Jealousy Vol.1 - Actualité manga

Jealousy Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 23 January 2019

Lancée en France en grandes pompes en 2018 par les éditions Taifu Comics avec la sortie de plusieurs titres et sa venue dans notre pays en automne, la mangaka Scarlet Beriko est revenue en toute fin d'année chez l'éditeur avec le premier volume de Jealousy, une oeuvre qui compte actuellement 2 tomes au Japon et qui est toujours en cours.

Dans celle-ci, nous suivons Rogi Uichi, un yakuzas désormais plutôt rangé puisqu'il est devenu père de famille, mais qui, suite à sa rencontre avec le jeune Hachi, se remémore son passé. Un passé bien différent de l'image qu'il renvoie aujourd'hui. Un passé où il se montrait plus libre, que ce soit dans ses actes ou dans ses fréquentations, essentiellement sexuelles. Un passé marqué notamment par les faveurs qu'il offrait au petit yakuza Handa, et surtout par sa rencontre avec un certain Akitora...

Certains noms de ce court pitch vous disent quelque chose ? Ce ne serait pas étonnant. Scarlet Beriko semble aimer connecter ses mangas entre eux par le bais de personnages communs, elle avait déjà fait le coup pour ses précédentes oeuvres Minori no te et Yondaime Ôyamato Tatsuyuki, et elle récidive ici, entre autres via le personnage d'Akihito, que l'on découvre ici dans sa jeunesse, et qui n'est autre que l'actuel chef du clan Ôyamato et père de Tatsuyuki, le personnage principal de Yondaime Ôyamato Tatsuyuki.

Avec les connexions entre Yondaime Ôyamato Tatsuyuki et Jealousy, vous avez peur de ne pas tout comprendre à ce dernier ? Rassurez-vous, il n'en est rien: Jealousy peut très facilement être lu indépendamment, même si connaître les précédents travaux de l'autrice peut être un petit plus, car il faut bien avouer qu'il est assez séduisant de voir les personnages de ces différents mangas évoluer das un univers commun.

Sans doute est-ce, d'ailleurs, l'un des charmes principaux de ce premier volume qui dans un premier temps, peine un peu à faire décoller son histoire. Néanmoins, l'autrice prend plutôt efficacement son temps pour planter les choses, le contexte, ainsi que le comportement beaucoup plus libre qu'avait dans sa jeunesse Uichi, dont on découvre ici une facette complètement différente de celle du père de famille qu'il est aujourd'hui. On le comprend d'ailleurs dès les premières pages, avec d'emblée une scène de sexe explicite qui n'est que la première d'une assez longue lignée. Mais au fil de ces scènes torrides et de certaines passions dévorantes ou dévastatrices, on discerne surtout des conflits de gang, des manipulations et un lien Uichi/Akitora qui, plus tard, pourrait amener un récit plus compliqué pour les personnages...

En attendant de voir tout ça dans la suite de l'oeuvre, saluons les qualités visuelles de la dessinatrice, qui sait souvent profiter d'un découpage assez académique (cases toujours carrées ou rectangulaires, bien séparées, ou quasiment rien ne déborde...) pour proposer une mise en scène élégante et léchée où elle met à merveille les corps dénudés en valeur, puisqu'elle dessine plutôt très bien ceux-ci.

Côté édition, Taifu propose ici un livre au papier souple et sans transparence, doté d'une très bonne qualité d'impression, et servi par une traduction soignée de Nicolas Pujol. On pourra aussi apprécier la présence d'une première page en couleur.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

14.5 20
Note de la rédaction






MN Actus
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