Enfer (l')

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 23 March 2009


L’enfer est un recueil de 13 histoires mettant en scène des gens du commun, banalement laids ou méprisables, perdants magnifiques dans leur misère et misérables dans leurs ambitions. Tatsumi est un des premiers auteurs japonais à avoir été traduit chez nous. Ces premières histoires en français datant du pionnier des magazines dans le domaine « le cri qui tue ». Auteur très prolifique depuis les années 60 mais superbement ignoré du grand public, il partage inexorablement le même destin que ses personnages. Jamais vraiment célèbre et adulé, d’un abord graphique assez peu engageant par son extrême simplicité picturale. D’un abord moral peu joyeux par le caractère même de ses personnages un peu glauques. Il est pourtant un auteur que les éditeurs indépendants apprécient grandement. Vertige graphic reprenant des histoires parues dans le cri qui tue à l’occasion de « coup d’éclat » de « goodbye » ou des « larmes de la bête », c’est au tour de Cornélius de s’y intéresser en réadaptant « l’enfer », paru en son temps dans l’album « Hiroshima » de Kesselring. C’est chose faite ici l’histoire devenant éponyme pour le volume de plus de 300 pages.
Chaque histoire est l’occasion d’un petit conte pas toujours moral mettant en lumière parieur invétéré, clochard, petit gigolo, attardé mental et autres pour décrire leur passion obsessionnelle, leur solitude et parfois leur grandeur d’âmes dans leur complet anonymat. Une galerie de personnages qui ne pourrait aspirer à la célébrité que dans les faits divers ou des reportages de proximité, et c’est bien là l’intérêt de ces récits. Sortir de leur banalité des gens proches qui n’écriront jamais la grande histoire.


néun11septembre


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
neun11septembre

15 20
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