Spiritual Princess Vol.11

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 07 November 2019

"Comme ils sont doux, les rayons du soleil qui illuminent le monde dans lequel tu vis."

Accompagné d'Urara et de ses deux cousines, Takeru a décidé de dénicher le fameux "trésor" recherché par les démons. Dans le même temps, Shun et Momiji, en compagnie du père d'Urara, se mettent eux aussi en route. Quant à notre chère Akihime, bien que toujours terrifiée par sa possible transformation à venir, elle a décidé, elle aussi, de passer à l'action, d'abord seule mais vite rejointe par le bienveillant Saburôbô. C'est ainsi que tout ce petit monde se dirige vers Yoshino... mais pour quelles conséquences ? Quel funeste présage se cache réellement le soi-disant "trésor" ? Qui est l'incantateur sa cachant derrière ça ? Pourquoi Takeru a-t-il choisi de retrouver lui-même l'artéfact ?

Les réponses se dévoilent assez vite dans un volume emballant car il fait monter d'un cran la tension, surtout à partir du moment où le fameux "trésor" est découvert, et du danger ancestral que cette découverte réveille... Toujours aussi maîtresse de son récit, Nao Iwamoto amène ses quelques révélations sans trop en faire, celles-ci servant avant tout le récit et surtout les divers personnages, en tête desquels, dans un premier temps, Takeru bien sûr, mais aussi l'attachante Urara qui se retrouve dans la situation la plus dangereuse. Que pourront faire Takeru, puis Shun, puis Akihime voire les autres face à la menace qui plane ?

Si elle fait un peu dans l'action en faisant notamment très joliment appel à toute son atmosphère folklorique mais aussi à ses talents visuels bien marqués par des vues sublimes et des décors aussi clairs que travaillés, la mangaka se sert surtout de tout ceci pour sublimer à nouveau ses personnages, en particulier deux d'entre eux, ses deux héros. Tout d'abord Shun, toujours aussi droit et faisant face au danger sans failli, même s'il morfle un peu aussi, car il sait très bien ce qu'il veut protéger. Si bien que quand la question de pourquoi il veut tant devenir un tengu est lancée, on devine déjà la jolie réponse. Puis, notre chère Akihime, qui elle aussi montre qu'elle a évolué, en faisant bien face au danger... mais aussi à elle-même, à ce qu'elle risque de devenir. Car dès lors qu'elle sent que Shun est en danger, c'est vraiment là qu'elle se révèle... jusqu'au non-retour ?

Les derniers chapitres du tome, après cet affrontement, sont alors vraiment magnifiques pour tout ce qu'ils ont à dire, en premier lieu sur Akihime. A l'heure où ce qui la terrifiait le plus se concrétise (et au passage, bravo à la mangaka pour le magnifique design de son héroïne à ce moment-là), l'adolescente est désespérée, fuit tout le monde... D'où viendra la lumière ? Peut-être bien de celles et ceux qui sont autour d'elle depuis plus ou moins longtemps, ses amis, sa famille, qui s'inquiètent tous pour elle. A travers quelques petites scènes comme celle des sms, Iwamoto sublime l'importance des liens bâtis, tout comme elle en profite aussi très bien pour exposer mieux que jamais le ressenti de plusieurs personnages. On pense notamment au près d'Aki Kôtoku, ou aussi à Urara et Takeru et ce qu'ils peuvent bien ressentir l'un pour l'autre.

"Toi, tu n'es pas comme un gilet déchiré... On ne peut pas te remplacer."

La narration est fine, la patte visuelle d'Iwamoto est souvent ravissante, le récit avance de très belle manière... Avec cet avant-dernier volume, Spiritual Princess séduit peut-être plus encore, en nous préparant alors pour une conclusion que l'on espère forcément à la hauteur.
   

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16.5 20
Note de la rédaction






MN Actus
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