Je crois que mon fils est gay Vol.2 - Actualité manga

Je crois que mon fils est gay Vol.2

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 22 September 2021

Le jeune Hiroki ne semble pas s'intéresser aux filles. En revanche, il est loin de rester indifférent face à Daigo, son meilleur ami. Ca, la maman du jeune homme qu'est Tomoko l'a bien remarqué. Tandis que son ainé profite toujours plus du temps passé avec Daigo tout en cachant maladroitement son attirance, cette mère continue de jeter un regard bienveillant sur Hiroki.

La comédie d'Okura, touchante à souhait, a su nous attendrir avec un premier tome enchainant les petites situations autour de Hiroki, cet adolescent attiré par la gente masculine et surtout son ami Daigo. Et plus au même titre que le fils, c'est le regard de cette bienveillante maman que nous avons pu apprécier, un choix donnant un cachet certain au récit. De cette manière, Je crois que mon fils est gay devenait l'histoire d'un garçon dont la mère ne souhaite qu'une seule chose : Le bonheur de son rejeton.

Mais la formule du récit posait vite une limite. De par sa construction, le manga d'Okura laissait prévoir une certaine routine qui s'installait déjà dans le premier tome. L'impression est confirmée dans ce deuxième volume qui, globalement, propose une approche très similaire bien que quelques nouvelles idées de tranches de vie soient au rendez-vous. Est-ce un mal ? Pas le moins du monde, puisque c'est pour ces scenettes légères traitant de l'homosexualité dans notre société, par le regard de sa mère, que le premier tome s'est avéré très appréciable.

Si nous savons bien que Hiroki a un faible pour Daigo, on pouvait être curieux d'observer la solidité de leur amitié. C'est en partie ce que propose Okura en faisant de l'ami du jeune homme un personnage récurrent, et n'hésite pas à présenter la rencontre entre les deux camarades. Le côté relationnel de cette suite va plus loin via l'introduction d'une nouvelle figure, Asumi, amie d'enfance de Hiroki qui a un sérieux faible pour ce dernier. L'histoire aurait pu être traitée de manière dramatique, mais elle reste présentée par le regard mature d'une mère qui voit là les aléas de l'adolescence, ni plus ni moins. Et dans cette diversité des portraits et des situations, on appréciera l'accent mis de temps en temps sur le frère de Hiroki, un garçon à l'air introverti mais dont on apprécie la place au sein de la petite famille.

Tout en abordant ces petites histoires, Okura continue de ponctuellement présenter la place de l'homosexualité dans la société nippone, que ce soit par le prisme de la pop culture ou les regards des uns et des autres. Une nouvelle fois, c'est la bienveillance de Tomoko qui transcende le récit. Pas le temps pour un personnage de faire preuve de défiance puisque le tempérament de l'héroïne amène une aura pleine d'enthousiasme, tout en présentant ses propres limites. Car cette maman a beaucoup de chose à apprendre sur cette diversité, et sa curiosité fait aussi office d'acceptation de la différence au sein du récit.

Je crois que mon fils est gay est un manga qui n'évolue que par quelques situations et autres développements, mais reste une lecture particulièrement enthousiasmante, remplie d'optimiste et d'égard, abordant aussi bien la période de l'adolescence que la place de l'amour entre individus du même genre. Feel good à souhait, le titre d'Okura ne manque pas de force, bien au contraire. Il est à noter que le quatrième tome devrait être le dernier, ce qui donnera à l'œuvre une durée très honnête, même si on éprouve d'avance un petit pincement au cœur à l'idée de devoir quitter Tomoko, Hiroki et leur famille et amis.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

14.5 20
Note de la rédaction






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