressent à travers le personnage vivant dans ce contexte, devenu un pion « pour le bien de la patrie ». Alors qu’il n’aspirait à rien de tel.

L’auteur a facilement pu faire plonger dans l’ambiance de tension où un fils pouvait dénoncer son père voulant quitter l’URSS pour aller à l’étranger, en guise de loyauté pour son pays. L’effet est toujours plus particulier quand il est imagé qu’à travers des cours d’Histoire.

Le dernier récit, « Ena », va montrer la collision entre deux cultures très distinctes. Celle d’un britannique naufragé (William) vers le long de la côte nord américaine et d’une jeune fille y vivant. Pêche à la baleine, consommation cru du phoque, chasse de phoque et du morse. Tout y passe.

L’auteur nous immerge parfaitement dans les habitudes quotidiennes de ce peuple vivant dans le froid et dans ses us et coutumes. A travers William, dont la culture se rapproche plus de la nôtre, le gouffre est visible, et se concluant sur une note réaliste, Aki Yamamoto a su, jusqu’à la fin, parler d’Humanité.

Et c’est en ceci que réside la richesse de l’oeuvre. En prenant du recul. On voit les divers tons, couleurs et variantes de ce mot lourd de sens. 

 

Mon histoire préférée restera celle d’Ocelot. Les planches les plus belles, à mes yeux, y étaient.

Ryuku

De Ryuku [1198], le 28 May 2019 à 00h53

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