Ragnarok Gai Vol.1 - Actualité manga

Ragnarok Gai Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 12 April 2019

Après Cosmo Police Justy, les éditions Black Box se montrent fidèles à Tsuguo Okazaki avec une autre de ses séries et peut-être l'une des plus importantes, puisqu'il s'agit de l'un de ses plus longs récits. Terminé en 7 tomes, Ragnarok Gai fut prépublié entre 1984 et 1985 dans le célèbre Shônen Sunday. Et, une fois encore, c'est le genre du space-opera, si cher à l'auteur et à son époque, que le mangaka choisit d'explorer.

Gai Greybird, surnommé Ragnarok Gai faisait partie de l'unité 30.Satan, réputée surpuissante et invincible, et pourtant décimée aujourd'hui. Plus précisément, Gai en est l'unique survivant, et est désormais traqué par les forces de Melder. Les individus voulant la tête de Gai sont donc légion dans l'univers, si bien que l'ancien soldat n'a plus de lieu sûr où se rendre, et que son voyage infini est semé d'embuches...

Si dans Cosmo Police Justy les aventures dépeintes par Tsuguo Okazaki se découpaient en petits épisodes stand-alone, du moins au départ, le parti-pris de l'auteur avec Ragnarok Gai est différent. Cette fois, le protagoniste ne vit pas différentes missions, mais subit un seul et unique voyage solitaire, en étant traqué par les forces d'une police spatiale, Melder. Un pitch assez simple mais qui cache de nombreux mystères : qu'était l'unité 30.Satan ? Pourquoi est-elle décimée ? Et, plus important encore, pourquoi Gai est-il traqué ? Avec ce premier tome, on sent que le mangaka a un scénario à exploiter. Chaque péripétie apporte quelques indices, aussi l'énigme constituée par Gai s'étoffe au fil de ses aventures. Il y a donc un vrai rythme scénaristique dans ce début de série, d'autant plus que des rebondissements viendront, parfois, chambouler les quelques acquis de ce tome.

Scénaristiquement, le titre présente donc déjà un certain intérêt. Mais l'autre force de ce premier opus, c'est aussi les retrouvailles avec le style de Tsuguo Okazaki, l'auteur ayant bien progressé depuis Cosmo Police Justy. Son trait est maintenant plus dense et fourmille de petits détails, si bien que la précédente série que nous lui connaissons apparaît bien comme une œuvre de débutant. L'action, en plus d'être plus violence, est aussi plus spectaculaire ici, et on sent que l'auteur n'a pas peur de faire pleuvoir les coups. Dans ce désir de jouer avec la space-opera mais aussi de présenter des affrontements au corps à corps, on appréciera le petit mélange de ce début d'intrigue qui joue avec les tendance du moment, celle des années 80. Si le côté action intergalactique est évident d'entrée de jeu, plusieurs chapitres prennent une orientation davantage Hokuto no Ken, influence qui n'a rien de très étonnante puisque le récit de Buronson et Tetsuo Hara était plus que populaire à l'époque. On peut toutefois limiter la démarche à quelques clins d’œil de style : Il n'y a aucune volonté de copier Hokuto no Ken dans ce tome, si bien que la suite de cette aventure particulière retourne immédiatement au style propre de l'auteur. Mais la démarche aura montré que Tsuguo Okazaki essaie de jongler entre les styles, ce qui n'est pas en désaccord avec les univers vastes qu'il présente.

En résulte alors un premier tome pleinement satisfaisant, qui présente quelques enjeux scénaristiques intéressants, tout en permettant d'apprécier l'évolution du style d'un auteur qui nous découvrons tout juste en France, et qui a pourtant une sacrée carrière. Reste à voir comment le mangaka a soutenu les aventures de Gai durant sept tomes, mais on est confiant quant à la qualité globale du récit.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

15 20
Note de la rédaction






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