Voie du Tablier Vol.1 - Actualité manga

Voie du Tablier Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 05 July 2019

Ce mois de juillet voit débarquer aux éditions Kana une comédie de choix: Gokushufudô ! En cours de parution depuis 2018 sur le site Kurage Bunch des éditions Shinchôsha, cette oeuvre est la toute première série de Kousuke Oono, et est renommée dans notre langue par le nom assez astucieux de La Voie du Tablier. S'étant déjà affiché dans le classement des meilleures ventes au Japon lors de la sortie de ses premiers volumes, la série nous invite à suivre la nouvelle voie prise par un ancien yakuza afin de devenir le parfait... homme au foyer.

Cet homme, qui se faisait autrefois appeler "Tatsu l'immortel", s'est rangé et a cessé ses activités de yakuza... par amour pour son épouse Miku, qui travaille comme pas deux dans son job de designer ! Depuis, notre homme a remplacé les flingues et autres joyeusetés de gang contre un tablier et des boîtes à bento.

Le schéma est ici on ne peut plus simple: pas de réelle entrée en matière, et des chapitres indépendant qui nous invitent à découvrir différents moments de tranche de vie... mais des moments forcément décalés ! Apprendre à cuisiner, faire les courses, préparer des petits bentô tout mignons pour sa chérie... ne sont que quelques-unes des situation simples auxquelles on assiste, mais d'emblée le décalage est créé par la dégaine de Tatsu: il a beau s'être rangé et même être apprécie certaines femmes au foyer du coin, celles et ceux qui ne le connaissent pas ne peuvent, au premier abord, qu'être inquiétés ou étonnés de voir sa mine patibulaire: lunettes, tatouages, coupe de cheveux, sourcils froncés... Souvent sans s'en rendre compte, il a gardé les gimmicks d'un yakuza, pour un résultat pouvant être très drôle, encore plus quand viennent s'en mêler des personnage récurrents comme Masa, l'ancien disciple de Tatsu chez les yakuza, qui aimerait le faire revenir.

Une recette simple, donc, mais qui fonctionne bien, surtout à petites doses étant donné le caractère plutôt indépendant des chapitres. En plus de pousser l'inversion des rôles à son extrême (un yakuza devenant homme au foyer) pour un propos moderne, Oono sait très bien mettre en images ses gags, que ce soit dans son découpage des cases insistant quand il le faut sur le décalage des situations (par exemple, dès le début on s'inquiète de voir notre ancien yakuza s'emparer violemment d'un couteau, alors que c'est juste pour faire un joli petit bentô), dans le design vraiment excellent de Tatsu qui a toutes les mimiques d'un yakuza, dans celui des personages secondaires parfois gentiment décalé aussi, ou dans un vrai sens de la mise en scène avec un grand soin sur les détails et les décors intérieurs et extérieurs qui sont très présents et qui sont mis en avant dans des angles de vue variés et bien trouvés.

Il y a donc tout, dans cette comédie atypique, pour passer un bon moment. Il faut simplement adhérer dès le début au concept, se laisser porter par le décalage des situations et par les visuels très soignés, et on prend alors facilement plaisir à la lecture. En attendant de voir comment Kousuke Oono va se renouveler sur la longueur, on a ici un début qui vaut le coup d'oeil !
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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