Critique du volume manga
Publiée le Jeudi, 08 Janvier 2026
Le long hiver et enfin passé pour Maïn qui a dû rester cloisonnée au temple pour éviter tout problème, et qui a dû se résoudre, à terme à être adoptée par le noble Karstedt afin que sa vie ne soit plus en danger. A présent, tandis que le printemps s'installe, notre héroïne a à peine le temps de se réjouir de la création des caractères mobiles par Johann qu'elle doit se préparer à participer à un événement d'ampleur: la cérémonie des prières pendant laquelle, en tant que jeune "robe bleue", elle devra parcourir certaines contrées, visiter plusieurs villages et loger chez plusieurs personnes afin de participer aux bénédictions.
Bien que l'on pourra trouver cet important événement un peu vite vu puisqu'il n'occupe même pas le tome complet (d'autant plus que le parfum de découverte reste moindre dans l'ensemble, quand on pense que notre héroïne a rarement l'occasion de se déplacer si loin), Suzuka y dégage facilement, dans son adaptation, l'essentiel, ne serait-ce que via les personnes entourant Maïn pour cette cérémonie. Car la fillette n'est évidemment pas seule, loin de là, et pourra notamment compter sur le grand prêtre Ferdinand, sur son futur père adoptif Karstedt, sur ses serviteurs Rosina et Fran, sur son garde du corps Damuel... soit un contexte où elle n'a normalement pas de raisons de trop s'inquiéter pour sa vie (même si, forcément, elle stresse un peu), et où elle pourra à la fois tâcher de se montrer sous son meilleur jour à chaque halte, et avoir un aperçu de certains aspects de la vie des gens de haut rang (notamment sur le partage de repas).
Mais comme on pouvait s'en douter, ce n'est pas parce que Maïn est bien entourée dans ce périple qu'elle sera hors de danger, loin de là: entre visites chez des proches du dédaigneux Père Supérieur, intrusion la nuit et guet-apens sur la route, l'entourage de notre héroïne devra toujours rester alerte, et Maïn elle-même devra prendre certains risquent sur le plan de sa magie pour aider face à des individus hostiles qui, parfois, sont si radicaux qu'ils n'hésitent pas à se donner la mort lorsqu'ils sont capturés, quand ils ne sont pas éliminés dans des circonstances floues. A l'arrivée, même si Maïn et les siens ignorent toujours qui est le noble qui en veut autant à la petite fille, une chose est sûre: lui et ses soutiens ne comptent pas s'arrêter là...
Quoi qu'il en soit, une fois cette un peu trop rapide mais prenante phase passée, le retour de Maïn sur ses terres d'origine se veut tout aussi intéressant puisque, entre un tour à l'orphelinat et une visite à l'atelier, le point est fait sur plusieurs choses: les doutes de Gil dans son travail, certaines rencontres au sein de la compagnie Gilberta, la présentation du prototype de presse à imprimer, ce que Ferdinand ordonne fort logiquement à Maïn au sujet de cette presse qui risque de révolutionner le monde et de provoquer le courroux de certains nobles... sans oublier deux autres éléments dont un n'est autre que l'entrée en scène, dès le début du tome, d'un nouveau personnage qui ne quitte ensuite plus les pages: Sylvester, un "robe bleu" de haut rang, pas méchant mais au comportement très particulier et capricieux. Ne manquant d'abord pas d'agacer souvent Maïn qui ne sait pas quoi penser de lui, il pourrait bien finir par confirmer ses bons côtés, et on attend alors avec un certain intérêt de voir ce qu'il réserve. Quant à l'autre élément intrigant, il survient dans le dernier chapitre et plus encore à la dernière page (histoire de nous laisser sur une forte curiosité), et concerne l'ambiguïté d'un certain personnage... Affaire à suivre !
26/09/2025
30/01/2026