Hanayamata Vol.2 - Actualité manga

Hanayamata Vol.2

Rédaction
Lecteurs
14 /20

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 07 Janvier 2014

Jusque là, la collégienne Naru Sekiya menait une vie qu'elle jugeait elle-même sans intérêt, la faute à une trop grande introversion. Mais le jour où Hana a débarqué dans sa vie, tout a changé. Naru a été emmenée par cette nippo-américaine survoltée sur les traces du yosakoï, et elle doit à présent confirmer son envie de découvrir cette danse haute en couleurs en fondant avec elle un club au lycée ! Tout ceci sous les yeux de Yaya, l'une des seules amies de Naru, qui n' apas sa langue dans sa poche et a bien du mal à appréhender l'enjouée Hana...

Pourquoi Naru s'est-elle tant rapprochée de Hana, son opposée ? Telle est la question que se pose Yaya... Mais la jeune fille pourrait bien entrevoir la réponse dans un début de volume où, par la force des choses, elle se retrouve obligée de passer une sortie en compagnie de l'extravagante blondinette... au risque de se laisser elle aussi contaminer, par certains aspects, par sa joie de vivre et sa sincérité !

Après ce petit moment sympathique, Naru et Hana prennent conscience qu'elles doivent à tout prix trouver d'autres membres pour leur club, car pour pouvoir fonder celui-ci, il faut un minimum de 4 membres, et elles ne sont encore que deux quand elle partent solliciter le parrainage de Sally Tokiwa, une jeune enseignante qui n'en a plutôt rien à faire... C'est précisément le moment où débarque dans l'histoire Machi, sérieuse présidente du conseil des élèves, accompagnée de la dénommée Tami Nishimikado, une belle et élégante petite brune, fille de bonne famille et amie d'enfance de Naru. Naru a toujours vu Tami comme son modèle, celle-ci a toujours été là pour la protéger, et quand Hana émet le souhait de la faire entrer au club, Naru entretient secrètement le me^me espoir, mais elle sait très bien que la tâche sera ardue, car Tami, en tant que riche héritière, à tous les espoirs de son père posés sur elle...

La majeure partie du tome prend alors le temps de présenter cette nouvelle venue, et plus précisément sa relation délicate avec un père qu'elle adore aveuglément, au point d'éviter à tout prix de le décevoir... Le portrait de Tami, dans le fond, est extrêmement classique, il est celui d'une riche héritière sur qui repose déjà trop d'espoirs qu'elle n'ose pas décevoir, au point de ne pas penser à ce qu'elle aimerait réellement faire. Si tout est classique et, au bout du compte, se résout très facilement, on reste néanmoins touché par une jeune fille que Sô Hamayumiba, à l'image de Naru dans le tome 1, parvient à rendre attendrissante, encore plus au vu de la relation entre celle-ci et notre héroïne, qui trouve un bel écho dans la volonté de Naru de venir en aide à Tami.

Après ce focus sur Tami, on reste néanmoins étonné par la rapidité à laquelle s'enchaînent les choses. Voici le club formé bien vite, avec Yaya en guise de bouche-trou et Sally contrainte d'être l'enseignante responsable du club bien malgré elle. On regrette un peu le manque de consistance de ces deux personnages. Mais si Sally reste pour l'instant une jeune prof peu concernée par ce club (gageons qu'elle changera par la suite), il y a néanmoins un peu d'approfondissement par la suite sur Yaya, qui montre un bon fond derrière sa grande gueule et son côté blasé d'avoir été enrôlée de force dans le club. La première sortie du club conduit nos héroïnes dans un festival où elles verront enfin un spectacle de yosakoï en vrai ! Toutefois, si vous vous attendiez à voir un beau spectacle bien mis en scène, ce ne sera pas encore pour tout de suite : tout tient en quelques pages basiques, et c'est un peu frustrant. Reste que voir le petit groupe s'épanouir au gré du festival fait plutôt plaisir : les retrouvailles avec Katsu, la découverte par Hana d'un festival de ce type et les petites conversations des filles sont autant d'instants frais et qui les rapprochent toujours plus, Naru passant un cap avec sa déclaration sincère et mignonne dans les dernières pages.

Avec ce deuxième tome, tout reste encore très classique, basique et assez facile, que ce soit dans la présentation des nouveaux personnages, dans la création du club ou dans la première sortie des filles. Mais la lecture reste rafraichissante, car portée par ces héroïnes attendrissantes, optimistes et contaminées par la joie de vivre de Hana.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai
13 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs