One-Punch Man Vol.17 - Actualité manga

One-Punch Man Vol.17

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 10 October 2019

Ce 17e opus de One-Punch Man s'ouvre sur une petite scène assez intéressante: à l'heure où Garoh est mal en point, voici que certains souvenirs lui reviennent en mémoire. Son enfance, son sentiment d'injustice, sa vision de la notion de héros... En quelques pages, ONE et Yusuke Murata nous font découvrir un passif somme toute très classique du genre, mais qui suffit pour expliquer un petit peu plus les origines du comportement du "chasseur de héros", voire même à la nuancer par la suite. Car après tout, ce véritable électron libre a-t-il vraiment voulu que les choses dérapent à ce point ?

Quoi qu'il en soit, voici donc Garoh mal parti face à Bang, Bomb et Genos... mais à l'heure où il va être capturé, un piaf de l'Association des monstres surgit pour s'emparer de lui afin de le mener jsuqu'à son repaire, tandis qu'un nouveau fléau gigantesque sort de terre pour faire barrage au groupe de Bang: la scolopendre patriarche, ultime et plus puissante représentante de sa famille ! Pour vaincre ce nouvel adversaire dont on dit que seuls les 4 plus puissants héros pourraient en venir à bout, Bang Bomb et surtout Genos vont devoir donner tout ce qu'ils ont, quitte à y laisser la vie... ou alors faudra-t-il juste compter sur un coup de poing providentiel.

Entièrement orientée action, une grosse moitié du volume se consacre surtout à ce combat contre la scolopendre patriarche. Les auteurs jouent sur des ficelles très classique, c'est vif, c'est à nouveau assez puissant dans les dessins où Murata s'applique à bien mettre en scène les coups et le designs gigantesque du monstre... mais est-ce suffisant pour totalement emballer ? Après tout, la recette reste la même que souvent dans sa finalité. Alors que la tension monte bien d'un cran avec l'impuissance de Genos et le sens du sacrifice que Bang est prêt à montrer, mais au final Saitama intervient au bon moment avec son habituel côté détaché, la seule toute petite pointe de nouveauté étant la présence de son pote King à ses côtés dans un rôle forcément moins glorieux, même si les mérites lui reviendront. Quant aux visuels, même s'ils sont denses et prenants et que le coup de poing de Saitama est efficacement découpé sur quelques doubles-pages, on ne peut que constater que le dessinateur se repose sur des gimmicks de mise en scène déjà vus dans l'oeuvre et qu'il se renouvelle moins.

Mais cette partie passée, les deux mangakas parviennent tout de même, par la suite, à entretenir sans grosses difficultés, via de nouvelles avancées et de nouveaux éléments. Tandis que Genos découvre ce qu'on attend de lui au sein de l'Association des monstres, cette même association semble accueillir un bien mystérieux nouvel élément en la machine divine G5, fléau de niveau démon venu apporter son aide aux monstres sur ordre de sa propre association... mais qui se cache derrière tout ça ? Quand Metal Knight conseille au petit Empereur de prendre garde et de se méfier de tout le monde car une menace encore plus terrible pourrait se cacher au-delà de l'Association des monstres, peut-être a-t-il raison... Ces pistes ne sont pour l'instant qu'installées, mais elles suscitent facilement la curiosité.

Pendant ce temps, du côté de l'association des héros, la contre-attaque semble commencer à s'organiser autour de certaines figures comme Tatsumaki ou Pri Pri Prisonnier, d'autres puissants héros continuent d'intriguer (Bogosse masqué semble proche de passer à l'action, tandis que Blast reste encore et toujours une énigme), Fubuki semble bien désireuse de rebâtir son clan à sa façon... tandis que Saitama, King, Genos, Bang et Bomb se la coulent douce. Bien sûr, chacun d'eux affiche de bonnes raisons pour se reposer... exception faite de notre cher chauve capé, en parfait état, et se décidant finalement à bouger pour l'une de ces raisons décalées dont il a le secret.

Enfin, n'oublions pas l'individu apparaissant sur la jaquette de ce tome, faisant ici juste une brève apparition mystérieuse.

Entre des premières pages travaillant un petit peu Garoh, une première grosse moitié faite d'action certes assez bien grattée mais prévisible et pas originale, et une suite continuant d'intriguer comme il se doit, ce tome 17 reste globalement un honnête divertissement. Il faudrait que ONE fasse bouger à meilleur rythme le récit à présent, et que Murata parvienne à renouveler un peu plus sa mise en scène, mais la curiosité est toujours piquée face aux nouveaux petits éléments.
   

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

13.75 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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