Gigant Vol.2 - Actualité manga

Gigant Vol.2

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 16 January 2020

Chronique 2

Rei est en train de réaliser un rêve éveillé après avoir fait la connaissance de Papico, starlette du porno dont il est fan! Les deux jeunes gens se lient d'amitié mais Rei attend davantage.
En parallèle, Papico tombe en possession d'un étrange bracelet qui lui permet de moduler sa taille... Est ce que ce bracelet est lié aux étranges événements qui ne cessent de se produire par le biais de l'énigmatique site ETE qui permet de réaliser les vœux des internautes, quelques soient les vœux, y compris les plus malsains et violents?

Le premier tome avait de quoi laisser sceptique, en particulier quand on connaît la réputation de son auteur, Hiroya Oku, qui propose depuis des années des titres polémiques qui peuvent se montrer aussi passionnants que dérangeants...et souvent surcotés!
On avait du mal à faire la part des choses entre le potentiel de cette nouvelle série et le grand n'importe nawak reposant à fond sur du fan service...
Ce second tome ne rassure pas plus qu'il n'inquiète davantage, il vient grossir les deux aspects précités qui étaient ressortie du premier opus, c'est à dire que le potentiel apparaît encore plus important, mais en parallèle, le fan service s'impose au milieu d'un immense bordel!

Si la relation entre les deux protagonistes avait tout pour se montrer intéressante, voire touchante, notamment à cause de la barrière de la profession exercée par Papico, il ne faut pas attendre longtemps pour que cette relation soit totalement gâchée par un personnage principal absolument détestable! Lorsque celui ci demande à la seconde de devenir sa petite amie et que cette dernière refuse, il pleure bruyamment dans un café pendant un moment aussi gênant qu'insupportable, qui semble interminable!
L'auteur vient de rendre son personnage principal absolument pathétique, détestable...à baffer!
Et on est censé trouver ce début de relation touchant? Au secours!
Quelle est la volonté de l'auteur avec ceci? Nous toucher? Nous dépeindre Rei comme un ado fragile et inexpérimenté? Comme une personne nocive et manipulatrice?

S'en suit une longue phase de fan service, qui pour le coup aurait pu être touchante si l'auteur n'avait pas tout gâché auparavant!

Mais la seconde partie du tome se montre bien plus intéressante, avec une insistance sur le fameux site énigmatique qui réalise des vœux aussi irresponsables que débiles!
On retrouve alors une constante chez l'auteur, la critique de la stupidité humaine exacerbée par les réseaux sociaux et le sentiment de toute puissance accordé par l'anonymat, une critique de cette bêtise et de cette haine qui se déverse en flot continu, prenant le pas sur tout le reste.

Et enfin on passe un nouveau stade dans la série, avec l'apparition de créatures géantes détruisant tout sur leur passage... Et ça tombe bien puisque Papico peut grandir à volonté: la voilà alors qui s'improvise super héroïne...mais totalement nue! C'est donc à ça que va servir cette capacité?
Entre sentai et Godzilla, on ressent presque la volonté chez l'auteur de faire son propre Evangelion, mais avec un coté nanar particulièrement présent! Est ce que ce coté nanar est voulu et assumé ou juste un ressenti au dépend de l'auteur...encore difficile à dire!

Le potentiel de la série augmente encore, mais les défauts de l'auteur sont tout de même très présents...cela a de quoi en rebuter plus d'un! Même à l'issue de ce tome, difficile de juger...un troisième opus sera nécessaire, voire davantage, pour se faire une idée un peu plus précise. Et la lenteur du rythme, laissant pour sentiment que les choses n'évoluent que trop peu n'aide pas!


Chronique 1

Des phénomènes étranges ont lieu en ville, et tout porte à croire qu'ils soient liés au site « ETE », initiales d'Enjoy The End, qui permet aux internautes de voter pour les événements qu'ils aimeraient voir se produire. Dans ce contexte, la relation entre Rei et Papico se fait toujours plus forte, et tous deux réfléchissent aux faits qui se déroulent actuellement. Ont-ils un lien avec la gadget de la jeune femme ?
Aussi, le garçon se lance et déclare sa flamme à son actrice fétiche, et amie depuis peu...

Véritable curiosité de Hiroya Oku, Gigant méritait quelques éclaircissements avec ce second volume, qui ne tarde d'ailleurs pas à expliciter les différents événements étranges qui se sont produit en fin de premier opus. On distingue alors de plus en plus l'atout scénaristique phare du titre : le site ETE constitue un véritable mystère qui accentue le côté SF du titre, un enjeu qui ne va aller qu'en grandissant au fil du tome. Car le dernier acte de celui-ci, assez insoupçonné, donne une toute autre dimension au récit, et détache un chouïa Gigant du registre bizarre auquel il appartient dans sa globalité.

Car Hiroya Oku continue de développer ses idées saugrenues dans cet opus, notamment dans la scène finale où il n'hésite pas à présenter Papico, géante, en tenue d'Eve, tenant tête à un envahisseur en quête de destruction. Les différents concepts de la série s'allient alors, mais dans une démesure un peu ringarde et nanarde au possible, qui vient briser tout le sérieux de l'intrigue. Parti-pris volontaire du mangaka ? Difficile à dire, mais voilà qui place de plus en plus Gigant comme une série B qui a son charme. A ce rythme, la série pourrait devenir l'alter-égo des téléfilms du samedi soir sur chaînes annexes... et pourquoi pas !

Il faudra alors accepter le délire de l'auteur pour apprécier Gigant et ses délires capillotractés... mais aussi accepter le style de l'auteur qui reste particulier. Hiroya Oku a une narration parfois très storyboardées et réutilise bien souvent des plans et cases d'une planche à l'autre. C'est une manière de raconter parfois statique qui a son charme, mais qui a largement de quoi diviser. Ceci dit, l'auteur poursuit ce style né avec Inuyashiki de dépeindre les événements de manières grandiloquentes, mais sans les combats de cyborgs et explosions qui vont avec, malgré une scène catastrophe bien sentie en fin de volume.

Enfin, difficile de ne pas aborder un point important du tome, mais pas le mieux développé. Si la relation entre Rei et Papico se révèle touchante sur une grande partie de tome, avec notamment des scènes de sexe plutôt explicites, un passage charnière entre les deux personnages relève du malaise total. Développement volontaire de Rei en tant qu'égoïste enfant gaté manipulateur ? Ou tentative ratée de feindre l'émotion de la part de l'auteur ? Le résultat n'est pas joli joli, à moins que Hiroya Oku ait pour volonté de dépeindre un héros toxique.

Ainsi, avec ce second opus, Gigant nous en dit un peu plus sur son potentiel, et confirme que la série pourrait faire office de série B reposant sur les concept délirants de son auteur. C'est à prendre pour ce que c'est, et malgré un protagoniste qui donne envie de le baffer par moment, on se prend au piège assez facilement. A voir si ce côté curiosité saura tenir en haleine sur la longueur.
  

Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Erkael

13.5 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

13 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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