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Digimon Adventure tri. - Film 3 - Kokuhaku Import

Critique du dvd : Digimon Adventure tri. - Film 3 - Kokuhaku

Publiée le Jeudi, 06 Octobre 2016

La saga cinématographique Digimon Adventure tri., suite des deux premières séries de la licence ainsi que des films qui leurs sont liés, se poursuit doucement, mais sûrement. Il aura fallu attendre six mois pour découvrir ce troisième épisode qui marque la fin de la première moitié de l’œuvre, un film un peu plus long que les précédents puisque sa durée est d’approximativement 110 minutes. Dans son découpage en épisodes pour sa diffusion légale sur internet, c’est sur les épisodes 9 à 13 que s’appuie ce troisième métrage. Intitulée Kokuhaku, que l’on peut traduire par Confession, cette nouvelle partie soulevait certaines attentes, notamment parce que le film précédent n’avait pas forcément convaincu l’ensemble des fans. Mais finalement, est-ce que ce Kokuhaku est parvenu à lancer définitivement Digimon Adventure tri. ?


Le festival du lycée s’est achevé de la manière la plus dramatique qui soit : Meicoomon s’est révélé être un digimon infecté particulièrement violent qui a aisément ôté la vie à Leomon. Bouleversée, Meiko reçoit le soutien de ses camarades enfants-élus, ces derniers étant bien conscients qu’ils font face à une menace sans précédent. Le danger est invisible est ses origines sont inconnues, mais c’est bien la probabilité que les digimon de nos héros soient aussi contaminés qui les inquiètent. Il semble toutefois exister une solution pour calmer l’épidémie, mais elle est radicale et remettrait la relation entre les enfants-élus et leurs compagnons entièrement en question…

Ce troisième film agit comme la conséquence directe du précédent. Ainsi, l’intensité dramatique est de mise assez vite, et Kokuhaku instaure d’emblée un ton plus sérieux qui se démarque de la partie précédente qui avait posé une ambiance sereine entre les enfants-élus et leur nouvelle camarade, Meiko. L’heure n’est donc plus à l’amusement puisque la menace est palpable, et c’est bien sur les différents aspects du danger que ce film trois insiste dans un premier temps. L’intrigue n’est pas encore clairement palpable dans cette nouvelle partie : certains développements ont lieu autour de la contamination qui frappe les digimon, mais beaucoup de mystères subsistes et bien que le récit tente de boucler l’une des menaces d’Adventure tri., il semble bien que l’intrigue ait encore beaucoup à démontrer et se révèle plus complexe qu’il n’y paraît. Néanmoins, dans les développements proposés ici, l’univers des différentes œuvres estampillées Adventure gagne encore en consistance, notamment par le rapport entre le monde réel et le monde digital, assurant ainsi une certaine maturité au niveau du scénario. En effet, loin est l’époque où les enfants-élus se contentaient d’affronter de malfaisantes créatures comme Devimon ou Vamdemon…
Concernant l’intrigue, on notera une certaine frustration dans la finalité de cet opus qui s’achève par un nouveau twist qui remet bien des acquis de la saga totalement en question. Alors, si certaines incohérences comme le manque d’évocation des enfants-élus de deuxième génération peuvent subsister, tout porte à croire qu’il ne s’agisse que des pièces d’un immense puzzle qui s’emboîtent doucement, mais sûrement.

Mais ce n’est pas forcément dans ce scénario, pourtant captivant, que ce troisième film se révèle comme l’un des segments les plus brillants de toute la saga Digimon. Si on veut ne pas spoiler, on peut décrire Kokuhaku comme une métaphore du passage de l’enfance à l’âge adulte. Le thème était déjà soulevé par le premier film par les incertitudes de Taichi, mais il prend ici une allure bien plus poétique en se focalisant sur le lien entre enfants-élu et Digimon, fortement compromis par certains éléments du scénario. Alors, la mort de ces attendrissants compagnons, plus humains que jamais dans ce film, se traduit par la rupture de l’enfance qui pourrait frapper les personnages à tout instant. En demeure certaines scènes tantôt mélancoliques, tantôt purement tragiques, à la réalisation presque solennelle tant elle cherche à impacter les anciens fans de la saga, le tout parfois appuyé par des dialogues d’une force et d’une dureté jamais vue dans Digimon. Il est étonnant que dans cette œuvre visant à célébrer les 15 ans de la première série, le message actuel soit de pousser ces mêmes fans vers leur période adulte, comme s’ils voulaient rendre compte de l’importance de leur enfance et de la nécessité à se tourner vers des préoccupations plus primordiales… Difficile de ne pas avoir les larmes aux yeux et le cœur serré au beau milieu du film tant le message est maîtrisé, puissant et sincère.

Tous ces développements narratifs et cette effervescence émotionnelle n’empêchent pas la présence d’une scène d’action, une seule, mais particulièrement efficace par l’intensité sur laquelle elle s’appuie et la mise en scène qu’elle déploie. On apprécie alors une mise en avant, évidente par l’affiche du film, d’Izumi et du véritable compte à rebours orchestré par cette séquence qui symbolise clairement la fin du premier acte de Digimon Adventure tri. . Au final, le climax de cette troisième partie de la saga a lieu une vingtaine de minutes avant la fin du film puisque les derniers instants de Kokuhaku présentent un autre moment fort, une étape charnière que tout fan attendait depuis le début de cette nouvelle saga. Il semblerait alors que la seconde partie de tri. se déroule dans le monde digital, brisant alors complètement la linéarité qu’on aurait attribuée à l’œuvre, et plaçant la suite sous l’œil de l’inédit, tout en sachant que le twist de fin promet trois prochains films peu avares en révélations et en développements d’intrigues.

Après un second film plus classique, mais appréciable, Digimon Adventure tri. atteint un degré de maturité rarement atteint par la saga jusqu’à présent. L’intrigue se veut ainsi plus complexe, mais gardant moult surprises sous le coude, et l’émotion jaillie de toute part grâce aux thématiques intelligemment exploitées dans ce troisième volet. Emotionnellement, il sera difficile à la saga de faire mieux, mais elle peut toujours nous passionner par son scénario qui s’enrichit sans cesse.
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

18.5 20


Note de la rédaction





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