Moving Forward Vol.6

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 07 Febuary 2018

Critique 2


Sous le coup de l'émotion, Kiyo, qui a de pus en plus de mal à se réfréner, a pris Kuko dans ses bras, mais la jeune fille s'est dégagée de l'étreinte avant de s'enfuir. Un événement qui ne fait que semer un peu plus le trouble chez notre héroïne, encore marquée par les révélations d'Outa et l'argent qu'il a voulu lui donner... De plus en plus, Kuko ressent comme une gêne en elle, mais quelle en est la raison exacte ?


S'il y a une chose que l'on ne peut pas reprocher à Nagamu Nanaji, c'est bien son désir, depuis le début, de s'intéresser de très près à ses personnages, en décortiquant leurs troubles pour ensuite les pousser petit à petit à se mettre à nu et à exprimer leur moi profond, ce qu'ils gardent enfermés au fond d'eux. De ce fait, le récit peut souvent sembler très lent, tarder à avancer réellement, et il est même possible d'en décrocher à cause de ça. Encore plus avec ce tome, où il peut y avoir une frustration liée à la brièveté de l'histoire principale (comme dans le tome précédent, elle s'arrête après même pas 150 pages pour laisser place à une histoire courte... au demeurant plutôt sympathique malgré tout, même si cette fois il n'y a pas de rapport avec Moving Forward), mais aussi à la sensation que chacun avance très doucement dans une voie désormais à peu près établie : Kuko tente d'avancer dans la gestion de ses rapports aux garçons qui l'entourent, Kiyo s'interroge sur ce qu'il vent de faire et se rapproche d'Ibuki en cherchant un soutien, Sazuku (très discret dans ce volume, mais qui a une réaction très forte dans les dernières pages) avance musicalement en acceptant les cours de saxophone du vieux homard, Outa sort un peu de sa torpeur habituelle en se confrontant un peu plus à ses tourments artistiques et amoureux...


Chacun avance à son rythme, tout simplement. Mais avancer dans la vie n'est as forcément chose facile, et c'est une chose que la mangaka continue de dépeindre avec ne réelle volonté de justesse. Sans brusquer quoi que ce soit, Nanaji continue de brasser nombre de choses : la difficulté de bien s'exprimer, les impulsions et ce qu'elles peuvent révéler de nous, la difficulté de se montrer tel qu'on est puisque ça peut impliquer de montrer autant de bonnes choses que de mauvaises (mais à force de tout contenir, on finit par déborder...)...


Alors, oui, il peut y avoir une pointe de frustration après six volumes, il peut y avoir le sentiment que les choses évoluent très, très lentement, mais le travail effectué sur les personnages reste très appliqué, cela reste parfois bluffant visuellement avec quelques moments de mise en scène en non-dits très réussis, et Nagamu Nanaji reste à nouveau très bavarde dans ses petits mots d'autrice et dans ses pages bonus qui ont, elles aussi, pas mal de choses à dire.


Critique 1


Après avoir gagné un prix important en s'inspirant des idées de Kuko, Outa n'a de cesse de revenir vers Kuko afin de se racheter. Après une énième tentative, la jeune fille finit par accepter une paire de converse rose. Un cadeau qui aura de quoi la ravir, même si elle sait que cela n'a sans doute rien avoir avec l'amour. Pendant ce temps, Kiyo et Ibu semblent se rapprocher. 


"Quand je voulais le serrer dans mes bras... Peut-être qu'en fait, je voulais qu'il me serre dans les bras..."


Comme à l'accoutumée, Nagamu Nanaji nous propose un volume de qualité, prenant le temps de développer la vie quotidienne et les sentiments intérieurs de chaque protagoniste. Le lecteur aura l'occasion de voir la situation de chaque personnage de la série et de leur relation entre eux. Toutefois, on aura l'impression que l'auteure se préoccupe peut-être un peu trop de tous les personnages. Non pas que cela nous déplaise, mais, en faisant cela, ça ne permet pas à la trame d'avancer autant qu'on le désire. Si on ajoute à ça que la mangaka introduit une petite histoire en fin de volume, le récit principal ne pourra donc être aussi conséquent dans ce présent opus.


Ne boudons cependant pas notre plaisir, Nagamu Nanaji reste cohérente et pertinente dans son récit. Comme si la vie n'était que vagues, elle nous conte l'évolution de chacun. Outa semble sortir de son mutisme et commence à agir pour solutionner à sa façon ses problèmes. Kuko, pour sa part, gère comme elle peut ses relations avec les différents garçons qui l'entourent. Sazuku, de son côté, semble également évoluer dans le positif en acceptant d'apprendre le saxophone auprès d'un vieux professionnel. Mieux, l'auteure nous permettra d'en savoir plus sur le lien qui unit Outa et Una, notamment sur les raisons qui ont poussé le jeune homme à tomber amoureux. 


En somme, Moving Forward continue son chemin en étoffant et en faisant évoluer autant ses personnages que leurs relations. A défaut d'avancer d'un pas décisif ou plus risqué, Nagamu Nanaji soigne son récit et sa cohérence. Un choix que l'on n'aura difficile à remettre en question.


Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

14.5 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
titali

15.5 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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