Nos c(h)oeurs évanescents Vol.5 - Actualité manga

Nos c(h)oeurs évanescents Vol.5

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 03 March 2021

Yutaka a retrouvé la passion nécessaire pour réintégrer la chorale, et a même pu faire face à Vladimir en lui exposant sa vision des choses, via un dialogue qui a clairement fissuré la rivalité entre les deux jeunes garçons.
Mais pas le temps pour Yuta de s'apitoyer : Le concours approche à grands pas, et la troupe fait face aux dernières difficultés. Si le jeune soprano est heureux de retrouver son grand-frère, revenu au pays, Tomoya fait face à ses propres limites.

Le tome précédent soufflait une vraie bourrasque, relançant la petite chorale collégienne tout en mettant un sacré coup de pied à la rivalité entre le héros et Vladimir, choriste star dans le monde entier. Aussi, la suite du récit avait beaucoup à traiter, ce que Yuhki Kamatani fait en s'éparpillant parfois un chouïa, mais toujours dans l'optique de développer le cœur de son œuvre : Ses personnages.

Tout l'arc du concours touche à sa fin via un cinquième tome qui dépeint de nouveaux déboires au sein de la chorale. Depuis le départ, l'auteur propose différents focus sur les têtes phares de la série, et c'est ici au tour de Tomoya de profiter de son propre développement. Il est encore question d'une jeunesse face à ses dilemmes personnels et familiaux via ce cas de figure, l'adolescence restant toujours traitée de manière sincère et humaine dans cette optique précise. Et si les sujets peuvent parfois s'avérer graves, le mangaka les explore toujours avec une belle justesse, et ne tombe jamais dans le pathos. Au contraire, il est de nouveau question d'un traitement bienveillant, et évidemment appuyé par la narration onirique et mélodieuse si chère à Yuhki Kamatani. Celle-ci nous transporte à bien des reprises dans le tome, y compris lors des interventions de Minoru, le frère de Yutaka brillant par son charisme, mais qui promet aussi ses propres développements futurs tant il est déjà exposé à certains soucis intérieurs.

Mais c'est aussi tout le segment autour de Vladimir Popor qui prend davantage d'ampleur, et qui représente sûrement la séquence la plus forte du volume. Déjà tiraillé par les propos de Yuta dans l'opus précédent, de nouveaux enjeux frappent le personnage, une fatalité inévitable qu'un titre dédié à la chorale et au chant se devait d'aborder s'il prend de jeunes vocalistes en tête d'affiche. Le moment est lourd et amère, tandis que la psychologie du jeune garçon et d'Anatoli, son oncle et manager, sont explorés avec beaucoup d'humanité. Balayant les archétypes de ce type de relation et de personnage, Yuhki Kamatani offre un portrait d'ensemble humain et poignant, en accentuant avec justesse et ambiguïté un Vladimir qui s'impose comme l'opposé de Yuta.

Finalement, seul le traitement assez abrupte du concours vient nous étonner. Mais on comprend bien que l'auteur s'intéresse plus à ses personnages et à ses thématiques qu'à la compétition pure, un choix pertinent au regard de tout ce qu'a développé la série, sur ses cinq premiers tomes. Nos C(h)oeurs évanescents nous pique toujours au vif, ici via un opus dense et complet, qui ouvre de nouvelles portes pour les trois derniers opus.
   

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

16 20
Note de la rédaction






MN Actus
Dernières news News populaires News les plus commentées Fermer

Dernières News