Jour où j’ai décidé d’envahir la Terre (le) Vol.12 - Manga

Jour où j’ai décidé d’envahir la Terre (le) Vol.12

Rédaction

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 28 Novembre 2022

Alliée à l'envahisseur goz Zoki, Mâya, la "soeur" de Nozomi qui tentait désespérément de trouver un sens à son existence depuis la disparition d'Orbério, a fini par être vaincue par notre héroïne... mais la bataille n'est pas encore terminée puisque Kôichi est actuellement seul face à Zoki, qu'il espère toujours pouvoir éliminer tout en sauvant Nagi, son frère qui ne doit sa survie depuis dix ans qu'à la présence de l'extraterrestre en lui...

Voici déjà quelques tomes que l'attention s'est beaucoup focalisée sur la double-menace Zoki-Mâya, en ayant notamment abouti dans les précédents chapitres sur un développement nuancé d'une Mâya finalement assez touchante dans la vanité de son existence et sur une interrogation cruciale autour de la survie ou non de Nagi, le frère de Kôichi semblant condamné. Avec ce 12 volume, l'heure est alors venue pour la mangaka Maiko Ogawa de conclure toute cette phase, avec une dernière ligne droite qui sera forcément prenante et poignante.

Ce n'est pourtant pas sur le plan de l'action pure que l'autrice va briller le plus ici: une nouvelle fois, Ogawa a un peu de mal à intensifier son rendu visuel pour vraiment dégager une forte tension, d'autant plus que son découpage de l'affrontement reste plutôt standard. En revanche, l'ensemble reste clair visuellement, et nombre de petits éléments sont bel et bien là pour entretenir le rythme et le suspense, à commencer par des interrogations évidentes: seul, Kôichi a-t-il la moindre chance de l'emporter contre Zoki ? Peut-il parvenir à enfin réellement maîtriser le pouvoir de son coeur, ce coeur confié par Nozomi ? Et alors qu'il espère encore pouvoir sauver son frère, est-ce vraiment possible ? A l'arrivée, on voit que le si souvent bienveillant Kôichi s'affirme quitte à montrer plus d'hostilité, tout comme on voit qu'il peut toujours compter sur l'aidée de Riko, D'ayla avec Bishahora, et, surtout, de Nozomi qui affirme de plus belle sa place auprès de lui.

Et pourtant, l'issue de cet affrontement semble en permanence inévitable, on le sent bien. Cette issue, on va évidemment éviter d'en dire trop dessus, mais on peut souligner que la mangaka a la bonne idée d'éviter de trop y sombrer dans le pathos. Il y a un côté fataliste dans les "retrouvailles" de Nagi avec Mâya et dans la décision du frère de Kôichi, et la chose est bien dosée, assez sobre et naturellement touchante. D'autant plus quand l'autrice aborde vite et bien "l'après" de cette bataille cruciale, entre un Kôichi en pleins questionnements/tourments et une Nozomi qui tâche de lui répondre sur nombre de choses: les regrets, le sentiment d'impuissance, le sens des vies perdues, ce qui définit le fait d'être vivant...

Et il va de soi que tout ceci aura un impact essentiel pour la suite du récit, puisque même si une bataille est passée, la "guerre" n'est pas du tout finie. Quelques mois passent, une nouvelle année scolaire débute, et c'est quand Kôichi n'a plus du tout envie de se battre qu'un nouvel ennemi passe par le Port et que Nozomi se retrouve impliquée dans de nouvelles choses. Nourri par la bataille contre Zoki et Mâya et par son lien toujours plus fort avec la jeune fille, notre héros semble alors prendre, dans les dernières pages du tomes, une décision capitale, où il s'affirme encore, et où le titre de la série commence à prendre tout son sens... Autant dire que l'on attendra avec beaucoup d'intérêt cette nouvelle étape qui constituera sans doute la dernière ligne droite de l'oeuvre, puisqu'il ne reste plus que trois tomes avant la conclusion.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai
16 20
Note de la rédaction