Riku-Do - La rage aux poings Vol.8 - Actualité manga

Riku-Do - La rage aux poings Vol.8

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 01 Mai 2018

Critique 2


Riku affronte Cabella, un adversaire redoutable qui se trouve être aussi agressif que notre héros! Les coups pleuvent et les deux vacillent à tour de rôle... 


Ensuite il faut aller de l'avant, autant dans sa vie privée auprès de Naé autant dans sa carrière qui a connu un grand pas en avant! Il fait désormais partie du top 15 et peut commencer à prétendre combattre pour une ceinture! En attendant, les possesseurs des titres vont les défendre face à des adversaires redoutables, et il se pourrait que les titres changent de mains avant que Riku ne puisse les réclamer! 


Volumes après volumes, notre jeune héros gravit les marches vers la consécration pas à pas, mais avant d'en arriver là il va devoir régler des choses personnelles avant de se consacrer uniquement à ses combats sur le ring! Et pour le moment l'auteur jongle parfaitement avec cela alternant les scènes de la vie privée et celles sur les rings! 


Le combat contre Cabella ne va pas s'éterniser dans ce tome, il est même rapidement plié, sans trop de surprises. Mais une grande animosité va naître chez ce dernier et il n'est pas impossible qu'on le retrouve. Mais ce qui va nous intéresser dans l'immédiat ce sont les sentiments de Riku vis-à-vis de Naé, d'ailleurs l'affrontement contre Cabella n'était qu'un prétexte pour un rapprochement entre les deux jeunes gens qui se connaissent depuis toujours! L'auteur a ainsi mis un combat en scène uniquement pour faire avancer Riku dans sa vie privée (habilement ou de façon grossière, chacun appréciera la mise en scène de l'auteur). 


Mais cela ne sera pas la seule chose qui va avoir un impact sur Riku, puisque son modèle, celui qu'il rêve d'égaler va connaître des difficultés... Ainsi l'auteur nous démontre que malgré une belle carrière la chute peut être violente! On découvre un Tokorozawa habité par les regrets, ne parvenant pas à tirer un trait sur son passé. 


Le lien avec la suite est justement fait par l'intermédiaire de Tokorozowa en introduisant un nouveau boxeur, le futur adversaire de notre héros, là encore pas de la façon la subtile qui soit! Depuis le départ il faut reconnaître qu'on trouve énormément de coïncidences bien pratiques! 


Ainsi un nouveau gala s'annonce avec pas moins de deux défenses de titres, des rancœurs entre coachs, des styles de boxe bien différents qui vont se heurter et des valeurs opposées qui  vont s'affronter! 


Outre les combats qui occupent tout de même une grande part de ce tome, l'auteur continue d'étendre son univers en intégrant de nouveaux personnages, et pas uniquement des boxeurs, et en continuant de développer les intrigues parallèles telle la complexe romance de Riku avec Naé et la vie dissolue de Tokorozawa... 


On ne peut qu'apprécier tant c'est bien fait même s'il faut admettre que cela manque parfois de subtilité. 


Critique 1


Riku dispute une rencontre face à Cabella, un boxeur étranger qui s'est épris de Naeshiro. En même temps, cet adversaire partage un vécu commun avec Riku, exception faite qu'il a tué par plaisir plutôt que pour se protéger ou protéger autrui. Deux idéaux s'affrontent alors dans un match passionné...


C'est de plus en plus flagrant, Toshimitsu Matsubara opposé à Riku des adversaires à la psychologie très différente, dans l'optique de faire murir le héros. Le match contre Hyôdo magnifiait ce type d'opposition, et celle face à Cabella abordait une nouvelle thématique par rapport au passé de Riku. La rencontre se termine sans grande surprise, en ce qui concerne le résultat, mais va permettre une autre évolution notable de Riku : son rapport à Naeshiro. L'auteur nous épargne de plus en plus le cliché du héros solitaire pour construire un protagoniste d'abord égaré à tous les niveaux, et l'ouvre justement à ce qui l'entoure. Sa relation avec Naeshiro progresse donc de manière pertinente, une excellente preuve que la série ne fait pas du surplace.


Le tome va progressivement mettre en place une seconde opposition de ce genre face à un rival nouveau : Fukuro. Cette fois, l'auteur oppose la vision de la boxe de Riku, celle de la survie, à celle d'un adversaire qui y voit un sport empreint de noblesse. Une autre opposition pertinente qui questionne finalement les personnages et le lecteur sur ce que peut représenter la boxe dans l’œuvre, aussi le volume suivant devrait se montrer captivant en poursuivant cette idée.


La boxe vecteur d'idéaux, donc, mais toujours aussi dantesque visuellement grâce au coup de crayon de Toshimitsu Matsubara. Une fois n'est pas coutume, les échanges de coups son vif, le trait fouillé et la mise en scène aussi riche que dynamique, chaque rencontre est donc un régal à l’œil.


Ce tome marque aussi l'importance des personnages secondaires dans le récit. Jusqu'à présent, l'intrigue tournait essentiellement autour de Riku et ses rivaux, et autour de Naeshiro. Le coach Baba, par exemple, faisait office de figuration tandis que l'intrigue nourrissait son aura de coach ronchon un peu beauf. Par de nouveaux personnages, certains gravitant davantage autour de Fukuro, nouveau rival de Riku, l'auteur aborde pas mal de développements du côté des figures secondaires. Le coach Baba voit une vieille affaire refaire surface, ce qui permettra peut-être de développer son passé à terme, tandis que Tokorozawa se met dans de sales draps, un point du scénario qui fera jaillir de passionnants doutes chez l'idole de Riku. Après 8 tomes qui entretenaient son aura de précepteur distant et sans cœur, peut-être le temps est-il venu de le porter de nouveau sur le ring, ou du moins lui redonner une place dans le milieu sportif...


Une nouvelle fois, c'est donc un tome particulièrement dense que nous propose l'auteur. Les rencontres de Riku ne sont pas là simplement pour amener des combats de boxe, mais contribuent au développement du héros et des thématiques de l'oeuvre, tandis que les personnages secondaires prennent de plus en plus de couleur. On notera aussi que l'auteur nous épargne de plus en plus ses délires grotesques qui visaient à rendre un univers faussement sombre, à travers des scènes de sexe gratuites par exemple, preuve que le mangaka prend de la maturité en même temps que son récit.


Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Erkael

16 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

16 20
Note de la rédaction






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