Gigant Vol.2 - Actualité manga

Gigant Vol.2

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 20 November 2019

Des phénomènes étranges ont lieu en ville, et tout porte à croire qu'ils soient liés au site « ETE », initiales d'Enjoy The End, qui permet aux internautes de voter pour les événements qu'ils aimeraient voir se produire. Dans ce contexte, la relation entre Rei et Papico se fait toujours plus forte, et tous deux réfléchissent aux faits qui se déroulent actuellement. Ont-ils un lien avec la gadget de la jeune femme ?
Aussi, le garçon se lance et déclare sa flamme à son actrice fétiche, et amie depuis peu...

Véritable curiosité de Hiroya Oku, Gigant méritait quelques éclaircissements avec ce second volume, qui ne tarde d'ailleurs pas à expliciter les différents événements étranges qui se sont produit en fin de premier opus. On distingue alors de plus en plus l'atout scénaristique phare du titre : le site ETE constitue un véritable mystère qui accentue le côté SF du titre, un enjeu qui ne va aller qu'en grandissant au fil du tome. Car le dernier acte de celui-ci, assez insoupçonné, donne une toute autre dimension au récit, et détache un chouïa Gigant du registre bizarre auquel il appartient dans sa globalité.

Car Hiroya Oku continue de développer ses idées saugrenues dans cet opus, notamment dans la scène finale où il n'hésite pas à présenter Papico, géante, en tenue d'Eve, tenant tête à un envahisseur en quête de destruction. Les différents concepts de la série s'allient alors, mais dans une démesure un peu ringarde et nanarde au possible, qui vient briser tout le sérieux de l'intrigue. Parti-pris volontaire du mangaka ? Difficile à dire, mais voilà qui place de plus en plus Gigant comme une série B qui a son charme. A ce rythme, la série pourrait devenir l'alter-égo des téléfilms du samedi soir sur chaînes annexes... et pourquoi pas !

Il faudra alors accepter le délire de l'auteur pour apprécier Gigant et ses délires capillotractés... mais aussi accepter le style de l'auteur qui reste particulier. Hiroya Oku a une narration parfois très storyboardées et réutilise bien souvent des plans et cases d'une planche à l'autre. C'est une manière de raconter parfois statique qui a son charme, mais qui a largement de quoi diviser. Ceci dit, l'auteur poursuit ce style né avec Inuyashiki de dépeindre les événements de manières grandiloquentes, mais sans les combats de cyborgs et explosions qui vont avec, malgré une scène catastrophe bien sentie en fin de volume.

Enfin, difficile de ne pas aborder un point important du tome, mais pas le mieux développé. Si la relation entre Rei et Papico se révèle touchante sur une grande partie de tome, avec notamment des scènes de sexe plutôt explicites, un passage charnière entre les deux personnages relève du malaise total. Développement volontaire de Rei en tant qu'égoïste enfant gaté manipulateur ? Ou tentative ratée de feindre l'émotion de la part de l'auteur ? Le résultat n'est pas joli joli, à moins que Hiroya Oku ait pour volonté de dépeindre un héros toxique.

Ainsi, avec ce second opus, Gigant nous en dit un peu plus sur son potentiel, et confirme que la série pourrait faire office de série B reposant sur les concept délirants de son auteur. C'est à prendre pour ce que c'est, et malgré un protagoniste qui donne envie de le baffer par moment, on se prend au piège assez facilement. A voir si ce côté curiosité saura tenir en haleine sur la longueur.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

13 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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