Dr Stone Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 28 May 2018

Critique 3


En voilà un titre qui était attendu! Non seulement pour son pitch de départ qui se veut assez prometteur, mais surtout du fait de l'association de deux auteurs talentueux qui vont coopérer pour la première fois! 


D'un côté, au scénario, on retrouve Riichiro Inagaki qui n'est autre que le papa de l'excellent Eyeshield 21...autant dire du très lourd! Il avait disparu de la circulation depuis la fin de son précédent titre il y a déjà quelques années, nous sommes donc très heureux de le retrouver aux manettes d'un nouveau shonen au fort potentiel! 


Et si le monsieur était accompagné d'un dessinateur génial sur Eyeshield, son nouveau comparse n'a pas à rougir de la comparaison: derrière les crayons on retrouve le prolifique Boichi, surtout connu pour Sun Ken Rock! Ce dernier, qui possède un trait vif et mature est surtout habitué aux seinen, et au vu de son affection pour les corps féminins dénudés (allant jusqu'à parasiter un spin off de Terra Formars), on se demandait ce que le monsieur allait nous proposer pour un shonen se voulant plus léger! 


Quoi qu'il en soit l'association promet d'être explosive et Glénat doit se frotter les mains de tenir ici sans doute une future poule aux œufs d'or! 


Taiju est un lycéen fort et robuste, mais également très timide! Il forme un binôme hétéroclite avec le génial Senku, possédant une intelligence hors norme pour son âge. Après des années d'hésitation, Taiju décide enfin de se lancer pour déclarer sa flamme à l’élue de son cœur, la charmante Yuzuriha! 


Mais un étrange phénomène qui touche le monde entier va les frapper: toute la population mondiale se retrouve en une fraction de seconde pétrifiée, figée à jamais dans la position qu'ils occupaient au moment de ce mystérieux flash lumineux! Ainsi s'éteint la civilisation! 


Des milliers d'années plus tard Taiju sort enfin de son cocon de pierre...mais la nature a repris ses droits et l'humanité demeure figée dans la pierre! D'abord seul, il finira par retrouver  Senku éveillé depuis plusieurs mois et qui, grâce à son génie, est déjà en train de tenter de redonner vie à une quelconque civilisation humaine! Ce dernier, ayant patiemment compté les secondes durant sa "stase" de pierre annonce qu'ils se trouvent en l'an 5738...de quoi paniquer! 


Sont-ils les seuls êtres humains à s'être éveillé? Ailleurs dans le monde d'autres humains sont-ils également en vie? Les deux compagnons décident d'unir la force et l'intelligence pour réveiller l'humanité et reconstruire la civilisation...et cela commencera par tenter de réveiller Yuzuriha... 


D'emblée on retrouve le style graphique bien connu de Boichi, pourtant les personnages ont définitivement un style shonen, assez éloigné des brutes de Sun Ken Rock! On croirait même reconnaître le personnage principal de ladite série chez Senku...pourtant ici le premier rôle est attribué à Taiju, le héros naïf par excellence, possédant un cœur pu malgré une puissance hors norme! 


Et justement l’intérêt du titre va reposer sur le binôme des deux personnages alliant force et intelligence... Ils semblent être à l'opposé l'un de l'autre, mais en sont justement complémentaires: une force de la nature et un génie comme on en a rarement vu... On pourrait se poser la question de la crédibilité de la chose, car après tout il ne s'agit que d'adolescents, les auteurs forçant grandement le trait, mais il faut accepter ce postulat pour rentrer dans cet univers prometteur! 


C'est donc à deux qu'ils vont tenter de reconstruire la civilisation! Un défi qui apparaît impossible, car la nature a repris ses droits, toute forme de technologie a disparu et ils vont devoir repartir de zéro. 


Mais rapidement ils vont se montrer capables de réveiller d'autres humains encore intacts (car avec les millénaires, certaines statues se sont brisées, tuant obligatoirement les humains pétrifiés)... La civilisation commence donc par là...mais encore faut-il faire les bons choix! Si le réveil de Yuzuriha apparaît évident, ils vont également choisir de ramener un colosse qui pourrait les aider dans leur tache, un jeune homme fort et intelligent, l'ancienne star de son lycée, un être quasi parfait capable de vaincre un lion  mains nues (oui il s'agit bien d'un adolescent)...mais ce dernier va leur poser des problèmes, car il estime que l'humanité est un poison est que le monde parfait est celui dans lequel ils se trouvent... 


L'antagoniste arrive peut être un peu vite, certes nous sommes dans un shonen d'action, il faut des rivalités, mais les auteurs avaient ils besoin de se presser autant? 


La première partie était tellement séduisante, voir notre binôme partir à la recherche de matières premières afin d'élaborer des éléments essentiels à leur survie, mais aussi à celle des futurs humains qui pourraient les rejoindre! 


Un manga sur la survie en milieu hostile aurait très certainement eu rapidement ses limites, mais on aurait pu en profiter encore un peu! 


Ainsi rapidement nos héros, Senku en tête, vont comprendre les raisons de la pétrification et comment y remédier, ils vont donc élaborer un remède...et là où certains auteurs auraient pu se contenter de réveiller les autres personnages à grand coup de potion magique, ici Inagaki va nous montrer le temps qui passe, l'écoulement des saisons, car la confection du remède est longue et complexe, nos deux héros vont donc rester à deux de longs mois... Tout ceci renforce le sentiment de solitude et l'immensité de la tache qui les attend! 


En ce qui concerne Boichi, nos craintes sont pour le moment évincé, nous n'avons que le meilleur du dessinateur, à savoir sont trait son trait remarquable, précis et épais, nous sommes bien dans un shonen sans ses habituels excès! 


On aurait pu s'attendre à un titre post apocalyptique, mais on est plus dans une ambiance rappelant celle de Animal Kingdom...il y a eu une civilisation, mais maintenant que la nature a repris ses droits, les quelques survivants doivent composer avec elle et toutes les richesses qu'elle apporte. 


Malgré la remarquable façon de marquer le temps qui passe, tout va un peu trop vite, mais il fallait bien que les auteurs accrochent les lecteurs rapidement. Et malgré quelques facilités scénaristiques (le fait que les héros soient des adolescents plus qu'exceptionnels, qu'ils ne se soucient pas de leurs familles...) on se laisse volontiers séduire par le postulat proposé par Inagaki qu'on est vraiment heureux de retrouver. 


Un bon premier volume qui s'annonce vraiment prometteur bien qu'à ce stade il est encore difficile de prédire dans quelles directions les auteurs vont nous entraîner...mais on se laisse volontiers guider! 


Critique 2


Boichi est un auteur reconnu en France, aussi il n'est pas étonnant de voir publier chez nous son œuvre actuelle : Dr Stone. Une série qui constitue d'autant plus un événement puisqu'elle est prépubliée dans le célèbre Shônen Jump depuis 2017, comptant actuellement 5 tomes au Japon. Mais Boichi ne gère que l'aspect graphique de l’œuvre qui est scénarisée par Riichiro Inagaki, le scénariste d'Eyeshield 21.


Camarades de lycée, Taiju et Senku sont totalement opposés. Taiju est plein d’énergie et plus porté sur la force physique, tandis que Senku se passionne uniquement pour la science. Alors qu'il est sur le point de déclarer sa flamme à la fille qu'il aime, Taiju est témoin du phénomène le plus étrange qui marquera l'humanité : lorsqu'une immense lumière frappe la Terre, tous les Hommes se retrouvent pétrifiés. Il s'écoule alors plusieurs milliers d'années avant que Taiju sorte de sa couche de pierre, retrouvant alors Senku qui est lui aussi sorti de sa carapace. Tous deux vont avoir un objectif : trouver un moyen de ramener les autres humains à leur état normal, et ramener la société humaine par la force de la science.


Dr Stone était particulièrement attendu par les lecteurs, un titre du Jump dessiné par Boichi présentant un intérêt certain. Ce premier tome constitue alors une amorce qui plante un pitch particulièrement efficace où deux amis radicalement opposés se retrouvent dans un futur où la nature a repris ses droits et où l'humanité sommeille à l'état de pierres, leur objectif étant de ramener la civilisation à son état initial. Le récit captive alors très rapidement par la catastrophe qui frappe les humains et qui aboutira à la création d'un cadre post-apocalyptique où la verdure a fleuri de part et d'autre, loin des grandes contrées désertiques de ce genre de récit, donc.


Un contexte particulièrement séduisant donc, sans compter que l'intrigue fixe rapidement certaines attentes chez le lecteur. Qu'est-ce qui a provoqué cette catastrophe ? Pourquoi les humains ont commencé à renaître si longtemps après ? Tant de questions qui n'ont pas encore de réponse, mais qui fixent alors un certain fil conducteur au sein de la série, même si ce premier tome va essentiellement se concentrer sur la survie des personnages centraux.


Car une grande part du volume s'intéresse au quotidien de Taiju et Senku dans cet environnement hostile, la manière dont tous deux trouveront le remède pour tirer les humains pétrifiés de leur carapace de pierre, ce qui va amener l'entrée en scène d'une troisième personne qui fera aussi bien office d'allié que de menace.


Petit à petit, ce premier tome parvient alors habilement à se renouveler. On passe du simple récit de survie à une véritable course-poursuite entre nos héros et un personnage aux idéaux nettement différent, ce qui introduit alors un questionnement écologique particulièrement intéressant. Les humains sont-ils néfastes pour la planète ? Doit-on la laisser perpétrer de nouveau ses actions sur Terre ? Une thématique traitée de manière encore assez légère, mais avec l'importance de l'utilisation de la science dans la série, il se pourrait très bien que le sujet soit développé et élargi à l'avenir. Car la série comptant déjà 5 tomes au Japon, on s'imagine bien que les auteurs sauront renouveler les péripéties dans les opus à venir.


La dernière plus-value de ce début de série est évidemment le coup de crayon particulièrement marqué et détaillé de Boichi. La patte du mangaka est reconnaissable, ne serait-ce parce que Senku présente des similitudes physiques avec un certain Ken Kitano. Mais on sent aussi que l'auteur a adapté son trait à la cible de la série, étant donné que Dr Stone est prépublié dans le Shônen Jump. Son coup de crayon est un peu plus rond, le design de ses personnages est typique, mais Boichi renonce un peu à sa patte aguicheuse. Yuzuriha a beau être un poil sexy, elle n'est jamais vulgaire et est surtout mignonne à croquer. Peut-être que la série proposera un peu de fan-service à l'avenir, mais pour l'heure, Boichi sait parfaitement se limiter, ce qui permet au titre de miser sur d'autres aspects.


Le tout est servi par l'édition tout à fait correcte de Glénat. Le papier extrêmement souple reste un choix discutable de l'éditeur depuis des mois maintenant, mais l'effet métallisé sur la couverture lui confère un superbe effet. Enfin, la traduction de Karine Rupp Stanko se révèle efface et particulièrement vivante.


Un très bon premier tome pour Dr Stone donc, qui utilise habilement le concept d'univers post-apocalyptique et de survie en milieu hostile. On reste curieux de voir comment le titre se développera sur le long terme, car avec une trame de fond si ambitieuse, on se doute que Riichiro Inagaki n'est pas à court d'idées pour décortiquer son œuvre.


Critique 1


Ce début de mois d'avril voit débarquer en librairies ce qui est assurément la plus grosse nouveauté de cette première moitié d'année pour les éditions Glénat. Venu tout droit du très populaire magazine Shônen Jump (le magazine de One Piece, Naruto, My Hero Academia... si jamais il faut encore le rappeler) où il a été lancé en début d'année 2017, Dr. Stone a très vite su intriguer, autant pour son concept très ambitieux que pour l'association de deux jolis noms loin d'être inconnus: on retrouve en effet au scénario Riichiro Inagaki, qui n'avait plus rien fait depuis la fin du succulent Eyeshield 21 en 2009 (des années d'absence qui lui ont peut-être permis de bien concevoir son nouveau récit ?), tandis qu'au dessin on retrouve le prolifique Boichi, bien connu pour Sun-Ken Rock entre autres, et qui s'essaie ici à son tout premier shônen (chose qu'il fait donc par la grande porte, en s'offrant les pages du magazine de manga le plus vendu du Japon).


Tout commence par un grand jour pour Taiju Ooki, lycéen à la carrure imposante: il l'affirme haut et fort à son ami Senku, adolescent posé et intelligent: aujourd'hui, après 5 ans d'attente, il déclarera enfin son amour indéfectible à Yuzuriha !... Mais en aura-t-il seulement l'occasion ? Alors qu'il s'apprête à avouer sa flamme à la jeune fille sous le camphrier où il lui a donné rendez-vous, un événement impensable se produit: une lumière éblouissante apparaît soudainement, et, en à peine quelques secondes, nos héros se retrouvent pétrifiés ! Pire, l'énigmatique phénomène se produit simultanément sur toute la planète, et l'espèce humaine dans son entièreté se retrouve paralysée, comme morte, éteinte. Les minutes passent. Puis les jours, les mois, les années, les siècles... jusqu'à ce qu'un coup du destin ne permette à Taiju d'enfin se réveiller... quelques milliers d'années plus tard ! Il ne tarde pas à retrouver Senku, réveillé depuis déjà quelques mois, qui a pu déterminer qu'ils sont en l'an 5738, et qui a commencé à rebâtir les prémices d'une civilisation... Car forcément, après tant de siècles, il n'y a plus beaucoup de traces de la civilisation humaine, d'autant que les deux adolescents doivent se rendre à l'évidence: à l'heure actuelle, ils ne sont plus que tous les deux sur Terre !


Si Dr. Stone, par son pitch de base, semble d'abord s'orienter vers un énième récit post-apocalyptique, c'est mal connaître Inagaki qui, très vite, affirme son désir de lui offrir une voie plus ambitieuse, puisque l'enjeu principal de nos deux héros sera purement et simplement de rebâtir une civilisation humaine qui a été rayée de la carte ! Deux millions d'années avaient été nécessaires à l'espèce humaine pour passer de l'âge de pierre à l'ère moderne, alors sauront-ils recréer leur civilisation avec leur durée de vie sans doute limitée, et qui plus est partant de quasiment rien, seulement à deux au début ? Pour recréer la civilisation à partir de rien, il va leur falloir procéder assez méthodiquement, en combinant leurs capacités respectives: force et esprit. En effet, Taiju est une véritable force de la nature. Pas forcément très malin (c'est le cas de le dire), il est néanmoins très honnête (au point de ne jamais utiliser sa puissance pour frapper autrui) et possède un corps hyper robuste de géant, une force et une endurance à toute épreuve, doublées d'une volonté de fer. Volonté qui lui a d'ailleurs permis de rester conscient pendant toute sa longue pétrification, porté par sa détermination à sauver un jour sa Yuzuriha adorée. Senku, lui, est un peu son opposé: pas spécialement fort physiquement, il est surtout un esprit scientifique extrêmement avisé, aimant la logique, possédant énormément de connaissances, et qui doit sans doute une part de sa survie à sa pensée phénoménale: d'un bout à l'autre de sa pétrification, il est resté conscient en comptant inlassablement les secondes, pour déterminer en quelle année il est.


Portés par la confiance indéfectible qu'ils se portent depuis longtemps en tant qu'amis qui se connaissent bien, ils peuvent entamer les bases de leur survie pour pouvoir avancer vers la civilisation. Etablir scientifiquement les causes de leur pétrification et de leur rétablissement, trouver un moyen de fabriquer un élixir anti-pétrification pour tenter de sauver d'autres personnes restées intactes depuis leur pétrification (Yuzuriha en tête, mais pas que), apprendre à conserver de la nourriture, déterminer l'utilité du carbonate de calcium, utiliser un sextant pour se repérer à peu près... Voici quelques-unes des premières étapes qu'ils franchissent, mais des étapes que les auteurs franchissent toutefois très rapidement, au point que sur le coup ça peut parfois être frustrant dans certains cas, tant on aurait aimé quelques détails supplémentaires.


Mais au moins, cela permet au récit de ne jamais se traîner en longueur et de poser un rythme assez soutenu, avec des premières avancées qui vont plutôt vite. Et pour avancer si rapidement, Inagaki a fait un choix concernant ses personnages qui s'avèrent à la fois efficace et, au premier abord, déstabilisant: chacun de nos deux héros est excessivement balèze dans son domaine. Taiju est vraiment hyper costaud, capable d'être extrêmement endurant et de résister à d'énormes chocs, tandis que Senku est hyper brillant intellectuellement, bourré de connaissances multiples qu'il peut ressortir très facilement. Les traits sont volontairement forcés, poussés à l'extrême, et pas uniquement pour nos deux héros, dès lors que d'autres visages font leur apparition. Senku est tellement brillant qu'à son âge il a déjà été en Afrique pour étudier le virus Ebola, Tsukasa Shishio est capable de battre des lions à mains nues... Ce côté hyper exagéré est un parti pris qui peut demander un temps d'adaptation, et tout le monde n'adhérera pas forcément, mais une fois accepté cela sert assez bien le récit.


Récit où l'on regrette quand même qu'à force de vouloir aller très vite, il en oublie certains éléments de base. Franchement, il y a un paquet de questions qu'aucun des premiers "rescapés" ne se pose à son réveil, ne serait-ce que les classiques interrogations sur l'état de leurs proches, de leur famille, de leurs autres amis... On se demande aussi pourquoi la pétrification a affecté des oiseaux et les humains, mais pas d'autres animaux comme les lions, interrogation qui ne semble aucunement faire baliser nos héros. Il y a aussi quelques brefs textes qui peuvent laisser dubitatif (l'arme à feu, la plus grande invention de l'humanité ? Vraiment ?). Pourtant, à côté de ces petits détails qui peuvent faire tiquer, Inagaki sait aussi glisser des enjeux et réflexions qui, peu à peu, parviennent à dépasser un peu le simple objectif de rebâtir une civilisation. C'est surtout le cas à partir du moment où apparaît Tsukasa, qui amène de premières questions un petit peu plus "profondes" (reste à voir ce que le scénariste en fera sur la longueur). Faut-il sauver tout le monde, y compris ceux qui n'ont pas un coeur pur, au risque de se retrouver avec la même civilisation corrompue que celle que nos héros ont connue ? Ou faut-il en profiter pour purifier l'humanité, quitte à commettre ce qui s'apparente à des assassinats en massacrant des gens pétrifiés ?


Visuellement, on se demandait forcément comment Boichi allait adapter son style si unique en shônen, qui plus est dans un magazine aussi calibré que le Shônen Jump. Et dans l'ensemble, le dessinateur prodige s'en sort bien. La plus grosse différence par rapport à tous ses précédents travaux plus adultes vient clairement du character design des personnages, qui se veut un peu moins réaliste, un peu plus relâché, avec des têtes un petit peu plus grosses et un peu moins riches en traits, ce qui pourrait éventuellement demander un léger temps d'adaptation aux habitués du mangaka, car on a réellement ici du Boichi un peu "différent". Mais le dessinateur n'oublie pas ses grands classiques (les pointes d'érotisme en moins, Shônen Jump oblige): traits capables d'être hyper denses lors des moments plus tendus ou orientés action, gros travail sur les décors (on découvre ici Boichi sur des cadres post-apocalyptiques, où la nature a repris ses droits, et dans l'ensemble il s'en sort vraiment très bien, en détaillant les choses quand il le faut sans non plus les surcharger, pour un résultat immersif), nombreuses expressions faciales débiles humoristiques (pour ça, le dessinateur peut surtout compter sur l'idiotie de Taiju et les moments d'exaspération ou de colère de Senku, ce binôme fonctionne bien), cases pouvant avoir une certaine ampleur...


Même si tout n'est pas parfait, qu'on peut trouver le déroulement un peu rapide, que pas mal de petites choses peuvent faire tiquer, que le caractère exagéré des personnages peut demander un temps d'adaptation, Dr. Stone part donc globalement sur des bases très prometteuses... mais nous n'en sommes encore clairement qu'au début, et tout laisse largement penser que le meilleur est à venir, et que l'oeuvre imaginée par Inagaki va prendre toujours plus d'ampleur. C'est en tout cas ce que l'on souhaite !


Cette chronique ayant été faite à partir d'une épreuve numérique non corrigée fournie par l'éditeur français, on ne donnera pas d'avis sur l'édition.


Critique 3 : L'avis du chroniqueur
Erkael

15 20
Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Takato

15.5 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

14.5 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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