Vampire Vol.1 - Actualité manga

Vampire Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 23 June 2014

Moldavie, 15ème siècle. Sur ses terre de Valachie, le roi Vlad Tepes règne en tyran en luttant tant bien que mal contre ses ennemis proches, qu'ils soient internes à son Royaume où extérieurs comme les Turcs. Le jour de la naissance de son fils Lamzar, ses serviteurs font une étrange découverte : un bébé, abandonnée devant les portes du château. Vlad le nomme Aleste, et l'élève comme son propre fils aux côtés de Lamzar. Grandissant comme de véritables frères, les deux jeunes garçons ne connaissent pas encore la tournure dramatique que va prendre leur vie quand, l'année de leur 11 ans, ils se réfugient dans une grotte mystérieuse pour échapper à l'envahisseur ottoman. Une grotte où ils entendent une drôle de voix, démoniaque...

Les séries de vampires sont légion au point de frôler l'indigestion, et avec une oeuvre nommée tout bêtement Vampire, on n'attend pas forcément grand chose de la série en deux tomes de Yuki Takahashi, placée dans la collection fourre-tout "Shonen Girl" de Tonkam. C'est pourtant un parti pris intéressant qu'adopte ici la mangaka, car ce qu'elle nous invite à découvrir n'est, en réalité, pas une histoire centrée uniquement autour de l'époque de Vlad Tepes, mais une vie à travers les siècles : celle d'Aleste, devenu vampire, et qui va croiser au fil du temps quelques-unes des grandes figures que les légendes ont ont mémorisées en tant que vampire.

Tout commence donc à l'époque du personnage à l'origine de toutes les légendes vampiriques : Vlad Tepes, comte tyrannique et sanglant de l'Europe de l'Est du 15ème siècle, qui a inspiré Bram Stoker pour son livre Dracula. C'est à cette période trouble que naît Aleste, élevé par un père adoptif mystérieux et un frère dont il est très proche... du moins, jusqu'aux invasions signant la défaite de leur père et l'apparition d'une jeune femme qui va semer la zizanie entre les deux frères.
Après avoir posé les bases de façon tragique dans cette première partie, Yuki Takahashi nous propulse dans deux autres récits où Aleste, traversant le temps sans changer, croise la route de personnes parfois aussi sanglantes que lui, et étendant le concept de vampire au-delà d'une simple gugusse extraordinaire buvant du sang.
Il y a tout d'abord la célèbre Elisabeth Bathory, la "Comtesse Sanglante" hongroise du 16èmerestée dans les légendes pour ses nombreuses assassinats et les bains de sang auxquels elle s'adonnait pour conserver sa beauté.
Puis nous arrivons à la fin de 19ème siècle, où un drame est sur le point de s'abattre sur une petite troupe de théâtre s'apprêtant à représenter sur scène une oeuvre récente, "Dracula", d'un certain Bram Stoker. Pour séduire la femme qu'il aime, un homme aimerait avoir assez de charisme pour incarner le rôle phare, mais son envie risque fort de le pousser dans certains extrêmes à l'issue dramatique...

Dans chacun des trois cas de ce premier tome, Yuki Takahashi fait assez bien ressortir le trouble psychologique de chacun de ses personnages, qui sombrent dans une folie sanglante pour telle ou telle raison : le pouvoir pour Vlad, la jalousie amoureuse pour Lamzar, l'obsession pour la beauté d'Elisabeth Bathory, la séduction pour l'acteur de théâtre... Dans chacun des cas, Aleste ne semble se poser qu'en spectateur, accentuant parfois légèrement, juste comme il le faut, le début de folie des gens pour les pousser au pire. Cette façon de revisiter la thématique du vampire ne manque pas d'intérêt, d'autant que l'auteure, que ce soit pour Vlad ou pour Elisabeth, s'applique à rester fidèle ,aux grandes dates connues et à certains faits historiques.

Mais un bon concept ne fait pas tout, et Vampire en est une preuve parfaite, car malgré ses bonnes idées, la séries souffre sur tous les autres points, à commencer par les graphismes. Bien que plutôt léchés sur certaines pages, ils se révèlent la plupart du temps très inégaux, avec des visages inexpressifs, tirant toujours les mêmes têtes, et régulièrement bizarrement proportionnés (yeux mal placés, forme des visages pas toujours identiques...).
Pire, c'est le découpage et la narration qui plombent totalement le titre, car ici, tout va beaucoup trop vite. Yuki Takahashi nous laisse à peine le temps de nous intéresser aux personnages, enchaînes les principaux rebondissements de son récit sans jamais prendre le temps de poser les choses, à tel point qu'il règne quasiment toujours une certaine confusion, surtout dans les gestion du temps qui est anarchique car jamais précisée. A tel point qu'ail faut parfois relire un passage pour ne ps être perdu, à l'image de celui où on pense un personnage tout juste fait prisonnier alors qu'il l'est déjà depuis plusieurs années... Bizarre, vraiment bizarre.

La lecture devient alors très vite confuse, poussive et inintéressante. C'est vraiment dommage, car l'idée de base était très plaisante.

L'édition française ne sauve pas vraiment le tout. Ni bonne ni mauvaise, la traduction souffre toutefois d'un certain nombre de petites coquilles d'inattention (par exemple "varvolac" au lieu de "varcolac"), d'un lettrage morne et d'une adaptation graphique à la rue (s'il y en a une...).


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

10 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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