Kuma Kuma Kuma Bear Vol.2 - Actualité manga

Kuma Kuma Kuma Bear Vol.2

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 18 June 2021

Avec sa maturité, et malgré l'étrangeté de son costume d'ours qui la rend complètement cheatée, Yuna s'adapte plutôt bien à sa nouvelle existence, dans un monde dont elle continue à découvrir le fonctionnement. Mieux: malgré les messes-basses sur sa tenue et sur ses capacités surpuissantes qui lui valent bientôt le surnom d'"ourse sanglante", la jeune fille qui était si solitaire dans notre monde a commencé à s'ouvrir, notamment via la jeune Fina. Et à présent, voici qu'elle participe à une mission d'extermination de gobelins en compagnie de Rulina, une aventurière de rang D faisant partie de l'équipe de Debrann, l'un des aventurier qu'elle avait massacrée dans le tome 1. Deux jeunes filles contre une centaine de gobelins et éventuellement une "mauvaise surprise" plus puissante encore ? Même si Rulina est très loin d'être rassurée, ça ne fait clairement pas peur à notre héroïne, elle qui est tellement puissante...

Cette lutte contre toute une armée de gobelins n'est qu'un rebondissement parmi d'autres dans ce deuxième volume, ce qui n'empêche pas Sergei de bien le mener visuellement avec un rendu rapide et clair et, surtout, une nouvelle exploitation efficace de la maturité de Yuna: la jeune fille, en plus d'être très puissante grâce à son costume, ne se repose pas uniquement sur cette puissance pure, et sait en plus élaborer quelques stratégies/pièges rapides pour être sûre de l'emporter plus aisément.

La suite du volume enchaîne les étapes, sur un rythme toujours assez soutenu et globalement bien équilibré. Yuna a effectivement encore bien des choses à découvrir, en premier lieu sur ses capacités, son costume ainsi que son inventaire infini étant décidément bien pratiques. Ici, il sera notamment question pour elle de découvrir qu'elle peut invoquer deux familiers, deux gros nounours aux super bonnes bouilles et aux allures de gigantesques peluches, qui montreront déjà, derrière leur allure aussi imposante que craquante, pas mal de fiabilité, d'utilité (ne serait-ce que pour se déplacer ou pour intimider des créatures ennemies) mais aussi de caractère. Puis avec la conception de sa maison "transportable", évidemment une curiosité en forme d'ours, ce sont encore de nouvelles choses que notre héroïnes entrevoit.

Mais c'est également sur le monde qui l'entoure que Yuna continue à faire des découvertes: nouveaux monstres comme le sanglier géant, les gobelins et les tigres-loups dont le design trouve un bon équilibre entre dangerosité et "mignonnerie", nouvelles rencontres, ou encore compréhension un peu plus poussée du fonctionnement de la ville et des guildes (avec la découverte de la guilde du commerce, son interdépendance avec celle des aventuriers, le besoin de la jeune fille de comprendre l'importance des rapports à faire à la guilde des aventuriers pour ne pas mettre dans la mouise les autres aventuriers dans leurs missions...).

Autant de choses qui, petit à petit, font encore avancer la place prise par "'ourse" dans ce monde. Bien sûr, l'humour est toujours là, en filigranes, bien souvent, entre l'aspect cheaté de Yuna, sa dégaine d'ourse, tous les moments où elle est source d'étonnement et de curiosité de la part des autres et qu'elle voit sa réputation prendre un tour qu'elle n'a pas souhaité... Mais d'autres choses évoluent elle aussi tout doucement, entre l'installation de sa maison sur un terrain, ou bien sur la nouvelle place que la petite Fina prend à ses côtés. Yuna semble prendre de mieux en mieux ses marques, et c'est quelque chose qui passe beaucoup aussi par tous les petits moments de bienveillance et de souci envers l'autre qu'elle sait montrer, bien loin de son ancienne vie solitaire. Il suffit de voir son refus de prendre sa récompense auprès des villageois déjà trop pauvres après la chasse aux gobelins, son désir de prendre un terrain qui ne soit pas trop éloignée de la maison familiale de Fina, certains "actes de charité" qu'elle fait... et tout ceci a évidemment aussi un certain impact positif sur ses relations avec les autres, la jeune fille finissant me^me par s'étonner de quelque chose qu'elle n'avait jamais connu jusque-là: de simples remerciements chaleureux.

Le choix de Meian de sortir le tome 2 en me^me temps que le premier est donc judicieux: avec ce second opus, Kuma Kuma Kuma Bear fait un peu plus que confirmer son capital-sympathie entrevu dans le premier volet. L'oeuvre a son charme, une légèreté de ton qui fait mouche, des pistes tout à fait sympathiques derrière le fond somme toute très classique... Il n'y a plus qu'à espérer que l'oeuvre saura tenir la route sur la longueur, mais pour le moment il y a de quoi être facilement emballé !

Enfin, c'est aussi sur le plan de l'édition française que le bilan est positif. Si l'on excepte quelques petits moirages parfois, le reste est satisfaisant: bonne qualité de papier, traduction de bonne facture de Vanessa Gallon, lettrage convaincant de Florian Monnier, jaquettes ornées d'un petit vernis sélectif sur le logo-titre... On appréciera également, comme il est généralement de coutume dans les adaptation manga de light novel, la présente à la fin de chacun des deux volumes d'une courte nouvelle écrite par le romancier d'origine, des histoires courtes inédites loin d'être inintéressantes puisque, entre autres, elles éclairent un petit peu plus la vie passée de Yuna.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15.5 20
Note de la rédaction






MN Actus
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