Nosferatu Vol.4 - Actualité manga

Nosferatu Vol.4

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 10 September 2021

Radu et Ivan semblent bien décidés à atteindre leur sinistre but. Un grand kimera approche, et Rinne souhaite que Laura aille le combattre ou serve au moins d'appât, suscitant dès lors l'opposition de Moroi et d'Elisa. Alors, comment s'achèvera ce problème ? En réalité bien vite, et sans énorme coup d'éclat... mais néanmoins avec un certain intérêt puisque, en se rapprochant de Rinne, Arnolt semble manigancer quelque chose en toile de fond. Mais quoi ? Pour le savoir, pas d'autre choix que d'aller directement se confronter à lui, ce frère qui a roulé Laura et en qui il est difficile de faire confiance...

Après trois premiers volumes sentant bon la série B et ayant été plutôt sympathiques dans l'ensemble, Nosferatu trouve déjà sa conclusion avec ce quatrième et dernier volume, après des avancées qui laissaient espérer une fin potable... Est-ce le cas ? Eh bien, oui et non...

Dans un premier temps, les choses sont assez prometteuses puisque, dès lors que le groupe de Laura et Arnolt se retrouvent enfin face à face pour des explications, on a droit à un paquet de révélations importantes et assez bien menées. On découvre tout d'abord l'objectif exact d'Arnolt, un objectif qui confine à la folie... mais comment en est-il arrivé à cet objectif ? La réponse se trouve dans son passé et dans son lien avec Laura.

Shinjiro nous immisce alors dans un flashback de quelques dizaines de pages, narré par Arnolt, et apportant ce qu'il faut de précisions sur la naissance de Laura, sur la façon dont son frère la considérait quand elle était petite, sur la mort de leur grand-père puis de leur père dans des conditions si horribles qu'elles ont forcément conditionné le jeune homme, sur le sang si particulier de notre héroïne... Il manque certains détails dont Shinjiro a lui-même conscience et qu'il évacue de façon presque honteuse (surtout sur comment Laura est devenue une nosferatu), mais dans l'ensemble le mangaka s'en tire bien, dans la mesure où l'on ressent bien toute la cruauté, toute la portée dramatique du passé d'Arnolt et de Laura et de leur lien qui, suite à tout ça, ne pouvait qu'être bafoué sans possibilité de se reconsolider... quand bien même Arnolt affirme avoir commis tout ce qu'il a fait pour sa soeur.

Mais il reste que dans tout ça, malgré les mises au point, le frère et la soeur ne peuvent qu'en découdre une ultime fois, pour qu'enfin il n'en reste qu'un(e). Et de ce côté-là aussi, Shinjirô offre quelque chose de plutôt honnête. Quand bien même elles ne sont pas toujours très lisibles, les scènes d'action profitent très bien du dessin de l'auteur, qui garde un certain cachet, plus encore au détour de quelques doubles-pages ayant un excellent rendu dans leur composition. Et on appréciera également le rôle de Moroi et d'Elisa auprès de Laura, tous deux démontrant bien leur attachement envers elle même si ça reste rapide.

Alors, d'où vient le problème ? Eh bien, de la fin... puisqu'il n'y en a pas. En effet, si Shinjirô parvient à achever avec une certaine application et une intensité dramatique suffisante ce que l'on peut voir comme un premier grand arc autour d'Arnolt, Nosferatu s'achève alors que ce n'est que le début, comme le dit Laura elle-même en toute dernière page, les enjeux autour de la querelle entre humains et nosferatus restant inachevés.

La série semble donc faire partie de ces oeuvres qui ont été avortées, probablement par l'éditeur japonais faute de succès, avant d'arriver à maturité. Shinjiro limite les dégâts en achevant honnêtement la première partie de la série, mais cela ne fait pas vraiment disparaître une certaine frustration forcément présente...
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

11 20
Note de la rédaction






MN Actus
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