It's My Life Vol.4

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 14 Febuary 2020

Chronique 2 :

Astra et Noah vivent un quotidien paisible dans leur demeure champêtre, ce qui n'empêche pas le petit foyer de connaître son lot de déboires. Des soucis financiers suite aux achats impulsifs de l'ancien commandant, un concours de beauté pour gagner un meuble qui sierait à merveille dans la maison, ou encore Gogor qui s'absente mystérieusement... Les jours d'Astra et Noah se suivent, mais sans se ressembler !

A la lecture de ce synopsis, on se rend bien compte que ce quatrième tome de It's My Life continue d'enchaîner les chapitres aux situations variées, qui viennent continuellement nourrir toute l'ambiance légère du titre. La formule d'Imomushi Narita demeure, ce qui n'empêche pas le tome d'apporter quelques petits éléments qui viennent aussi renforcer l'intérêt qu'on a pour les personnages.

Ainsi, le tome s'ouvre par un véritable prologue à la série, revenant sur chacun des personnages importants juste avant le premier chapitre. Une belle occasion de montrer que les ajouts de l'histoire se greffent particulièrement bien à l'intrigue globale, et de prouver que ces personnages ont véritablement évolué durant les trois premiers opus.
Par la suite, ce sont différents chapitres, aux idées qui se renouvellent à chaque fois, qui sont proposés. On retiendra surtout l'épisode autour de Gogor, un peu plus dépaysant, mais surtout terriblement touchant. Le dragon domestique était déjà attachant jusqu'à présent, et cet opus lui offre une petite dimension tragique qui fera vibrer les cordes sensibles des amoureux d'animaux domestiques. Il est agréable que la mangaka parvienne à apporter de tels développements à partir de petits riens, ce qui est aussi le cas concernant les deux frères draconiens qui laissent temporairement de côté leurs casquettes de comic-relief, pour devenir un poil plus sérieux.

Un joli programme, donc, et les chapitres plus orientés comédie ne sont pas en reste, puisqu'ils restent globalement drôles et appréciables pour les atmosphères qu'ils offrent. Une qualité humoristique essentiellement due à l'habilité de l'autrice de jouer avec ses personnages, ainsi Astra et Noah n'occupent pas systématiquement une place centrale dans le récit, une intention totalement volontaire d'Imomushi Narita, selon ses paroles dans la postface du volume.

Ceux qui attendent toujours une intrigue plus sérieuse au sein de It's My Life pourront passer leur chemin... ou presque. Si le titre s'affirme une nouvelle fois comme une tranche de vie drôle, touchante et apaisante au sein d'un univers de fantasy, la toute fin de ce 4e volume développe quelque chose de bien plus sérieux et sombre, une sorte d'arc pouvant faire écho aux quelques mystères déjà mis en relief dans le récit. A voir ce que cela donnera par la suite, mais il n'est pas impossible que l'atmosphère du cinquième opus diffère un chouïa de ce que nous avons connu dans le titre, jusqu'à présent.


Chronique 1 :

Après un petit prélude plutôt sympathique, on retrouve nos héros dans leur vie quotidienne. Maintenant que sa pergola est construite, Astra va pouvoir en profiter... à moins que de nouveaux problèmes ne se présentent dans son quotidien rêvé ? En effet, par passion pour sa maison, il a encore craqué sur des promotions de meubles au point de se retrouver sans le sou, et aucune quête n'est proposée au village ! Il va donc falloir faire un petit tri dans ses vieux objets, en espérant en retirer un peu d'argent. Puis, quand un festival a lieu au village, notre ancien paladin, par appât de l'ameublement proposé en récompense, se met en tête de gagner le concours de beauté réservé aux semi-humaines, quitte à exploiter Noah et Kyuss...

Du côté d'Astra et de Noah en eux-mêmes, Imomushi Narita joue ici essentiellement sur l'humour et la légèreté, avec pas mal de bonnes petites idées rigolotes, comme certains running gags (en tête l'obsession d'Astra pour l'ameublement de sa chère maisonnée), l'achat d'un objet d'un goût si douteux qu'il effraie même Noah (sans compter que l'objet a l'air vivant...), le ridicule du concours de beauté avec un particulier l'allure d'un Kyuss toujours prêt à tout pour celui qu'il admire, sans oublier toutes les frimousses de Noah... On continue de bien s'amuser dans ces quelques instants de tranche de vie mêlant comique, chaleur et convivialité, et faisant surtout ressortir les personnages qui se sont installées et les relations qui se sont bâties autour d'Astra depuis que la petite Noah est arrivée dans sa vie.

Et pourtant, cet aspect n'est pas forcément le plus présent du volume, dans la mesure où plusieurs passages préfèrent s'attarder un peu plus sur les personnages secondaires que l'on a appris à découvrir au fil des trois premiers tomes. Ainsi, entre autres un certain travail est effectué sur Elizabeth: la jolie "grande soeur" de Noah, coincée dans son rôle sur son île, prisonnière des attentes que l'on a à son sujet, en vient à s'interroger sur pas mal de choses, comme son sentiment de ne pas être maîtresse de sa vie, ou encore les raisons poussant son peuple à détester les humains et à les éviter, par pur sentiment de supériorité. La jeune fille, à la veille de la cérémonie des 20 ans, prend alors une décision importante, qui n'est d'emblée pas sans conséquences, au vu de la toute fin du volume nous laissant, pour la première fois dans la série, sur un vrai climax ! Mais avant cela, d'autres visages secondaires sont un peu plus décortiqués, y compris nos chers frères draconiens qui, derrière leur côté "running gag", dévoilent en partie leur passé et la raison de leur comportement de brigands sans fierté. Et même si ça reste assez rapide, c'est on ne peut plus plaisant d'en apprendre un petit peu plus sur ce genre de personnages secondaires humoristiques, tant c'est une chose plutôt rare !

Mais il reste que le passage le plus long et, peut-être, le plus poignant du volume est à chercher du côté du troisième habitant de la demeure d'Astra: Gogor, le "dragon de garde" de notre héros. Quand Noah lui promet une tarte aux pommes en rentrant à la maison, cette petite phrase réveille en l'animal toute une facette insoupçonnée, une jeunesse qu'il semble se remémorer et qui s'avère captivante à suivre, tant ces quelques dizaines de pages expliquent bien les circonstance l'ayant amené à aimer les humains et à détester se sentir seul, des comportement normalement contraires à son espèce. Imomushi Narita livre un passage un brin mélancolique et nostalgique mais sans pathos, alors même que l'on comprend très vite quelle issue un peu dramatique attend l'entourage du dragon. La mangaka enveloppe le tout dans une atmosphère vraiment réussie grâce aux croyances du peuple razamanaz et à la "malédiction" de ses terres, elle sait également évoquer vite et bien certaines épreuves que le dragon a dû traverser (la disparition de ses proches, la solitude, le rejet par ses pairs car il a grandi différemment...), et elle le fait avec d'autant plus de réussite que notre cher dragon sans yeux reste souvent forcément neutre sur le plan visuel... Qu'a-t-il bien pu ressentir exactement au fil de toutes ces épreuves ? Il revient en partie au lecteur de se faire son idée là-dessus, mais une chose au moins est sûre: aux côtés d'Astra et de Noah, l'attachant animal a trouvé un foyer où il peut être heureux.

Visuellement, la mangaka avoue être passée au dessin par tablette à partir de ce volume, et rien ne jure. Bien au contraire, le rendu se fluidifie encore. Et même s'il reste encore des petites maladresses, l'artiste a toujours pour elle un univers attachant et une vraie expressivité. Enfin, côté références musicales, elle continue de régaler, aps uniquement dans les noms de chapitres, mais aussi dans ceux de divers personnages, nous faisant passer de clin d'oeil en clin d'oeil, aux frère Young d'ACDC, à Anathema, etc...

Au final, It's my life s'offre à nouveau un tome plaisant et réussi, la série ayant su, en déjà 4 volumes, installer tout un univers attachant, où Narita ne néglige aucun personnage. La mangaka finissant son tome sur un bon petit climax, et annonçant d'ores et déjà que les volumes suivants s'intéresseront beaucoup aux personnages gravitant autour d'Astra et de Noah, on a encore plus hâte de voir de quoi la suite sera faite, et quels développements nous attendent.
   

Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Takato

15 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16 20
Note de la rédaction






MN Actus
Dernières news News populaires News les plus commentées Fermer

Dernières News