MPD Psycho Vol.24 - Actualité manga

MPD Psycho Vol.24

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 13 Mars 2018

MPD Psycho existe depuis plus de 20 ans. Durant toutes ces années, la série s’est imposée comme un incontournable du genre thriller. Elle a pu nous faire frissonner à travers ses meurtres abjects et nous émerveiller par sa folie macabre. Mais toute bonne chose a une fin. C’est donc le cœur serré et excité tout à la fois que nous ouvrons le dernier tome de MPD Psycho. 


Un ciel jauni, les pales d’une éolienne arrêtée, un pneu abandonné sur un sol aride, une horde d’éoliennes alignées dans un paysage fade. Devant cette vue, Amamiya Kazuhiko nous fait face. Son regard semble fixer le lointain. Y a-t-il quelque chose qui l’appelle ? 


Dans le lointain, Isono Machi a enfin repris possession de son corps. Elle retrouve dans la réalité Sasayama. Leurs retrouvailles sont fortes en émotions, mais Machi sait qu’elle doit faire vite. Le démon en elle peut la supplanter à tout moment. A l’intérieur d’elle justement, Tetora fait tout pour ralentir l’ennemi mortel. C’est à cet instant précis qu’Amamiya reprend conscience dans le corps de Tetora, laissé vide par ce dernier.


« It’s better to burn out than to fade away. »


Le lecteur assiste à des retrouvailles inespérées entre Machi, Sasayama et Amamiya. La nostalgie nous prend à la gorge lorsqu’on se souvient que ces trois-là étaient déjà réunis au début de l’œuvre. Ce même trio qui avait fait équipe pour résoudre les différentes enquêtes criminelles qui s’étaient présentées à eux. Pourtant, cette rencontre n’est pas faite pour durer. Tout comme Machi est consciente qu’elle n’est pas destinée à rester avec Amamiya. La jeune femme sait que le temps joue contre eux. Le temps presse. Tetora ne pourra pas retenir indéfiniment l’ennemi. Machi ne peut davantage s’adresser à Amamiya. Ils se retrouvent pour mieux se quitter. Leur amour refoulé se rencontre pour mieux s’envoler. 


« Adieu, Kazuhiko ! »


La survie d’Amamiya Kazuhiko sera le mot-clé de ce présent volume. Cette survie aura néanmoins un synonyme de taille. Celui du sacrifice. Et le tribut sera hélas élevé et douloureux. Mais les amis d’Amamiya savaient de quoi il en retournait. Parfois pour que la vie soit préservée, la mort est un mal nécessaire. 


Sho-u Tajima et Eiji et Otsuka nous offre un épilogue subtil et pertinent, au goût doux-amer. Dans une beauté fataliste et horrifique, MPD Psycho se conclut avec maestria. Les auteurs nous laissent entrevoir ce que deviennent certains personnages, sans trop en révéler. Ils nous laissent une petite porte entrouverte. 


Un adolescent marche sur une plage. Les éoliennes le narguent au loin. Il sent une présence derrière lui, celle d’une jeune fille. Le regard du garçon se trouble pour mieux s’apaiser. 


A côté d’une vieille bicoque Citroën, l’adolescent chantonne un air, cigarette à la main. : « Un joli petit refrain qui s’envole au vent… Un joli petit refrain qui disparaît à tout jamais. »


Rollin’ baby, it’s allright.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
titali

17 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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