Dvd - Volume
Princesse Mononoke - Ultime
- Type: Film
- Genre: Fantastique, Action
- Collection: Studio Ghibli
- Publisher: Walt Disney Studios Entertainment
- Release date: 21 March 2005
- Year of Production: 1997
- Country: Japon
- Language: vf/vostf
- Number of episode(s): 1
- For mature public: non
- On sale: oui
- EAN Code: 3459379419956
- Price: 45.90 EUR
Dvd Bonus:
Box en bois laqué 2 DVD - Statuette à l'effigie de San - Interviews du réalisateur Hayao Miyazaki et du producteur Toshio Suzuki - Le making of du film - Le story-board du film dans son intégralité - 4 mini documentaires : Quand Disney rencontre Ghibli, Les coulisses de la création de la scène finale, Les effets spéciaux de l'eau, de la pluie et du vent, L'origine du titre du filmHighlight of the dvd:
Récompenses
Award of the Japanese Academy du meilleur film en 1998.
Prix des lecteurs du meilleur film aux Kinema Junpo Awards en 1998.
Prix du film Mainichi du meilleur film d'animation et prix des lecteurs en 1998.
Nominations
Satellite Award du meilleur film d'animation en 2000
Annie Award du meilleur réalisateur d'un film d'animation en 2000
Sierra Award du meilleur film d'animation en 2000
« C’est un humain qui doit la lui rendre »
Princesse Mononoké
place son histoire dans un Japon médiéval, où Ashitaka, jeune prince de
son village, nous emmène découvrir un monde peuplé de Dieux et de
démons, où la guerre fait rage pour ou contre la survie de la Nature.
En effet le héros, blessé au bras puis maudit par un démon qu’il chassa
du corps d’un sanglier géant menaçant son village, se doit de partir à
la recherche des anciens Dieux, afin de le guérir. Au cours de son
périple, Ashitaka sera pris dans le danger que représente cette guerre
entre les serviteurs de la Nature et les hommes, femmes, menés par Dame
Eboshi, à la tête d’une communauté de forgerons. C’est dans cette
opposition qu’il rencontrera San, la « princesse Mononoké », qui a juré
la perte de ses ennemis les humains. Miyazaki, en nous présentant
Princesse Mononoké, nous prouve une fois de plus son attachement au
problème de l’écologie et de la protection de notre environnement.
Ainsi, ce film n’est pas sans rappeler Nausicaä de la vallée du vent,
par les thèmes abordés. On y retrouve l’aventure épique du héros,
l’écologie, le mystère, une jeune héroïne forte et courageuse, la
rébellion d’entités immatérielles et fantastiques … Pourtant, il faut
avouer que le niveau technique et artistique n’est pas comparable, et
qu’après tout, les deux films sont tous les deux excellents sans être
redondants ou superflus.
La morale de Miyazaki baigne
littéralement dans un univers de verdure et de nature personnifiée. Les
anciennes croyances du Japon médiéval sont omniprésentes : esprits de
la nature, Dieu de la forêt métamorphe, sylvains et autres démons en
tous genres dominent le monde naturel et verdoyant. Au-delà d’une
présence simplement physique et passive, Miyazaki l’incarne en chaque
animal, voyant la Nature comme consciente partout et sans distinction.
S’opposent alors deux clans rivaux depuis les temps immémoriaux. Les
hommes face à l’absence de toute industrie. Cependant, Miyazaki prend
soin de ne pas donner raison à l’un ou l’autre, montrant chaque faction
comme complexes, chacune ayant ses raisons pour agir de la sorte. Le
réalisateur et auteur a beau clamer la bêtise et la violence humaine,
son ennemie n’est pas pour autant pacifique, calme et plus justifiable.
L’exemple s'incarne alors dans le village d’Ashitaka qui, innocent, se
voit attaqué. De même, Dame Eboshi n’est pas simplement la méchante de
service, mais bien plus. C’est là que les héros interviennent. Entre
deux mondes, la fille louve est aussi humaine, et le héros aide les
deux parties sans s’imposer dans une plutôt que l’autre. Cette absence
de prise de parti permet d’apporter un message simple et surtout
authentique, auquel on peut adhérer ou non mais apprécier tout de même
le film. Et au milieu des animaux devenant aussi violents que les
humains, des plans de guerre élaborés par ces mêmes animaux humanisés,
l’amour règne. Lueur d’espoir, ce sentiment donne aux héros une force
inhabituelle, qui permet de calmer les conflits et d’entendre la voix
du monde. Alors si cette fois ci pas d’engins volants dans un film de
Miyazaki, il faut reconnaître que Princesse Mononoké a effectivement
bien les pieds sur terre. Ce qui n’empêche pas le rêve d’avoir toute sa
place au milieu de la violente épopée que Miyazaki nous propose, à
travers des décors époustouflants et des sentiments purs, parfois
naïfs, dont ses personnages sont dotés.
Après ce bref aperçu de
la richesse de ce film d’animation, passons aux graphismes. Princesse
Mononoké nous offre une image quasi parfaite, surtout pour tout ce qui
concerne la nature. Les décors sont absolument superbes, jusqu’à l’eau
qui coule délicieusement naturellement. La narration en est sublimée,
puisque tout repose sur l’importance et la dangerosité de cette nature.
Pourtant, elle est si belle que les personnages semblent parfois un peu
effacés au milieu d’elle, au même titre que leurs sentiments, qui se
devinent à leurs paroles plus qu’à leurs visages. Dans la lignée des
petits défauts : la difficulté de faire parler des animaux a sans doute
été un pari dur à surmonter, et malheureusement il n’est pas franchi
avec brio. Leurs paroles sont en décalage avec leurs mimiques et les
mouvements de leurs babines (notamment pour les loups, ce qui est
flagrant). Mais en même temps, il fallait le faire ! Et la qualité de
la bande son rattrape le tout. Même si la version japonaise sublime les
bruitages couvrant les voix et certains sons, l’adaptation est
remarquable. Certaines voix françaises sont bien plus convaincantes que
les japonaises, même si les sous titres français ne sont jamais très
satisfaisants … De plus, de très belles musiques viennent compléter
cette magnifique œuvre du maître de l’animation japonaise, portant le
message de l’auteur de manière touchante et efficace. Un grand
classique d’authenticité et de rêve, à conseiller et à voir.
« Porter sur le monde un regard sans haine. »
Cette édition « Ultime » du chef d’œuvre Princesse Mononoké se présente en deux disques protégés par un fourreau, lui-même inclus dans un coffret en bois laqué. En bonus, on peut y trouver une statuette de la fameuse Princesse, San. Le premier disque présente le film en lui-même, avec comme introduction une ouverture sur les principaux protagonistes de l’histoire, par une animation aboutissant au menu. Le deuxième CD est quant à lui consacré aux nombreux bonus de cette édition. Au menu deux interviews, de Miyazaki et de Suzuki -le producteur du film-, le making-of et le story-board du film, ainsi que quatre épisodes reprenant des thématiques autour de l’auteur ou de ce film. Le story-board permet de se rendre compte de la fidélité et de la rigueur du réalisateur et des animateurs dans leur travail, le long making-of de Princesse Mononoké nous présente les dessous de la production, les méthodes de travail des animateurs et du studio, tout en mêlant explications techniques et intérêt pour les simples curieux. Durant les interviews, Miyazaki parle de sa carrière puis des thèmes exposés dans le film, en passant par des détails donnés sur le making-of. Suzuki suit le même cheminement, bien qu’il s’attarde plus en détails sur les dessous du film et sur sa place dans ce projet.
Viennent ensuite les quatre petits reportages, traitant de la rencontre de Ghibli avec les studios Disney, et de certains points du film en lui-même. C’est essentiellement Suzuki qui présente la rencontre des deux studios, et ce documentaire n’est pas là pour refléter une fausse prise de contact, les différents intervenants parlent sans censure. On y retrouve notamment un extrait de l’annonce de la distribution des films de Ghibli par Disney, et ce dans le monde entier. Le reportage sur les éléments naturels utilisés tout le long du film est rapide, mais expose assez clairement les effets spéciaux utilisés lors de la réalisation. Il y est notamment question de la difficulté de mettre en scène un vent convaincant et des vapeurs d’eau satisfaisantes. Viennent ensuite deux explications fort intéressantes : une sur la scène finale, où l’on voit Miyazaki en train de la préparer sur story-board, avant d’avoir droit à quelques explications sur les techniques artistiques utilisées, que ce soit les dessins faits main ou les images de synthèse. Enfin, en 3 minutes à peine, Suzuki nous éclaire sur le choix du titre du film, qui ne se fixa qu’après s’être beaucoup transformé.
Pas indispensable, cette édition, malgré son prix, réjouira les fans puisqu’elle a le mérite d’apporter quelque chose de plus que la version normale. Quelque chose de très appréciable. Cette édition, par sa qualité et sa richesse, se trouve être très complète et passionnante, contenant nombres de détails et d’anecdotes permettant d’évaluer le monstrueux travail autour d’un chef d’œuvre d’animation. Avis aux amateurs, ce coffret est un juste hommage rendu au film.
Enigma
D'où vient cette réplique ?
Tu es déjà mort et tu ne le sais pas encore.
[ Voir la réponse ]



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