Sensations - Actualité manga

Sensations

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 10 May 2021

Après une première publication chez Taifu Comics en 2015 en très grand format avec Double Tentation, le duo Seishin Izayoi (dessins) & Masato Yamasaki (scénario) revient chez l'éditeur via le label NihoNiba, avec une oeuvre qui n'est pas tout à fait inconnue en France: en effet, Sensations, oeuvre dessinée au Japon entre décembre 2003 et juillet 2006 pour l'éditeur Futabasha, était déjà sortie en 2013 chez l'éditeur Ecchi Manga sous le titre Portraits de Femmes Soumises.

Et ce que l'on a ici, au fil des quasiment 200 pages composant l'ouvrage, ce sont bien des portraits, dans la mesure où, à quelques exceptions près, ils ne durent que 10 pages chacun environ, en se contentant de jouer sur les fantasmes véhiculés par 11 "types" de femmes: la supérieure en entreprise qui se retrouve manipulée par ces messieurs, la mannequin s'adonnant à une "photoshoot" particulier, l'infirmière prenant vraiment beaucoup soin de ses patients, la secrétaire à la botte du patron, la prof de fitness, ma présentatrice télé s'adonnant à quelques plaisir avant son émission, l'idole perverse, la prof étrangère qui devient ensuite hôtesse de l'air, la race queen, la jeune mariée voulant profiter de son époux, l'aubergiste donnant de sa personne pour régler les dettes...

Vous l'aurez déjà compris: non seulement l'ouvrage joue sur des fantasmes extrêmement classiques, mais en plus il le fait dans des contextes tout aussi habituels. Il n'y a pas beaucoup d'imagination au programme, de toute façon le format très court ne le permet pas, et tout va très vite car concrètement le principal objectif et clairement d'e mettre en images lesdits fantasmes, par le biais de silhouettes féminines qui ne sont que des faire-valoir sans personnalité, soit dominées de leur propre gré, soit dominées par les manipulations des hommes qui veulent profiter de leurs charmes.

Et côté charmes, Seishin Izayoi s'y connaît, si tant est que l'on accroche à son style aisément reconnaissable. Un style visuellement très fin dans les trait, ce qui confère une certaine élégance à l'ensemble, élégance accentuée par le soin qui est généralement accordé aux tenues, qu'il s'agit des tenues propres aux profession, ou des lingeries et maillots sexy. Mais une finesse de trait qui n'empêche aucunement quasiment toutes les femmes de ce recueil d'être très généreusement proportionnées, la jaquette ne mentant as de ce côté-là. Amateurs de formes très généreuses voire exagérées, vous devriez avoir ici votre bonheur... si tant est que vous passiez quelques lacunes.

Tout d'abord, la mise en scène. Si le dessinateur sait mettre en valeur les formes de ses héroïnes, il pèche un peu plus dans la représentation des ébats en eux-mêmes, pas spécialement travaillée. Car ici, c'est avant tout les silhouettes féminines qui semblent intéresser le mangaka. Ensuite, la censure très présente: il est rare, au fil des pages, d'avoir des chapitres réellement non-censuré, les organes étant masqués par du blanc les trois quarts du temps, malgré la volonté de l'éditeur d'offrir l'ouvrage le moins censuré possible par rapport au matériel en provenance du Japon. Dans un sens, cette censure peut frustrer autant que plaire, car quelque part elle peut contribuer à l'aspect plus "chic" de ce hentai, en poussant le lecteur à se focaliser plus sur les courbes.

Reste qu'il y a un point qui devrait mettre tout le monde, et il s'agit de la qualité éditoriale: très grand format comme pour Double Tentation, papier glacé permettant une excellente impression, pas moins d'une trentaine de pages en couleurs dont un dépliant et plusieurs illustrations façon "pin-up"... La traduction du Studio Charon, elle, fait correctement le job.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

12.5 20
Note de la rédaction






MN Actus
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