ReLIFE Vol.6

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 28 December 2017

Critique 2


Arata est parvenu à réconcilier Honoka et Rena, mais aussi lier d'amitié cette dernière à Chizuru. L'année scolaire poursuit donc son cours et tandis que l'été se profile, Arata doit faire face aux fantômes de son passé, ceux qui sont à l'origine de sa démission et de sa situation actuelle...


Après un passage un peu longuet sur les péripéties humaines de Rena, la série a accompli quelque chose au niveau de ses personnages et peut désormais passer à autre chose. C'est un court arc plus sombre que nous propose Yayoiso pour aborder son sixième volume puisqu'il revient sur le passé (peu lointain) d'Arata en ce qui concerne sa seule expérience en entreprise, qui a plutôt mal tourné...


A travers cette intrigue, on se prend d'intérêt pour Arata qui, jusqu'à présent, servait surtout de tremplin pour faire évoluer d'autres personnages. Le protagoniste, par sa droiture, se révèle attachant, aussi son histoire nous permet de sympathiser beaucoup plus avec lui que lors des tomes précédents.


Mais c'est surtout le message de Yayoiso qui reste efficace. Avec cette intrigue, le mangaka ne nous parle plus de déboires d'adolescents, mais du monde des adultes, et plus précisément du travail au sein de la société japonaise. A travers quelques ficelles un peu clichées, comme l'entreprise esclavagiste ou le patron dictateur, l'auteur effleure des sujets qui, on n'en doute pas, sont d'actualité : le sexisme au boulot, l'absence d'empathie, ou le burn-out. Le cas de l'ancienne mentor d'Arata s'avère donc tragique, notamment lorsque le récit nous montre que rien n'a empêché le plus dramatique d'avoir lieu, et qu'au contraire certains se réjouissent de ce sort ou instrumentalisent le décès du personnage. Une séquence plutôt grâce donc, mais qui développe des thèmes plus que bienvenus.


Ainsi, les autres personnages sont un peu plus en retrait dans ce tome. Il faut dire qu'après le long passage autour de Rena et Honoka, Arata méritait qu'on s'intéresse un peu à lui, et sa complicité avec Ryo demeure une force du volume. On notera quelques séquences appréciables comme le bilan de l'évolution de Chizuru qui, enfin, noue de vraies amitiés, une courte scène autour d'elle se révélant ainsi marquante.


En fin de tome s'ouvre un nouvel arc centré sur un personnage jusqu'ici oublié : Kazuomi. Beau, mais gaffeur, ce dernier ne se rend pas compte des sentiments de Rena et c'est justement vers ce sujet que le tome va évoluer. Le ton léger de la série est donc de retour et après une séquence à l'atmosphère grave et tragique, on renoue avec la tranche de vie adolescente pleine de fraîcheur. L'évolution de Kazuomi reste appréciable et a le mérite de ne pas trainer en longueur, et Arata n'est pas laissé sur la touche puisqu’un certain rebondissement de fin de tome va directement le concerner.


On notera que malgré l'absence d'évolution autour du projet Re LIFE, qui reste encore mystérieux, pas mal d'aspects de l'entreprise sont remis sur le tapis : la discrétion dont doit faire preuve le sujet, ou encore les tourments qui entourent Ryo. A noter que la fin de la série a récemment été statuée au Japon. Il reste donc 10 volumes à la série de Yayoiso pour se développer et nous étonner. On espère que d'ici là, le titre saura se renouveler. C'est pour l'heure réussi, chaque tome se révélant très agréable à lire.


Critique 1


Malgré leur défaite au tournoi de volley, Rena et Honoka se sont réconciliées, Chizuru et Arata ont atteint leur objectif de les faire se rapprocher... Mais qu'en est il de leur rapprochement à eux? Arata commence à se poser des questions sur cette expérience: peut il s'intéresser à une lycéenne? 


Mais une date anniversaire bien triste approche, et ses préoccupations vont devenir toutes autres! 


Si ce volume prend effectivement le temps de clore l'histoire précédente centrée autour des rivalités de jeunes filles et du tournoi de volley, durant un temps la trame va véritablement laisser tomber ses histoires "tranches de vie" pour s'attarder sur quelque chose de plus sombre et de bien plus mature! 


On va donc revenir sur l'histoire qui a tout déclenché pour Arata, à savoir le suicide de sa formatrice après qu'elle ait subi un long et pénible harcèlement de la part de ses collègues! 


On va donc revenir sur cet événement évoqué depuis le départ, mais dont on sait finalement peu de choses...il va nous être expliqué en détail, notamment en ce qui concerne les incidences directes sur Arata, avant qu'il ne commence l'expérience Relife! 


Clairement on a ici le passage le plus sombre et le plus malsain de toute la série: on est confronté à la souffrance humaine dans un premier temps avant d'être heurté par l'indifférence des collègues de la victime, y compris de ses "bourreaux". Si la violence n'est nullement physique, elle est psychologique et même le lecteur est frappé par tant de cruauté... Le monde des entreprises au Japon ressemble-t-il vraiment à cela? C'est ce qu'on essaie de nous faire croire depuis longtemps en tout cas, mais cela parait tellement énorme qu'on peine à y croire. 


Quoi qu'il en soit cet événement a eu des tragiques conséquences et notamment sur la vie de notre héros qui pour l'occasion retrouve son corps d'adulte. 


Il est d'ailleurs amusant que les auteurs conservent le corps adolescent de Arata pour les histoires légères et qu'il retrouve son corps d'adulte pour les histoires plus sombres...c'est un peu une façon de préserver l'innocence adolescente... 


Suite à cette partie plus sombre qui paradoxalement va permettre à Arata de regagner une peu de confiance en soi, on retourne sur des préoccupations plus légères, à savoir les vacances d'été et les rattrapages servant de toile de fond à une nouvelle amourette... C'est sympa, mais la transition est assez rude. 


Ce tome se montre incontestablement plus intéressant que les précédents, d'une part parce qu'il se veut plus mature et d'autre part parce qu'il se penche aussi sur de Ryo qui n'est plus seulement observateur, il se dévoile lui aussi! 


Il ne reste plus qu'à souhaiter qu'on reste dans cette même veine pour la suite. 


Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Takato

15 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Erkael

15 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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