Bloody Kiss - Actualité manga

Bloody Kiss

Critique de la série manga

Publiée le Dimanche, 17 October 2010

Kiyo Katsuragi est une jeune fille laissée pour orpheline après la mort de sa grand-mère, dont elle recevra comme héritage un magnifique château qui part quelque peu en ruine. Pour payer ses futures études d’avocate, Kiyo décide de vendre le terrain et s’en remet à des experts jusqu’à ce qu’elle ne change d’avis. Ce retournement de situation a bien une origine … Les deux vampires qui habitent sur le terrain, sous les bons soins de la grand-mère de Kiyo. Cette dernière va tout d’abord penser à les chasser, mais elle se résignera à les garder près d’elle, en habitant elle aussi ce château quelque peu lugubre, parfait lieu de villégiature pour les vampires. Kuroboshi, Arche et elle-même cohabitent donc, mais Kuroboshi veut faire de Kiyo sa fiancée, qu’il a choisie en deux temps trois mouvements. Suivent alors diverses situations en deux volumes, comme la scolarité d’un vampire, un bal organisé par l’école, un meilleur ami qui surgit du passé à point nommé quand l’auteur n’avait plus d’idées … Bref, c’est un shojo très court sur les vampires. Thème on ne peut plus classique et à la mode, le lecteur devrait devenir exigeant sur le sujet en y jetant un œil critique, qui nous dit rapidement que cette histoire n’a rien, mais alors rien d’original ni d’intéressant.

En quelques mots, l’histoire est posée, avec ses nombreux défauts et son peu de qualités. La thématique vampirique est envoyée au placard et n’est là que pour permettre de jolis plans entre un « dangereux individu » et une jolie demoiselle qui ne se laisse pas faire aussi facilement … Les personnages ne sont en aucun cas creusés : Arche n’est là que pour l’humour, Kuroboshi pour le beau gosse et Kiyo pour la cruche-mais-pas-tant-que-ça-sauf-quand-il-se-rapproche-trop … Bref, aucune originalité mais pire, une platitude totale, un désintérêt cruel pour ce manque flagrant de charisme et de caractère. La palme revient sans doute au meilleur ami sorti de nulle part pile quand Kiyo se rapproche de Kuroboshi, vient mettre la pagaille et disparait comme il est venu, laissant la romance se faire. Deux tomes pour … rien, au final. Quand on prend suffisamment de recul par rapport à ce qu’il se passe en quelques pages, on se rend compte que tout est vide, que le fil conducteur n’est que l’affection de Kuroboshi pour Kiyo, qui a du mal à lui rendre. En somme, une série qui se termine très rapidement, et heureusement. On a du mal à rire à l’humour simplet de l’auteur, on peine à se prendre d’affection pour des protagonistes transparents, et on se lasse bien vite des situations qui les rapprochent avant de les éloigner de nouveau. Et ce uniquement pour faire durer le suspense (inexistant) sur la totalité des deux volumes : totalement superflu. L’histoire n’a donc rien pour elle, si ce n’est un peu d’humour, complètement piétiné par la facilité vampirique qui, soit disant, sauve des histoires juste grâce à l’attitude de fanboyisme autour … Apparemment, c’est véridique, mais absolument pas justifié. Les deux bonus sont certainement plus intéressants que l'histoire principale, c'est dire !

Passons au dernier argument qui me suffirait pour ne pas acheter la série : les dessins. Si au premier abord ils peuvent sembler agréables, au final ce n’est pas trop ça. On constate une exagération de la mode « visages pointus » dans le shojo, des yeux bien ronds et des cheveux sans aucun volume ni sens artistique. Le style est assez dur et pas très agréable à l’œil, rien n’est assez sanglant ou gothique pour justifier la thématique du vampire … Mais le plus embêtant est sans doute l’incontestable sensation d’inachevé et de bâclé quand on regarde autre chose que les très travaillés grands plans, ou les personnages du premier plan. Qu’il y ait une scène humoristique ou des protagonistes dans le fond des cases, cela revient au même : aucun travail de finition n’est abordé, et l’ensemble est très brouillon. Glénat a fait un travail correct au niveau de l’adaptation, même si la police utilisée ne ressort pas toujours, souvent à cause de la couleur. Le gros plus ? La pub. L’éditeur a su tirer son épingle du jeu en proposant un sac pour l’achat des deux tomes, a mis en avant ce petit shojo pour tenter les lecteurs ou lectrices, les attirant sur un choix qui n’est pas forcément le bon. Il y a bien mieux, tant dans le shojo que chez les vampires. Il faut alors passer devant sans y jeter un œil sous peine d’être fortement déçu(e) par une lecture insipide et relativement lourde.


NiDNiM



Note de la rédaction
Note des lecteurs
16.25/20







Evolution des notes des volumes selon les chroniques:

12.00,10.00

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