Jour où j’ai décidé d’envahir la Terre (le) Vol.3 - Actualité manga

Jour où j’ai décidé d’envahir la Terre (le) Vol.3

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 24 September 2020

"- Quand comptes-tu conquérir la planète ?
- Quand j'aurai du temps libre.
"

Nagi a fait son retour au lycée après sa longue hospitalisation, l'extraterrestre Riko venu de Haüs a trouvé refuge chez les Hirose en tant que chat tandis que ses pouvoirs ont été limités, et pendant ce temps le lien unissant Kôichi et l'arme vivante d'Orberio Ôtori continue de se renforcer... du moins, jusqu'à l'irruption d'un nouvelle tête à l'école. Jolie blonde richissime, Ayla Machefsky vient tout droit de Russie, envoyée au Japon par sa famille d'oligarques et plus précisément par sa grand-mère dans un but précis: jauger la dangerosité d'Ôtori et voir si elle constitue une menace pour la Terre, ou si elle compte vraiment la protéger comme l'affirme Hirose. Le premier contact est pour le moins agressif, notre héros se faisant planter en plein coeur avant de "ressusciter" ! Mais Ayla se calmera bien vite, se posant alors en observatrice, tandis que le festival culturel du lycée approche à grands pas...

Marqué par ledit festival où les classes de Koichi et d'Ôtori doivent redoubler d'efforts pour bien préparer leur activité respective (un café d'un côté, une danse de l'autre), ce troisième volume joue sur différents éléments permettant d'enrichir encore le récit, en tête desquels l'arrivée d'Ayla, demoiselle vouée à occuper un rôle important, dans la mesure où ces 190 pages auront comme enjeu principal sa vérification de la fiabilité ou non d'Ôtori et de Kôichi: sont-ils une menace pour la Terre, ou non ? Après tout, il est apparemment difficile de croire totalement une envoyée d'Orbério...

On apprend donc, ici, à découvrir en Ayla une adolescente qui est donc, elle aussi, impliquée dans les projets de conquête de la Terre, et qui se présente ici comme une jeune fille assez intéressante. Quelque peu hautaine par moments, elle amuse un peu quand son statut de super riche se confronte à certaines choses du "bas peuple", mais elle intrigue aussi, ne serait-ce qu'à travers son pouvoir de lire dans les gens. Et sur ce point-là, il y a plus d'une chose à retenir, comme son impossibilité de lire en un Nagi restant vraiment mystérieux derrière son allure joviale (on sent vraiment qu'il cache quelque chose de potentiellement inquiétant, son passage à l'infirmerie vers la fin du tome en étant une autre preuve), ou ce qu'elle permet de confirmer concernant une attachante nouvelle venue, la timide Tokio Koga, camarade de classe de Kôichi ayant de doux sentiments pour lui... et qui sera l'un des éléments déclencheurs d'une petite "dispute" d'Ôtori envers Koîchi.

Car ce tome est aussi assurément marqué par le caractère que notre héroïne extraterrestre se met à montrer envers son partenaire, dès lors que tout ne va pas comme elle veut: que ce soit via la présence de Koga ou à travers la complicité nouvelle de Kôichi avec Riko, la jeune fille se montre finalement jalouse, une jalousie difficile à cerner pour notre héros qui ne sait pas ce qu'il a fait de mal... Mais qui sait, peut-être pourra-t-il y voir plus clair à l'issue d'une fête culturelle chamboulée par la venue d'un nouvel ennemi ?

Le nouvel ennemi de ce tome, issu de la planète Yushift et ayant d'intéressantes facultés d'évaporation, posera quelques problèmes bien orchestré par Maiko Ogawa, notamment dans une fin de tome où il va falloir ruser pour combattre en public sans mettre en danger les autres et sans être démasqué. Mais son intérêt est surtout de cristalliser non seulement l'avis d'Ayla sur Ôtori, mais aussi l'importance du lien entre cette dernière et Kôichi. Au fil de ce volume, on entrevoit une Ôtori tour à tour jalouse, évasive, tâchant quand même de se donner à fond dans les préparatifs de la fête puis dans sa danse au point de bien attirer l'attention... alors que, dans le fond, elle ne sait pas vraiment si toutes ces activités lui font plaisir, elle qui ne rêve que de choses simples et tranquilles aux côtés de son précieux partenaire. par ailleurs, on appréciera aussi l'observation faite par Koga sur le fait que, sur scène, Kôichi ne regarde qu'Ôtori...

En somme, Maiko Ogawa continue ici d'enrichir doucement mais sûrement son univers et d'intriguer comme il se doit sur certaines choses (notamment ce que cache Nagi), au fil d'un récit ici très axé tranche de vie, avec son lot de petits développements, d'enrichissements, de notes d'humour, et surtout une efficace mise en valeur de la relation continuant de se renforcer entre nos deux héros. Un très chouette moment de lecture, pour une oeuvre confirmant encore son capital-sympathie.
   

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15.5 20
Note de la rédaction






MN Actus
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