Memories - Actualité anime
anime manga - Memories

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Synopsis

Memories est constitué de 3 histoires éblouissantes, chacune possédant son propre style :
"La rose magnétique" est inspirée d'un manga d'Otomo. On y découvre l'histoire de deux voyageurs de l'espace qui captent un signal de détresse et découvrent un monde magnifique né des souvenirs d'une femme.
Dans "La bombe puante" un jeune chimiste est transformé accidentellement en une arme biologique invincible qui prend Tokyo pour cible.
"Chair à canon" dépeint une journée dans la vie d'une cité organisée autour d'une unique activité : tirer au canon sur un ennemi inconnu.

Trailer Memories

Les points forts de la série

Le film est tiré d’un manga de Katsuhiro Otomo paru au Japon sous le titre Kanojo no Omoide (Ses souvenirs) en 1990.
C’est son second film à sketchs après Robot Carnival en 1987.
Il ne supervise la réalisation que de la 3eme histoire, Cannon Foddder

Avec MEMORIES, Katsuhiro Otomo achève sa transition du manga vers l’animation, déjà largement entamée quelques années auparavant avec AKIRA.

Grâce à la complicité de deux autres monstres sacrés de l’animation japonaise, Koji Morimoto et Tensai Okamura, il nous livre un triptyque surréaliste, forcément mâtiné d’une couche de science-fiction. Sous la direction magistrale de ces trois immenses talents, les studios Madhouse et 4°C donnent vie à trois histoires tirées du manga du même nom, lui aussi écrit et dessiné par K. Otomo.

Les plans fusent, plus fous les uns que les autres, dans un déploiement de maîtrise technique et stylistique qui ont marqué l’histoire de l’animation contemporaine… 


Prix Mainichi Noburô Ôfuji en 1995.

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Episode #Le film

Magnetic Rose : Chargés de nettoyer les débris stellaires, les membres de l’équipage du Corona reçoivent un signal de détresse en provenance d’une station spatiale inhabitée. Dépêchés pour enquêter, Heintz et Miguel se retrouvent confrontés à une série de phénomènes paranormaux… Stink Bomb : Jeune scientifique dans un laboratoire pharmaceutique, Nobuo Tanaka, enrhumé, ingère ce qu'il suppose être un médicament et se transforme en véritable arme chimique. Ignorant tout de son état, sa direction le somme alors de leur apporter des documents de recherche confidentiels d’un projet gouvernemental. Cannon Fodder : Au sein d'une ville fortifiée, constamment en proie à des conflits perpétuels, la pérennité de l'ensemble de ses habitants repose sur l'activation de gigantesques canons qui forment l'essentiel de la structure urbaine. C'est dans ce contexte qu'évoluent un père et son fils, chargés de la maintenance de ces derniers.


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Derniers commentaires

bakagoku

De bakagoku [4532 Pts], le 29 Août 2022 à 10h58

16/20

J'ai eu la chance de revoir le film sur grand écran, il reste vraiment beau visuellement (à part quelques plans en 3D mais bon). Je rejoins globalement l'avis de DemiCercle. Le 1er segment (que Satoshi Kon scénarise et dirige l'animation) est vraiment mon préféré, beau, onirique et inquiétant à la fois, pas loin du chef d'oeuvre pour le coup. Le 2nd est amusant, surtout avec la musique décalée, mais un peu trop long / répétitif je trouve. Le 3ème, réalisé par Otomo, est plus expérimental et politisé, intéressant mais je ne le regarderais pas trop souvent quand même. L'ensemble reste très bon, avec un 1er segment excellent à mon sens.

DemiCercle

De DemiCercle, le 30 Juillet 2015 à 22h33

15/20

La rose magnétique :
Le film d'ouverture est et le plus long, et celui bénéficiant du meilleur staff à mes yeux. C'est aussi ce film qui aurait très fortement inspiré Satoshi Kon par la suite, lui donnant le goût du mélange entre fiction et réel !

Ce film est aussi le meilleur, il s'agit d'une aventure dans l'espace déjà (et ça c'est cool) rondement menée et bien réalisée, avec de très bonnes qualités de productions, accompagnées par la sublime musique de Yoko Kanno.
Mais au delà de cet aspect plastique parfaitement maitrisé, le film se permet des personnages développés (pas tous mais quelque uns, plus que beaucoup de séries actuelles) et aborde des thèmes forts intéressant de façon tout aussi intéressante. Mêlant action et métaphysique que le précédent projet de Otomo (enfin pas son projet mais voila) n'avais pas réussi à atteindre (je parle de Robot Carnival). La fin peu surprendre mais pour ce genre de moyens métrages elle ne pose pas de problèmes, et justement cela fait plaisir de voir ce genre d’œuvres portées à l'écran !


La bombe puante :
Film jurant avec le précédant par son aspect très comique, en effet ici il s'agit d'une comédie un peu noire, puisqu'elle parle quand même de la mort de tout le Japon voir du monde x).
Cela dit elle arrive à rester dynamique et efficace (entendez : drôle) jusqu'au bout de ses 40 minutes, notamment grâce à une musique en décalage avec l'action et une animation des plus travaillée !

Cela dit le film se fini au bon moment et il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent : De bons gags visuels pendant 40 minutes c'est bien, mais ça ne fait pas une super fiction. On peux éventuellement y trouver un sous-texte sur la civilisation humaine qui joue avec des choses qui la dépasse comme la nature ... Mais ça n'est pas bien transcendant ni très convaincant ^^. On passe tout de même un bon moment.


Chair à canon :
Le film est tourné en pseudo-3D, particulièrement bien exploitée puisqu'elle permet à Otomo de nous proposer un plan séquence de 20 minutes ce qui rend le film très atypique et notable graphiquement.
De plus, l'univers dystopique rappelant fortement 1984 est merveilleusement bien parodié, grâce à des gags pas forcément burlesque mais reposants plutôt sur une comique absurdité.

Cependant il ne s'agit pas là que d'une comédie, même si cet aspect tend à éclipser les autres, car au final l'univers reste dystopique et la fin assez pessimiste ... Là encore c'est une merveille de créativité, ça change et ça fait plaisir à voir !


Au final ces 3 courts films sont tout ce qu'il y a de plus sympathiques, le DVD s'ouvre sur une histoire des plus sérieuse et très bien menée pour se détendre avec des œuvres plus comiques par la suite. Ces 3 histoires ont en commun une grande originalité et aussi une grande liberté de ton, ce qui permet aux réalisateurs, plutôt habitués de l'animation clé, de se lâcher et d'expérimenter, ce qui est toujours une bonne chose dans ce milieu !
Bien sur il n'y a pas de quoi sauter de son fauteuil, ici nous n'avons ni un successeur d'akira ni une œuvre de son envergure, cependant elle reste sympathique à regarder.

J'ajouterais que les fans du regretté Satoshi Kon devrait au moins regarder la rose magnétique, qui lui aura inspiré beaucoup de choses par la suite (du moins si l'on en crois ses dires dans Opus).


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