Bungo Stray Dogs - Dead Apple - Actualité anime

Bungo Stray Dogs - Dead Apple

Critique de l'anime : Bungo Stray Dogs - Dead Apple

Publiée le Vendredi, 09 Novembre 2018

Sorti en avant-première pour quelques chanceux lors de la 19ème édition de Japan expo, Bungô Stray Dogs Dead Apple est à présent disponible sur la plateforme Crunchyroll.

Le film fut présenté durant l’évènement par l'équipe présente sur place au cours d'une conférence. L’histoire se situe après les deux premières saisons alors que Kyōka a rejoint les détectives.



La scène d’ouverture débute 6 ans auparavant alors que Dazai forme encore un duo explosif avec Chuuya. L’occasion de revoir, un bref instant, l’un des personnages de la première partie de la seconde saison.

Cette introduction épique portée par une musique dynamique et rythmée, nous met l’eau à la bouche. Nous plongeons tête baissée dans une ville lugubre, et tandis les deux grands méchants sont présentés, le contexte est esquissé.



Malheureusement, pour les nouveaux spectateurs, il sera difficile de s’immerger. Malgré une tentative maladroite de résumer rapidement tous les acteurs majeurs de la série via un magnifique thème d’ouverture, les arrivants auront bien du mal à comprendre Dead Apple sans avoir vu la série au préalable.

Pour les autres, ruez-vous dessus.



Inutile de s’attarder trop longtemps sur les personnages que nous connaissons déjà. Toutefois, il faut savoir que dans ce film l’accent est largement mis sur un trio improbable composé d’Atsushi, Kyôka et Akutagawa.

A eux trois, ils permettent d’aborder un grand nombre de thèmes. Beaucoup sont des contraires qui finissent par se confondre, à l’image des pouvoirs qui fusionneront.

Comme toujours, Bungô Stray Dogs utilise la valeur de l’amitié pour faire grandir ses personnages. Mais Dead Apple ne divise pas le blanc et le noir en deux blocs distincts.

Confiance et trahison, haine et amour de soi, le bien et le mal, sont des thèmes récurrents qui s’imbriquent. La mafia et l’agence devront donc s’allier au moment où certains personnages devront mener des luttes intérieures.

Les détectives laissent apparaitre leur part sombre mais l’important est qu’ils arrivent à la surmonter et accepter leurs défauts.

Atsushi en particulier nous prouve que plutôt que de réprimer nos propres démons, il vaut mieux commencer par effacer sa haine envers son passé et ses imperfections.



En ce qui concerne les vilains de l’histoire, vous pourrez peut-être avoir une déception. Notamment à cause de la scène finale qui laissera un arrière-goût d’inachevé.

Shibusawa est un personnage exclusif qui n’apparait ni dans l’anime ni dans le manga. Malgré un charisme certain, dû à son chara-design et à son allure impassible, il s’agit sans doute de la plus grande désillusion du film.

S’il permet au casting principal de grandir et d’évoluer, son histoire personnelle se révèle finalement chaotique et sans grand intérêt.

En revanche, Fyodor avait le mérite d’intriguer dès l’annonce de sa présence. De fait, il s’agit du principal antagoniste de l’œuvre de Kafka Asagiri.

Certes, il est très bien introduit, mais quel dommage que son pouvoir (Crime et châtiment) reste un mystère, tout comme ses véritables objectifs qui sont, à la fin du film, encore obscurs même si on se doute de leur nature.



L’un des plus gros défauts de Dead Apple réside surement dans sa mise sous silence des moments clés. Par exemple, jusqu’à la fin, nous ne saurons pas comment Dazai a bien pu se retrouver dans la tour des cadavres. Quel est son lien avec Shibusawa et Fyodor ?

Les batailles constituent en elles-mêmes un excellent moteur pour le développement des personnages mais le scénario ne s’attarde jamais assez longtemps sur ces moments poignants.



Malgré tout, ces quelques lacunes sont pardonnables, étant donné l’ambiance générale qui se dégage du début à la fin.

L’animation est époustouflante. Les combats sont, sans conteste, le point fort dont on admire chaque scène. Mais ce n’est pas tout. La palette de couleurs est variée. En fonction du lieu et de l’ambiance, le film adaptait ses nuances, du mat et sombre, jusqu’aux teintes vives et éclatantes.

Le château ennemi attire aussi l’attention. Sombre et vivant à la fois, il montre tout le paradoxe que cherche à peindre Dead Apple. En nous entrainant dans les profondeurs du lieu, on a l’impression de découvrir une facette inconnue des antagonistes. La beauté ensorcelante des joyaux fusionnant avec l’ambiance lugubre du lieu.

Est-ce un moyen de nous attirer dans le camp adverse, ou peut-être de nous faire douter, un instant, de Dazai ?



En conclusion, même si la fin peut se révéler décevante, Bungô Stray Dogs Dead Apple ne peut être que conseillé. Le film aussi beau que dynamique nous permet de passer un agréable moment en attendant la 3eme saison déjà annoncée.

Un conseil pour les amateurs de la franchise, mieux vaut le regarder car il introduit des personnages qui n’ont pas fini de faire parler d’eux.

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Zebuline

15 20
MN Actus
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