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The Legend of Zelda - The Wind Waker

Le test du jeu video:

Publié le Mardi, 31 May 2016

Fin 2002, le Japon accueillait le seul épisode Zelda inédit à la Gamecube, un titre si apprécié qu’un remake HD naîtra en 2013 pour la Wii U : The Legend of Zelda – The Wind Waker. Le titre partait pourtant d’un pari osé, celui de créer une esthétique colorée et cartoonesque en cell shading, rien de comparable au style d’Ocarina of Time et Majora’s Mask, donc. Et pourtant… Nintendo nous livrait là l’un des meilleurs jeux Zelda, et peut-être le meilleur sur console de salon à l’heure actuelle.



L’histoire commence quand le héros, que nous appellerons communément Link en accord avec son identité officielle, fête son anniversaire et se voit offrir la tenue du héros de la légende comme l’exige la coutume. C’est ce même jour que Link voit un oiseau géant parcourir le ciel, poursuivit par un navire de pirate, le volatile laissant tomber une jeune fille dans la forêt de l’île de l’Aurore. Partant à sa rescousse, Link lui sauve la mise… avant que le même oiseau ne kidnappe sa petite-sœur. Les pirates ayant une dette envers lui, ils décident de l’accompagner jusqu’à la Forteresse Maudite, lieu où l’oiseau retient ses proies en captivité, et où réside un mal bien plus grand…



Ce n’est pas forcément sur son intrigue que cet énième Zelda allait faire parler de lui, malgré quelques très bonnes idées distillées ci et là, à commencer par l’enlèvement de… la sœur de Link ! Il est honnêtement difficile de justifier le titre de « Zelda » dans la première partie du jeu puisque le scénario de The Wind Waker est progressif mais sait utiliser brillamment les éléments narratifs classiques de la saga, à commencer par les apparitions de Zelda et de Ganondorf. Dans son intrigue, le présent opus joue alors avec la nostalgie des fans par rapport à Ocarina of Time, prenant moult ingrédients phares tout en les ancrant dans une ambiance différente. De la sorte, l’aventure se suivait déjà avec un immense plaisir, même si on reconnaît qu’on ne joue pas tant à un Zelda pour son scénario seul mais pour bien des éléments.



L’univers, presque enchanteur, est la carte maîtresse de cet opus qui, reconnaissons-le, s’apprécie encore plus dans sa monture HD sur Wii U. Le cell shading permettait un monde coloré aux designs cartoonesque, très différent de ce qui était proposé dans la saga jusqu’à présent donc, une esthétique qui sera d’ailleurs reprises dans les opus sur Nintendo DS, à savoir Phantom Hourglass et Spirit Tracks. On ne peut d’ailleurs pas résumer l’ambiance du titre à ses graphismes puisque la bande sonore contribue aussi à l’émerveillement du joueur. On pourrait presque présenter The Wind Waker comme un conte au format vidéoludique tant le soft est enchanteur et son ambiance happe dès les premiers instants de jeu.

L’autre particularité de cet opus est de proposer un monde façonné sur les océans, la map n’étant alors qu’une carte de la mer garnie d’une multitude d’îles que le joueur a le loisir de visiter. C’est même l’un des charmes du titre, celui de compléter la carte en visitant l’ensemble des îles dont chacune a son atout à apporter, nombre d’entre-elles symbolisant les quêtes annexes. Délicat dans l’idée, ce voyage est pourtant addictif si bien qu’on se surprendra souvent à s’écarter sur la quête principale pour s’adonner à la conquête des océans.



Qu’à cela ne tienne, ce Zelda n’est pas non plus 100% atypique puisque l’épopée se construit autour de différents donjons qui utilisent tous les éléments classiques de la saga. A chaque temple son arme de prédilection, et le joueur devra faire preuve d’une ingéniosité particulière pour en venir à bout mais peut-être bien moins que dans Ocarina of Time. La difficulté de The Wind Waker est en effet bien dosée, suffisamment pour permettre aux plus jeunes de pouvoir venir à bout du jeu sans solution tout en garantissant un plaisir de réflexion chez les adeptes de la franchise. Le seul bémol reviendrait peut-être au petit nombre de donjons comparé à d’autres épisodes si bien qu’en ligne droite, le jeu se termine plutôt rapidement.
C’est dans cette idée qu’interviennent les quêtes annexes. Pour les élaborer, Nintendo a insisté sur l’ambiance enchanteresse du titre et le plaisir du voyage à travers les océans, si bien qu’on aura rarement pris autant de plaisir à accomplir les quêtes facultatives qui s’appuient sur la découverte des îles et une maîtrise de différents mini-jeux.



Scénario :
The Wind Waker honore le pari de proposer une intrigue classique mais capable d’évoluer sur la durée, reprenant nombre d’éléments de la saga sous l’œil de la nostalgie, si bien qu’il est difficile d’être indifférent lorsque l’on découvre un temple d’Hyrule sous les flots. De ce fait, l’intrigue est plaisante à suivre, pas transcendante certes mais efficace pour les adeptes de la franchise, d’autant plus que l’omniprésence du thème de la piraterie apporte une originalité indéniable.

Graphismes :
A l’époque, The Wind Waker proposait une claque visuelle par son ambiance cartoonesque s’appuyant sur les graphismes en cell shading. Les jeux en 3D ont évidemment plus de mal à vieillir que ceux en 2D et si on préfèrera en 2016 se pencher sur la monture Wii U sur le plan esthétique, force est de reconnaître que l’épisode tel qu’on l’a connu sur Gamecube conserve un certain cachet.

Jouabilité :
Le gameplay du jeu, comme tout Zelda, est d’une grande facilité de prise en mains. Le tout est intuitif et ne posera aucune difficulté, sans compter que le maniement de Link n’a rien de compliqué et que ses sauts sont automatiques. On retrouve alors l’ingéniosité du gameplay, à savoir la nécessité de jongler entre les armes et accessoires disponibles afin de s’ouvrir une multitude de possibilités sur les donjons et sur le monde. La réflexion est donc de mise, sans être pour autant exagérée.

Bande-son :
La bande-originale de The Wind Waker est une pépite d’ambiance et une perle d’émerveillement. Chaque musique reste facilement en tête tandis que d’autres sont si efficaces qu’on se rendrait presque sur les lieux où elles sont jouées juste pour les écouter, par exemple le thème de l’île du Dragon. On peut aussi parler d’un « doublage » dans le sens où les personnages, dans leurs expressions, sont appuyés par certaines mimiques. Quelle joie de retrouver les cris divers et variés de Link Enfant !

Durée de vie :
Si on limite The Wind Waker à sa quête principale suivie en ligne droite, le jeu se termine assez vite, surtout si on le connaît presque sur le bout des doigts. Néanmoins, le soft propose bon nombre de quêtes annexes, ne serait-ce dans la découverte de l’ensemble de la carte des océans, un plaisir rendu immersif grâce à l’ambiance du jeu. On peut alors passer des dizaines et des dizaines d’heures sur The Wind Waker tant il est addictif, sans compter que le New Game + ajoute quelques bonus amusants et sympathiques et poussent à vivre l’aventure une seconde fois. En effet, qui n’a jamais rêvé de sauver le monde en… pyjama ?

En résumé :
Il n’y a peut-être qu’un seul défaut à The Wind Waker, celui d’avoir une quête principale finalement courte, ce qui est contrebalancé par les multitudes de possibilités que nous offre l’univers du jeu. On ne se trompe donc peut-être pas en déclarant avoir là le meilleur jeu Zelda, ou du moins l’un des plus qualitatifs et propice à l’émerveillement. Le jeu a envouté nombre de joueurs, petits et grands, au début des années 2000 et si la version HD sur Wii U offre un meilleur prestige à l’expérience, la version d’origine n’en était pas moins extraordinaire au moment de sa découverte. 19/20 en 2016, certes, mais un 20/20 si votre serviteur se fiait à son ressenti d’époque, en 2003.
  

Chroniqueur: Takato


Note de la rédaction
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