Prisonnier Riku Vol.21

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 25 May 2017

Utsumi, un gardien particulièrement malin, a permis de déjouer la tentative d’évasion de Riku et les siens. Au fond du gouffre, ces derniers attendent que les gardiens viennent les arrêter… Mais Riku peut-il vraiment abandonner, alors que son grand-père est allé jusqu’à donner sa vie pour s’opposer à Kidôin ? Le jeune garçon se relève alors, son courage contaminant Tsubaki qui contre-attaque face aux gardiens qui les encerclent…


D’une intensité rare, le précédent volume s’est achevé sur une situation désespérée. Il semblait difficile d’imaginer une issue positive pour nos héros et pourtant, toute la bande n’a pas dit son dernier mot et va se battre tant bien que mal pour mener à bien son évasion, bien que cette tentative ne soit pas gagnée d’avance.


Clairement, l’entièreté de ce volume est un ascenseur émotionnel, terme peu anodin puisque la dernière étape de Riku et les siens consiste à atteindre le toit de la prison, afin de voler un hélicoptère. La mission entreprise par la petite bande est périlleuse et dans le traitement de ce périple, Shinobu Seguchi est sans concession, n’hésitant pas à mettre en jeu la vie de certains personnages. Les principaux rebondissements du volume vont amener à un plusieurs protagoniste(s) vers un combat contre la mort elle-même. L’ennemi a beau être une prison, elle est incarnée par des gardiens prêts à tuer pour honorer leur mission, plaçant le récit sous une gravité jamais connue jusqu’à présent. L’auteur s’est toujours imposé par sa mise en scène habile lors des moments les plus poignants de l’œuvre, mais il outrepasse son art, ici, avec un découpage implacable et une mise en scène métaphorique, poignante et cruelle qui ne laisse pas indifférent. Il est difficile d’en dire plus sans dévoiler l’intrigue, aussi votre serviteur se contentera de souligner l’émotion fort qui transparaît sur la totalité du volume, les successions de joie et de désespoir qu’octroie l’intrigue, et une fin de tome d’une cruauté impitoyable !


Encore une fois, un notera l’écriture remarquable de l’auteur puisque rien n’est jamais dû au hasard. Par exemple, le coup de maître mené par Tsubaki offre un rebondissement auquel on ne s’attendait pas, tandis que l’un des twists majeurs du tome est pensé depuis longtemps, à travers un élément du récit si discret que le lecteur l’avait peut-être oublié. A ceci s’ajoutent bien des questionnements sur le devenir de la série. Celle-ci compte encore de nombreux volumes et est toujours en cours au Japon, aussi nous supposons que la suite du plan d’évasion réserve bien des surprises, et que l’ouverture d’un tout nouveau cycle narratif est plus que probable.


Si les volumes marquants de Prisonnier Riku sont nombreux, ce vingt-et-unième opus chamboule totalement. Malin dans son écriture, dotée d’un rythme incroyable par ses multiples rebondissements et émotionnellement magistral par les drames humains présentés et la manière qu’a Shinobu Seguchi de les mettre en scène, cet opus s’impose comme le plus important qu’a connu la série à l’heure actuelle. Chaque chapitre apporte son lot d’émotion dans ce tome, et chaque étape du récit vient chambouler le lecteur à sa façon, par son drame, par ses images, par ses notes d’espoir ou de pessimisme, et par la rage qui se dégage de Riku et des siens, qui n’abandonneront jamais.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

20 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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