Happy Sugar Life - Actualité anime

Happy Sugar Life

Critique de l'anime : Happy Sugar Life

Publiée le Mardi, 02 Octobre 2018

A première vue, Happy sugar life était peut-être la série la plus dérangeante de la saison. Produite par Eagle Pictures, qui signe ainsi sa première œuvre, et diffusée par Amazon Prime Video, il fallait un sacré courage pour la finir.



L’histoire se concentre sur une pédophile lesbienne psychotique et une enfant de quelques années qui semble totalement perdue. Ensemble, elles semblent vouloir former un couple pur et innocent. Mais en y regardant de plus près, pas si angélique que ça.

Dès l’opening, nous sentons comme un étrange malaise. Le titre « Happy sugar life » se révèle rapidement trompeur pour ceux qui prendraient la peine de le regarder intégralement, pour les autres la fin du premier épisode se chargera de la désillusion.



L’anime aborde de nombreux thèmes avec une légèreté effarante : Le viol, le harcèlement, le meurtre ou la torture semblent y être dérisoires. D’un autre côté, elle valorise le côté confortable et esthétique de la vie des personnages. Le spectateur peut donc avoir beaucoup de mal à s’identifier aux personnages, très éloignés de la réalité.

Pourtant, si on creuse un peu, les personnages ne sont pas si mal conçus que cela. Certes, ils sont totalement dérangés mais la demoiselle, figure d’une anti-héroïne a tout de même une histoire à découvrir. Ceux qui iront au-delà de l’inconfort qu’elle peut susciter de prime abord pourront en savoir plus sur elle.



Le meurtre peut-il permettre d’accéder au bonheur ?

Happy sugar life part du postulat qu’un humain ne nait pas mauvais mais le devient. Ainsi, cette série qui verse dans l’horreur psychologique s’enfonce, au fur et à mesure des épisodes, dans les aspects les plus tordus de ses personnages. Le passé de Satou est exploré lors d’un épisode flash-back où les raisons de sa transformation sont expliquées. Mais attention, les dialogues sont extrêmement importants car ce sont eux qui nous permettent de pleinement comprendre les protagonistes.



L’anime peut sembler peu engageant, pourtant il est composé de quelques petits joyaux, notamment lors de ses scènes les plus psychologiques. Aussi étranges qu’elles puissent être, certaines séquences attisent immédiatement l’intérêt. Lors de la première moitié du huitième épisode, nous explorons l’appartement 1208 au travers des yeux de son ancien résident. Si nous ne pouvons pas entendre ses paroles (dissimulées par des lignes noires fluctuantes), nous entendons bien celle de Satou qui lui donne la réplique.

D’un certain point de vue, cela ressemble beaucoup à One Room dont la composition est totalement faite sur le principe de l’otome game. Pourtant, ce début d’épisode d’Happy Sugar Life est bien plus intéressant car empreint de mystère et de suspens.



De manière générale, les voix des personnages sont modifiées, déformées, lors des moments clés pour intensifier la noirceur de ces instants.

Pour des raisons similaires, plusieurs astuces visuelles différentes sont aussi utilisées : des yeux brillants, de la statique, des reflets, des lignes grinçantes, de la lumière, des ombres, des compositions tactiques délicates sont déployées pour renforcer les ambiances dépravées, déprimantes et sombres. Pendant ce temps, des moments plus heureux sont montrés avec des étincelles, des bulles, des nuages et des couleurs.



Happy Sugar Life n’excelle pas nécessairement avec l’animation, les décors ou les chara-design mais il sait parfaitement communiquer ses sentiments. Finalement, même si l’histoire semble maladroite, elle se révèle particulièrement prenante au fur et à mesure des épisodes. Bien sûr, c’est à condition d’accepter un minimum l’ambiance macabre qui suinte de cette série pas comme les autres.

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Zebuline

13 20
MN Actus
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