The Witch and the Beast Vol.1 - Actualité manga

The Witch and the Beast Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 10 May 2021

Les premiers jours du mois de mai ont permis aux éditions Pika d'accueillir dans leur collection seinen une nouvelle série: The Witch and the Beast. De son nom original Majo to Yajû (littéralement "La Sorcière et la Bête"), cette oeuvre prépubliée au Japon depuis 2016 dans le Young Magazine the 3rd de Kôdansha, magazine où sont, entre autres, également parues les séries Freaky Girls, Candy & Cigarettes, Fool’s Paradise et Gleipnir. Il s'agit de la toute première série de Kôsuke Satake, un mangaka remarqué pour ses dessins travaillés.

La série nous immisce dans un univers typé urban fantasy: si les lieux, de par leur architecture, rappellent notamment l'Occident et plus précisément l'Angleterre de la fin du XIXe siècle, on y trouve des continent bien différents, des voitures plus modernes, et surtout de la magie, des sorcières et des créatures fantastiques. C'est précisément ces sorcières que les dénommés Ashaf et Guido ont pour mission de traquer à travers les continent, sur ordre de l'Ordre de l'Echo Noir. De tous temps, ces êtres aux pouvoirs sombres et incommensurables ont très mauvaise réputation en ayant semé le chaos, et aujourd'hui elles sont de retour, et rare sont les humains capables de rivaliser contre elles.

Au travers de deux premières missions, ce premier tome vise surtout à poser les bases... bases qui ne décollent pas encore vraiment en ce qui concerne l'univers en lui-même, qui n'est vraiment installé que dans les grandes lignes. Quant aux deux premières missions des deux personnages principaux, pour l'instant elles n'offrent aucune surprise: on part sur deux affaires où les sorcières sont bel et bien de grosses méchantes avec peu de nuances, même si l'on apprend vite fait que l'ennemie de la première histoire poursuit une vengeance qui trouve ses sources dans la haine aveugle que les humains ont pu avoir envers les sorcières il y a longtemps. A part ça, la géographie des lieux/continents est très peu précisée, le passé global du monde aussi... à voir si ça s'étoffera par la suite, mais dans l'immédiat ce n'est pas gênant, car la série promet évidemment d'avoir d'autres atouts.

En premier lieu, bien sûr, son duo de personnages principaux. L'un, Ashaf, est un magicien expérimenté et au tempérament assez calme, plutôt affable, ratant rarement une occasion de complimenter les femmes qu'il trouve jolies. Tandis que l'autre, Guido, et pour l'instant la plus intrigante des deux: avec son visage peu avenant qui semble quasiment toujours colérique, ses dents pointues, sa manière de partir au quart de tour, et surtout sa haine très féroce envers les sorcière, elle n'est pas toujours facile à contrôler et apparaît assez bestiale... mais pourquoi a-t-elle au juste une colère si farouche envers toutes les sorcières ? Quel est son passé ? Et quelle est sa nature exacte ? La plupart des réponses étant déjà données vite fait bien fait dans les grandes lignes, on se demande comme le scénario rebondira par la suite.

Mais la principale qualité de ce début de série est sûrement tout autre, et elle est d'ordre visuelle, tant Kousuke Satake impressionne régulièrement pour une première série. Personnages aux designs ciselés et qui ont de l'allure, quelques créatures fantastiques vraiment imposantes et assez denses, décors très présent et se voulant riches... le tout étant généralement servi par des angles de vue soignés voire ambitieux. Quant aux quelques élans d'action, s'ils sont parfois un brin confus, ils jouissent d'un découpage dynamique et, là aussi, d'une rendu assez riche. En somme, ça en met plutôt plein la vue quand il faut, ce qui est de bon augure pour la suite.

En attendant de voir ce que l'histoire et l'univers ont réellement sous le coude, on a donc une entrée en matière qui fait bien le job, et qui le fait d'autant mieux qu'elle est servie par une bonne qualité éditoriale, en premier lieu la traduction d'Anaïs Koechlin qui a notamment pour mérité de très bien jouer sur la différence de langage entre Guido et Ashaf (l'une étant beaucoup plus colérique/vulgaire que l'autre). Le papier est d'assez bonne qualité et permet une impression de qualité satisfaisante, malgré quelques très, très légers moirages parfois. L'adaptation graphique de Raphaëlle Marx est soignée elle aussi, tout comme la jaquette de Noémie Chevalier, très proche de l'originale japonaise et bénéficiant d'un logo-titre à la police travaillée.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15 20
Note de la rédaction






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