Unsung Cinderella Vol.3

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 15 June 2021

Les jours de Midori passent sans jamais se ressembler. Car la pharmacienne en hôpital reste une novice qui a beaucoup à apprendre et à découvrir, notamment la manière de réagir en cas d'arrivée massive de patients suite à une épidémie de grippe. Gestes barrières, doutes sur les prescriptions médicamenteuse... Chacun doit être pédagogue en cette situation de crise.
Mais le plus troublant pour Midori sera l'histoire de la jeune Juri qui peine à se nourrir. Son cas pourrait avoir un lien avec son grand-père adoré, le vieil homme étant hospitalisé pour un cancer qu'on lui cache...

Au fil des tome et des chapitres, la série de Mamare Arai aborde tout un tas de sujets diversifiés autour du milieu de la pharmacie ou tout simplement du milieu médical. Mais étant donné la situation actuelle, difficile de ne pas tiquer devant le simple premier chapitre qui, en traitant du « simple » concept de l'épidémie de grippe annuelle, parvient à raisonner avec l'actualité. Entre l'évocation de l'importance des gestes barrières ou la défiance de patients pensant mieux savoir qu'un médecin via trois recherches sur internet, il y a aujourd'hui un certain cynisme un peu amusant à la découverte de cet épisode. Le chapitre n'en reste pas moins percutant dans ce qu'il présente et dans sa morale : La pédagogie avant tout. Ceci aux côtés d'un personnage aussi attachant que celui de Midori, et l'idée prend une réelle vie sur le papier.

Puis, tout le reste du tome se concentre sur un seul et même « arc », centré sur une adolescente souffrant d'étranges maux depuis l'hospitalisation de son papi. Partant d'une idée simple, l'autrice parvient à dépeindre un drame humain percutant, abordant sans détour la maladie du cancer tout en posant différents questionnements qui ont du sens. Le mensonge pour préserver le malade, notre rapport à l'inévitable et à la Mort... Le tout est abordé de manière touchante, sans jamais tomber dans un pathos gratuit. Comme d'habitude avec Mamare Arai, ses développements sonnent juste, et c'est ce qui donne à Unsung Cinderella sa force toute particulière. On trouvera alors certains écho de ton entre le manga et Scrubs, excellente série médicale américaine comique qui, lorsqu'elle aborde des thème sérieux, sait le faire en nous prenant aux tripes en nous parlant de manière sincère.

Mais quid du rôle de Midori dans cette histoire ? La pharmacienne n'est pas une experte en cancer, et c'est pourquoi le sévère Seno la place sur ce cas. Alors, tout comme la protagoniste, le lecteur apprend bien des choses sur les différents traitements permettant de lutter contre la maladie, leurs effets et leurs contrecoups, le tout sans jamais nous perdre dans des terminologies trop complexes. L'appui de Hiromitsu Tomino joue sans doute un rôle là-dessus, et permet d'aboutir à cet ensemble à la fois dramatique, humain et instructif.

Encore une fois, Unsung Cinderella tape juste tant dans ses idées que dans la manière de les aborder via des questionnements très humains, et toujours via différents développements qui nous en apprennent plus sur l'envers du décor médical. Concernant la curieuse résonance entre le premier chapitre et l'actualité, il n'est qu'un pur hasard : Le volume étant paru au Japon quelques mois avant la pandémie, Mamare Arai pouvait difficilement l'envisager.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

16 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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