Homunculus Vol.10 - Actualité manga

Homunculus Vol.10

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 23 Febuary 2010

Plus d’un an et demi après le tome précédant nous revient cette plongée hallucinée dans le subconscient humain.
Il est donc utile de faire le point sur l’intrigue. Nakoshi n’a pu acquérir une position sociale élevée que par la dénégation de ses origines modestes et de sa vraie apparence, modifiée par la chirurgie esthétique. Après la révélation de ces raisons profondes à la marginalisation de Nakoshi par Manabu, c’est au tour de celui-ci de mettre Manabu face à sa réalité.
Manabu continue à cacher son mode de vie à son père malade, se dépouillant pour l’occasion de sa carapace psychologique formée par ces piercings et autres breloques pour revêtir l’aspect du bon fiston étudiant.
Cachant toujours sa totale inexpérience sexuelle derrière son aspect extravagant, Manabu n’a encore défini aucune préférence sexuelle et vit dans cette ambigüité non affirmée. Nakoshi le place devant un ultimatum. Il l’invite dans le restaurant du palace en face du parc aux sdf mais après l’avoir forcé à se travestir.
Au fil du récit, les deux personnages présentent des failles psychologies communes. Ils vivent dans un mensonge social et cachent leurs psychoses derrière une apparence lisse pour Nakoshi et extravagante pour Manabu.
La causerie autour d’une bouteille de vin dans ce tome 10 est l’occasion d’une nouvelle psychanalyse/ affrontement entre les deux protagonistes. Le vin désinhibant Manabu, il reprend le dessus dans l’analyse de Nakoshi et creuse encore et encore sans que l’on soit sûr qu’il parle bien de Nakoshi et non de lui-même. Manabu semble parfaitement s’assumer dans son identité féminine. Il devient presque une femme à part entière dans son attitude.
L’image du poisson guppy dans son aquarium nous égarait jusqu’à la fin de ce tome qui soulève un voile sur l’enfance de Manabu.
Hidéo Yamamoto continue à promener ses lecteurs vers un endroit loin de tout chemin balisé et on commence à se demander s’il va encore nous promener longtemps et s’il y a vraiment une destination finale. L’inventivité graphique est toujours au rendez-vous malgré un trait assez aride visuellement. Scénaristiquement cela tient la route, mais des explications tardent souvent à venir pour ramener le lecteur sur la voie de la compréhension.
Il est un peu difficile de reprendre la lecture de cette série sans un petit retour sur les 9 premiers tomes, sous peine de perdre purement et simplement de l’intérêt pour les longs échanges verbaux immobiles et l’accumulation de révélations qui constituent ce volume.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
neun11septembre

14 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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