Veil Vol.2 - Actualité manga

Veil Vol.2

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 01 December 2020

Le premier volume de Veil nous avait largement charmé, ce parce que Kotteri livrait une première partie de récit très personnelle, installant des personnages attachants à la relation charmante, le tout marqué par une esthétique d'une élégance rare pour un ouvrage qui l'est tout autant. Entre le manga tranche-de-vie et l'artbook, le tout saupoudré de teintes littéraires, le volume premier de Veil était une expérience originale sur le plan artistique.

Alors, notre idée de cette suite semblait déjà fixée, avant même ouverture du tome. Après tout, la formule de l'ensemble était si atypique qu'il n'y avait pas de raison de l'auteur la chamboule. Ce qui est totalement le cas, et ne constitue certainement pas un inconvénient, au contraire. Le plaisir de retrouver "Elle" (Emma) et "Lui" (Aleksander) étant suffisamment fort pour ne pas vouloir d'un renouveau dans la formule du titre, si unique.

Ainsi, ce second opus permet de retrouver le tandem, dans leur vie de tous les jours toute en subtilité, à travers de brefs échanges entrecoupés de travaux graphiques jonglant entre la toile et l'esquisse, afin de permettre une nouvelle fois une forte immersion dans l'univers visuel de l'artiste, et dans cette ambiance chatoyante et détendue. De nouveaux chapitres qui débordent toujours de petites idées afin de présenter des échanges vivants grâce aux caractères des deux protagonistes si différents, mais qui se complètement merveilleusement.

Et c'est d'ailleurs quelque chose que Kotteri continue d'accomplir avec brio, l'impact de ces psychologies dans la relation des deux concernés. De l’aveu même du mangaka, ce n'est là ni de l'amitié ni de l'amour, mais une alchimie inégalable. Chose que l'on comprend dans les rapports entre "Elle" et "Lui", la manière qu'a la jeune femme de communiquer de manière tactile, ce qui impactera forcément son interlocuteur qui n'échange que par le prisme de la voix. Ce qui apparaîtrait comme des symboles passionnels prend ici un autre sens, en adéquation avec la particularité physique d'Emma certes, mais aussi dans une optique de nourrir quelques chose d'humain et de visuel entre eux. Il en découle une atmosphère toujours très particulière, et que personne d'autre que Kotteri ne sera apte à reproduire. On ne s'intéresse donc pas à cette suite de Veil pour un quelconque fil conducteur (quand bien même on remarquera une avancée dans la complicité, toujours plus solide, des deux protagonistes), mais pour tout ce que cette œuvre aux facettes artistiques multiples parvient à véhiculer.

Sans surprise, cette deuxième partie de Veil nous charme et nous transporte, le temps de 130 pages environ. Et encore une fois, le travail éditorial des éditions Noeve Grafx joue un rôle dans l'expérience, la noblesse de l'objet aidant à croire en une lecture à part, celle devant laquelle il faut se poser avec une tasse de thé, et en profiter sans se presser. En cette période plutôt anxiogène, le titre est un excellent remède, coloré à souhait. Et si la série se voulait terminée en deux opus initialement, bonne nouvelle pour nous : Il semblerait que Kotteri planche actuellement sur le troisième tome. Ce sera donc avec un grand plaisir que nous retrouverons, dans quelques temps, "Elle" et "Lui", et l'univers si élégant qui gravite autour d'eux.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

17 20
Note de la rédaction






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