Sweet Days - Actualité manga

Sweet Days

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 15 September 2020

Le nom de Savan dira peut-être quelque chose à certains d'entre vous: le bonhomme est en effet connu pour plancher, depuis 2018, sur la partie visuelle de World's End Harem Fantasy, le spin-off de World's End Harem. L'auteur s'est également illustré pour certaines histoires courtes souvent ecchi dans des anthologies, mais l'autre grosse partie de son encore jeune carrière (il a débuté au milieu des années 2010) est à chercher dans le registre du hentai, où il continue d'ailleurs d'officier pour le compte de l'éditeur Wanimagazine. Sorti au Japon en 2018, Sweet Days est le deuxième recueil d'histoires courtes X de sa carrière après Toro Lover en 2017, ce dernier étant inédit en France.

Tout commence ici par une appétissante illustration en couleurs, puis par une petite histoire courte de 6 pages elle aussi entièrement colorisée et proposant un fantasme bien précis au sein d'un couple complice, où l'homme joue le bébé et la femme la maman. Le genre de fantasme vraiment spécifique et que l'on n'a pas l'habitude de voir dans les mangas X publiés en France, laissant alors espérer un recueil un peu original ! Qui plus est, la deuxième histoire du recueil se veut la plus longue en s'étalant sur 2 chapitres pour une petite quarantaine de pages, et propose une petite relation naissante pas déplaisante au sein d'un club d'équitation, même si l'évolution amoureuse des deux héros va vraiment vite entre les deux chapitres. A ce stade, il y a plutôt de quoi se laisser séduire par les idées... Mais malheureusement, la suite retombe vite dans une plus grande banalité.

Cette suite, elle ne se constitue que de courts récits (8, pour être précis) ne dépassant jamais les 15-20 pages. La brièveté n'est pas forcément un problème quand les choses sont bien contextualisées et immersives et que les particularités des personnages parviennent à être vite et bien mises en valeur. Mais ici, ce n'est malheureusement pas vraiment le cas.

Savan a pourtant des idées de départ parfois sympathiques bien que classiques: une secrétaire stricte et sérieuse au travail qui a un 2e visage très lubrique dans un club hors des heures de boulot, une femme mariée surprenant sa belle-fille avec son amant pour ce qui finira en petit plan à trois, un étudiant prêt à avoir les meilleures notes afin d'avoir enfin le coup dont il rêve avec celle qu'il aime, une femme avide d'enfin pouvoir le refaire avec son petit ami après une longue absence et qui s'est ben préparée avec ne lingerie très sexy, une supérieure puis une laborantine succombant au désir avec leur collègue une fois le travail fini, une demoiselle très dominatrice envers un garçon maso mais qui finira elle-même par succomber à la soumission... Par ailleurs, au bout du compte, on pourra apprécier que pas mal d'histoires proposent des femmes déjà assez adultes et actives. Et puis, le mangaka propose aussi bien des histoires très douces entre couple que des "coups d'un soir" ou des élans d'immoralité (pour l'histoire de la femme marié et de la belle-fille, et celle de la sadique qui se fait quand même soumettre par la force).

Mais la sauce ne parvient pas à prendre totalement car, une fois la base posée très vite, Savan ne parvient pas toujours à équilibrer les choses. Les contextes sont parfois trop vagues, les moments de sexe peuvent arriver trop vite pour qu'on s'y immerge vraiment, des idées sont finalement mal ou peu utilisées... L'un des meilleurs exemples de cet état de fait est peut-être la dernière histoire sur la sadique dominatrice qui change de cap: son statut de starlette, balancé un peu n'importe comment, ne sert à rien.

Quant à l'aspect visuel...Eh bien, on a vu mieux. Les différentes filles ont quand même leur charme, notamment grâce à leurs petites rondeurs conférant un aspect un peu charnel. Mais concrètement, elles ont toutes un peu le même gabarit, le même type de visage, et souffrent régulièrement de petites irrégularités où elle se semblent plus avoir les mêmes formes d'une page à l'autre. Qui plus est, malgré certains angles sympathiques et un certain désir de montrer aussi les jouissances féminines en plus des masculines, les pratiques et positions reviennent souvent au même, de même que les mises en scène un peu basiques. Enfin, les trames sont parfois un peu grossières, et les dessins des parties intimes sont parfois fort peu convaincants.

Résultat, un recueil dont on ne peut pas dire qu'il soit mauvais, car nul doute que certains y trouveront leur compte. Mais l'ensemble est maladroit, peine à se dégager du lot, si bien que l'on risque régulièrement de s'y ennuyer, ce qui est plutôt ballot pour un hentai.

Reste que l'édition est satisfaisante avec ses 8 premières pages en couleurs, sa très honnête qualité de papier et d'impression, et sa traduction qui fait le job.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

11 20
Note de la rédaction






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