Unsung Cinderella Vol.4 - Actualité manga

Unsung Cinderella Vol.4

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 13 September 2021

Une jeune femme dont les règles sont extrêmement douloureuses, une patiente en consommation excessive de médicaments... Les patients auxquels Midori est confrontée ont des profils et des troubles toujours différents, permettant à la jeune femme de découvrir à chaque fois un peu plus les richesses de son métier, mais aussi les limites du monde médical japonais. Lorsqu'elle apprend que Haruna, cette patiente ayant fait une overdose de médicaments, reste hospitalisée pour une simple question de quotas de lits, la jeune pharmacienne commence à se remettre en question.

Unsung Cinderella, la série médicale de Mamare Arai, a toujours su renouveler ses récits en mettant en scène des situations et des patients différents, abordant en filigrane des sujets de société forts, actuels et universels. Avec ce quatrième tome, c'est d'abord un chapitre autour d'une femme souffrant de règles douloureuses qui vient reconfirmer toutes les subtilités de ce récit. Abordant le sexisme, parfois intériorisé, tout en créant un enjeu médical, ce simple épisode nous rappelle pourquoi l'œuvre est séduisante en plus d'être d'utilité publique.

Et comme régulièrement, un patient tout particulier va créer un arc narratif plus long qu'à l'accoutumée. Haruna, une jeune femme ayant fait une surconsommation de médicaments, est hospitalisée. Ses troubles restent flous, et le comportement suspect de son conjoint va vite titiller Midori. Une fois encore, c'est par sa double évolution que le récit va au-delà du simple récit médical. Les patients de l'héroïne sont toujours un moyen pour Mamare Arai (toujours appuyée par le conseiller médical Hiromitsu Tomino) d'élargir ses horizons et renouveler ses cas, tout en abordant d'autres aspects de la société japonaise.

Dans ce quatrième tome, le propos de la mangaka est peut-être encore plus fort que précédemment puisque les différents événements tendent à montrer certaines limites du système. Un propos déjà présent depuis les débuts, ne serait-ce par l'image sous-estimée des pharmaciens hospitaliers, qui prend une ampleur différente en montrant clairement Midori en opposition à certains de ses collègues. Pourtant, la série continue de ne pas trop verser dans le drame. Elle se modère pour garder un ton globalement optimiste, ce qui passe aussi par des traitements des collègues de l'héroïne qui ont chacun un tempérament à afficher, et une place à trouver dans ce milieu hospitalier.

Dans cette double optique, ce volume rappelle le personnage d'Onozuka, pharmacien avec lequel Midori a précédemment eu un semblant de conflit, confirmant une volonté de faire évoluer tout un petit casting tout en étoffant les réflexions autour du milieu de la pharmacie. D'ailleurs, les dernières pages ne mettent pas en scène un patient précis mais abordent le développement du secteur au Japon, afin de se conformer aux besoins actuels. Ceci en s'appuyant sur le cas d'un malade touchant, permettant au volume d'entretenir ses jolies ambiances, parfois un peu triste, mais toujours montrées avec positivité.

Unsung Cinderella continue donc son petit chemin en renouvelant ses intrigues, les cas de patients mais aussi ses réflexions sur la société et l'envers médical du Japon, pour aboutir à un nouveau tome varié qui sait mettre en scène et faire progresser ses différents personnages, même secondaires. Toujours instructif, le manga de Mamare Arai continue de s'imposer comme un équivalent manga de la série Scrubs, l'excentricité des personnages en moins.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

14.5 20
Note de la rédaction






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