Seraph of the End Vol.21 - Manga

Seraph of the End Vol.21

Rédaction

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 30 Novembre 2022

Capturé par la secte Hyakuya, Yû fait face à un Glenn qui ne semble pas être lui-même. Conformément au mystérieux plan établi avec Noya, son démon, le supérieur du garçon accepte de trahir les siens. L'homme n'a plus l'air d'être un allié, aussi ce que redoutait tant Mikael finit par arriver. Ce dernier, sur le point de venir en aide à son ami de toujours, doit faire face à une Mahiru désormais perceptible par autrui.

Alors qu'on pensait que l'intrigue de Seraph of the End se fluidifiait, voilà que cette trame renoue avec la confusion. À Shibuya, le combat contre Saitô et le Grand géniteur semble être mené à terme, aussi ce vingt-et-unième volume s'intéresse au point de vue de Yûichirô. Toujours captif, celui-ci devient la proie d'un Glenn toujours plus ambigu, dominé par cette autre personnalité déjà aperçue lors de l'arc de la bataille de Nagoya. Ajoutons à cela son démon récemment dévoilé, Noya, et le lecteur moins attentif aura de quoi être totalement perdu. Il semble évident qu'à ce stade, la lecture du prequel «  Glenn Ichinose, la catastrophe de ses 16 ans  » est indispensable, ne serait-ce pour mieux comprendre ce personnage aux objectifs altruistes, mais contraint de tout abandonner pour les honorer.

La quasi-intégralité du tome consiste ainsi en une traque du lieutenant-colonel de Yû et Mika, tous deux étant largement impuissants. Il est assez appréciable que, pour ce simple focus, l'opus prenne son temps, soigne les interactions avec Ashera notamment, et se permette même quelques bribes de flashback pour épaissir toute l'intrigue centrée sur les deux protagonistes, dont on parvient toujours moins à comprendre les natures véritables. Qu'importe, on a appris à se laisser porter et attendre les réponses dans les tomes futurs, et ces événements ne font pas exception à la règle.

Dans ce tumulte, ce sont donc bien les chamboulements plus graves qui viennent donner du rythme, qu'il s'agisse de l'association entre le héros et son démon ou encore le sang de Mikael qui, une nouvelle fois, nous laisse sur un cliffhanger habile. L'intensité est donc bien entretenue dans cette suite de Seraph of the End, une adrénaline du lecteur combinée aux éternelles incertitudes et élans d'incompréhension sur les zones d'ombre du scénario. Le sort de Saitô et de Shikama Dôji, les connexions avec Kululu, la suite de ce flashback déterminant en Grèce Antique... Takaya Kagami a encore beaucoup à élucider, aussi on comprend pourquoi il reste de nombreux volumes avant la conclusion de la série.

On se laisse donc toujours porter par la proposition de l'œuvre... mais certains pourraient aussi éprouver une certaine lassitude à comprendre toujours moins les vrais enjeux de ce méli-mélo scénaristique. Encore une fois, Seraph of the End est une œuvre à la construction particulière, mais qui méritera d'être jugée globalement une fois conclue.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato
14.5 20
Note de la rédaction