Devil May Cry 4

Le test du jeu video:

Publié le Mercredi, 22 June 2011

Après un premier épisode choc qui aura marqué une génération entière de joueurs, après un deuxième opus en demi teinte, sorti trop vite pour tenter de réitérer le succès du premier, après un troisième opus grandiose développant à merveille l’univers et les personnages de la série, c’est sur les consoles nouvelles générations que sort ce dernier épisode en date…vaut il le coup ? Autant briser le suspens de suite : oui, sans aucun doute !

Comment ça, Dante n’est plus le personnage principal ? Et oui, il va falloir s’y faire…quoi que…
Après une cinématique tout simplement épique, on est lancé dans l’aventure qui nous dévoile un jeune héros, ressemblant certes à Dante, mais qui n’est pas ce dernier. Le jeune homme, Nero, possède autant de classe et de puissance, mais a avec lui un attribut qui lui est propre : un bras démoniaque lui servant à choper ses adversaires où à les projeter ! Et soudain, Dante attaque Nero, tout en semblant savoir bien des choses sur lui…le ton est donné et l’histoire est lancée ! Chargez votre flingue, équipez vous de votre énorme épée, et préparez vous à découper des anges !
Et oui des anges, puisque cet épisode va nous faire affronter un prêtre gourou voulant surpasser Dieu himself ! Le scénario n’est, une fois de plus, pas le point fort du titre, le principal intérêt de ce dernier reposant dans la relation entre les deux beaux ténébreux aux cheveux argent (qu’est ce que ça peut être à la mode depuis quelques années…)
Et justement à ce propos, si dans les précédents épisodes, les personnages secondaires n’étaient pas en reste, il en sera de même dans cet opus, puisqu’en guise de personnage secondaire « principal » on trouve Dante lui même ! Et c’est là dessus que repose un des plus gros intérêt du titre, car nous ne contrôlons pas un seul héros mais deux ! En effet, à partir de la douzième mission (car une nouvelle fois le jeu se découpe en missions, au nombre de 20), nous laissons de coté Nero pour prendre le contrôle de Dante ! O joie, o bonheur !
Derrière cela se cache deux jouabilités différentes : si les pouvoirs de Nero reposent en grande partie sur son bras démoniaque, Dante utilise de nouveau les différents styles apparus dans le troisième épisode, il a avec lui une panoplie d’armes diverses et variées…bref deux fois plus de plaisir de jeu !
Mais malheureusement, en découle également un des plus gros défaut du jeu : la répétitivité des décors et lieux explorés. En effet, une fois une partie du jeu fait dans un sens avec Nero, il faudra retraverser les même décors en sens inverse avec Dante…alors certes, ils auront été en parti modifiés mais tout de même.

On retrouve la classique évolution des personnages grâce aux orbes, mais là encore le genre d’évolution varie d’un personnage à l’autre.
Si la durée de vie du jeu s’avère encore une fois assez courte (une quinzaine d’heures), le plaisir de jeu est double, et puis comme à chaque fois, notamment grâce à l’acquisition de nouveaux pouvoirs, le jeu dispose d’un taux de rejouabilité important, on y retourne de suite après l’avoir fini !

Graphismes : Nous sommes désormais sur les consoles nouvelles générations, si les précédents épisodes étaient déjà très beaux, cette fois on atteint des sommets. S’ajoute à cela des décors variés allant des montagnes enneigés à des jungles tropicales, sans oublier les églises gothiques, et bien entendu des personnages charismatiques et un bestiaire chargé…vraiment une grande réussite.

Bande son : On retrouve le coté énergique et gothique qui colle parfaitement à l’ambiance du jeu, avec des thèmes déjà connus mais également des nouveaux. Le mélange rock / classique fonctionne à nouveau et on se laisse volontiers envoûter. Le doublage est de qualité, rien à dire.

Durée de vie : Plus facile que le précédent opus, le jeu tiendra environ quinze heure pour une première partie. On y ajoute les désormais classiques missions secrètes, et surtout le plaisir de le recommencer avec nos nouveaux pouvoirs pour débloquer de nouveaux passages. Plus le challenge des difficultés élevés…vous avez quand même de quoi faire.

Scénario : Encore une fois le point faible du titre si l’on peut dire. Sans être catastrophique, il n’est pas transcendant non plus. Reste la petite surprise concernant le lien entre Nero et Dante (enfin surprise si on veut), et le charisme des deux personnages qui sauvent le tout.

Jouabilité : Deux héros à contrôler, deux jouabilités différentes, autant dire deux fois plus de plaisir. Il peut paraître difficile de reprendre Dante en main après avoir passé plusieurs heures avec Nero et son style à part, mais cela revient vite malgré tout…cela reste Dante quand même !

En résumé : Peut être pas le meilleur épisode de la saga mais sans conteste une grande réussite, pour de nombreuses raisons. Un jeu qui saura ravir les fans et séduire les nouveaux venus.


Test réalisé par Erkael.

Note de la rédaction








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