Chronos Ruler Vol.1 - Actualité manga

Chronos Ruler Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 08 March 2018

En 2017, les amateurs d'animation nippone découvraient Chronos Ruler, série animée du studio Project N9, diffusée chez nous via Crunchyroll. S'appuyant sur la manhua de Ponjea, l’œuvre originale restait inédite en France, jusqu'au mois de mars 2018. Initialement, le titre a démarré sa publication en Chine, aux éditions Fanfan, avant que le Japon le publie via sa plateforme Shônen Jump+ en février 2018.


Pour le lancement, les éditions Kana ont proposé les deux premiers tomes en simultanée, de quoi pleinement se plonger dans un univers fantastique ou le Temps est symbole de pouvoirs, mais aussi de dangers...


Chronos Ruler démarre dans un monde où existent les Horas, des créatures nées des regrets des individus et se nourrissant du temps de leurs victimes. Pour les combattre existent les Chronos Ruler, Victor et Kiri sont deux d'entre eux. Père et fils, le paternel ayant subi les effets néfastes des Horas, tous deux atterrissent dans une ville où subsiste une rumeur, celle du pouvoir de remonter le temps si on fait un vœu sous le clocher de l'église locale. Xiaoxue, bien que sceptique, a un rêve : faire revenir son frère à la vie, lui qui est mort en sauvant sa petite sœur lors d'un accident de la route. Mais les désirs de Xiaoxue pourraient bien éveiller le Hora qui sévit, et pousser Victor et Kiri à passer à l'action.


Avec Chronos Ruler, le Temps est un ressort fantastique pour justifier un shônen d'action qui se révèle, à première vue, plutôt séduisant pour ceux qui rechercheraient quelque chose de typique dans ce registre d’œuvres. En effet, au fil du tome, tous les éléments du manga (ici manhua) d'action jeunesse nous sont livrés : un binôme marqué par de fortes interactions et un objectif clair à accomplir, une sorte de malédiction qui frappe l'un d'entre eux, une faction à laquelle ils appartiennent, et différentes histoires où ils devront affronter de redoutables créatures. Dans la forme, Chronos Ruler ne surprend pas vraiment, il faut donc avoir conscience de s'attaquer à un titre assez classique du genre pour apprécier pleinement ce premier volume qui, derrière un aspect assez banal, se révèle séduisant.


Pour tirer son épingle du jeu, l'auteur Ponjea utilise l'idée du temps, et se sert assez bien de ce prétexte pour amener différentes situations. L'idée de monstres dévorant le temps lié aux regrets de leurs victimes est plutôt bonne et pourra amener des situations dramatiques à l'avenir, des créatures qui posent un dilemme efficace chez les deux protagonistes, Victor et Kiri. Derrière un binôme à l'humour assez efficace, l'auteur a la bonne idée de créer un duo fixé par les liens de la famille, et d'utiliser ce ressort dans une optique assez dramatique, voire mélancolique. Durant les premières pages, la situation entourant les deux compères ne nous est pas d'emblée donnée, ce sont les rebondissements de la première partie du volume qui nous permettront de comprendre la vraie nature des deux Chronos Ruler, à travers une idée assez originale qui cache un effet plutôt tragique et efficace derrière une avalanche de gags. Dès lors, la psychologie, les regrets et les ambitions de Victor et Kiri seront régulièrement mis en avant, permettant à ce premier volume de traiter rapidement la psychologie des deux héros.


Pour le reste, ce premier tome a le mérite d'introduire efficacement ses mécaniques de scénario tout en gardant pas mal d'éléments sous le coude. Sont appuyés Victor et Kiri, le concept des Horas et leurs pouvoirs de Chronos Ruler, le tout permettant de narrer des séquences d'actions efficaces, Ponjea se montrant déjà très habile pour des moments explosifs qui ont le mérite d'avoir une lisibilité claire. Pourtant, pas mal de points d'ombres restent, sur la faction des Chronos Ruler par exemple, de quoi laisser une bonne marge de manœuvre à la suite. On notera aussi un cliffhanger, bien que prévisible, idéal pour achever le premier tome quand on sait que les éditions Kana proposent le deuxième opus en simultanée.


Du côté de l'édition, c'est une bonne copie que nous livre Kana : un papier classique, mais sans bémol, quelques pages couleur vraiment appréciables tant elles permettent de mettre en évidence le style de Ponjea, et une traduction d'An Ning qui nous aident dans notre immersion.


Voilà donc un premier tome efficace, qui amorce une série qui offrira de belles possibilités malgré une surface un peu classique. Chronos Ruler, sur ce début, constitue un divertissement des plus sympathiques, aussi on lira la suite avec un certain intérêt.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

14 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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