Card Captor Sakura - Clear Card Arc Vol.1 - Actualité manga

Card Captor Sakura - Clear Card Arc Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 27 March 2018

Critique 3


Le temps s’est écoulé depuis les dernières aventures de Sakura. Le printemps est là et les cerisiers sont en fleurs. C’est la rentrée des classes et Sakura entre en cinquième.  Elle est d’ailleurs très heureuse depuis qu’elle a retrouvé Shaolan, revenue vivre au Japon et qui en plus est dans le même collège qu’elle. Un soir, Sakura fait un rêve bien étrange où toutes ses cartes sont devenues transparentes. A son réveil, le rêve est devenu réalité !


20 ans séparent « Card Captor Sakura Clear Card Arc » dès toutes premières aventures de Sakura. Les CLAMP ont la réputation d’aimer reprendre d’anciens personnages que ce soit pour des crossover ou bien pour des suites. C’est donc avec un grand plaisir que nous découvrons les nouvelles aventures de Sakura et toute sa fine équipe.


Quel plaisir de revoir tous les personnages connus : Shaolan, Tomoe, le frère de Sakura et son ami Yuki, ainsi qu’Eriol. Sakura même si elle a grandi, est épanouie et a une vie comme toutes les petites filles dans une famille aimante. Son frère est, bien sûr, toujours là pour la taquiner, ce qui nous donne des scènes remplies d’humour. Quand Shaolan revient au Japon et qu’il va à la rencontre de Sakura, nous sentons qu’il est là pour une raison particulière que les CLAMP ne nous révèleront pas. D’ailleurs des mystères, les auteurs en dissimulent comme à leur habitude au fil de notre lecture attisant notre curiosité. L’intrigue est quant à elle rapidement posée et nos héros rentrent donc vite dans l’action. Nous en prenons plein les yeux avec la patte graphique des auteurs toujours aussi présente et sublimée par le temps : décors, costumes, cartes…. Tout est parfaitement maitrisé et la lecture n’en est qu’agréable. Finalement, les CLAMP utilisent tous ce qui fonctionne et fonctionnait dans l’univers de « Card Captor Sakura » : le fantastique, le mystère, les costumes magnifiques, l’amitié et l’humour. Par contre, le schéma scénaristique est assez similaire avec la récupération de la nouvelle version des cartes les unes après les autres. Nous nous attendons donc à plusieurs tomes pour que l’héroïne récupère toutes ses nouvelles cartes.


Tant de nostalgie nous accompagne à la lecture de ce premier tome. De nouveaux mystères, une nouvelle intrigue, des personnages toujours adorables et charismatiques mélangés aux talents des CLAMP font une recette qui fonctionne et on l’espère fonctionnera toujours.


Critique 2


Plutôt que reprendre certaines de leurs séries laissées en plan depuis plus ou moins longtemps (les exemples les plus récents étant Gate 7 et Drug & Drop), les Clamp semblent désormais préférer ne prendre aucun risque en offrant des suites ou dérivés à certains de leur plus gros succès. Après XXX Holic avec XXX Holic Rei en 2013, puis Tsubasa Reservoir Chronicle avec Tsubasa World Chronicle en 2014, c'est au tour de Card Captor Sakura d'y passer avec Card Captor Sakura - Clear Card Arc. Et pour ça, quoi de mieux que de profiter du 20ème anniversaire de leur série de magical girl ? C'est effectivement 20 ans plus tard (Card Captor Sakura a vu le jour en 1996 au Japon, et Clear Card Arc en 2016) que l'on retrouve la plus choupinette des chasseuses de cartes, et en grande pompe: depuis l'arrivée de cette suite, la création de goodies (notamment des figurines) de l'oeuvre a redécollé, sans oublier l'adaptation animée qui est en cours de diffusion en France sur la plateforme Wakanim ! Le succès marketing est certain, mais concrètement que vaut cette suite sur ses débuts ?


Avant d'entamer réellement la chronique, il convient de signaler une chose: n'envisagez pas de lire Clear Card Arc si vous ne connaissez toujours pas la série-mère. Non pas que vous serez largué, mais vous passerez assurément à côté d'énormément de choses.


A la fin de Card Captor Sakura, nous laissions une Sakura ayant rempli sa mission, et ayant pu déclarer sa flamme à Shaolan avant qu'il ne parte pour Hong Kong où il a des choses à faire. Depuis, du temps est passé, et on retrouve l'adorable jeune fille au collège, s'apprêtant à entamer son année de cinquième ! Et tandis qu'elle profite de la vue des cerisiers en fleurs, quelle n'est pas sa joie en retrouvant enfin son Shaolan ! Venant enfin de rentrer de Hong Kong, celui-ci va intégrer le même collège qu'elle. Tout semble décidément aller comme sur des roulettes pour la jeune fille... du moins, jusqu'à ce qu'elle fasse un rêve étrange, où elle voit ses cartes de Clow devenir transparentes et se briser, sous le regard d'un mystérieux individu encapuchonné... Mais tout ceci est-il vraiment un simple rêve ? Quand elle se réveille et vérifie ses cartes, Sakura constate avec stupeur que ses cartes sont réellement devenues transparentes et inutilisables ! Et il ne s'agit là que de son premier rêve...


Card Captor Sakura est une série emblématique des Clamp, une oeuvre qui a su trouver son propre charme dans l'univers des magical girls, et dont la popularité perdure au fil des années. Des générations de jeunes lecteurs ou spectateurs (car si l'oeuvre a acquis une telle notoriété, c'est peut-être encore plus pour son excellente adaptation animée qui enrichissait beaucoup le manga de base) ont pu s'émerveiller devant les aventures ou la frimousse mignonne à souhait de Sakura. Alors quand une suite arrive 20 ans plus tard, on en attend forcément beaucoup, d'autant plus que la conclusion de Card Captor Sakura était tout à fait satisfaisante.


Fort heureusement, les Clamp n'ont rien perdu de leur talent pour croquer l'univers si charmant de la jeune chasseuse de cartes, et on retrouve ici une grande partie des petits ingrédients qui faisaient de Card Captor Sakura un bonheur à suivre ! A commencé par Sakura qui, même si elle a grandi un petit peu, reste la jeune fille énergique, volontaire et adorable que l'on a connue. Mais il n'y a pas qu'elle : sa meilleure amie Tomoyo reste fidèle à elle-même dans son admiration totale pour notre héroïne (la caméra est de retour !) et elle concevra évidemment de nouveaux costumes tout mignons que Sakura pourra porter, Toya est toujours aussi taquin envers sa petite soeur, Kelo est toujours aussi glouton... sans oublier l'emblématique "woeee" de la petite chasseuse ! Les Clamp n'oublient pas même les personnages secondaires, comme Yamazaki, qui est toujours aussi adepte de ses anecdotes bidons ! Et puis, bien sûr, la patte visuelle reste globalement intacte. Depuis 20 ans les Clamp ont un peu changé de style, mais ici elles se réadaptent un peu pour offrir un rendu suffisamment proche du Card Captor Sakura d'origine.


Mais du coup, avec tout ça, on peut se poser une question: Clear Card Arc, simple copier-coller de Card Captor Sakura ? C'est malheureusement le sentiment que l'on peut avoir à certaines reprises. Pour l'instant, les Clamp reprennent ici tous les petits gimmicks qui faisaient le charme de CCS, mais sans y apporter quoi que ce soit de nouveau. Le quatuor de mangakas joue la facilité, et c'est une impression qui ne s'arrange pas au vu de certains raccourcis narratifs (certains éléments sont un peu rushés, notamment au début) ou du grand manque de challenge autour de la capture des premières cartes.


Pour autant, on sent que quelque chose d'autre se met en place dans cette suite, et qu'une nouvelle intrigue ne demande qu'à réellement se mettre en place. A cause de leur construction narrative parfois rushée, les Clamp ne mettent pas toujours bien en avant ces éléments, mais ils existent bel et bien. Sakura, Shaolan et Kelo ne ressentent pas de magie étrangère dans les événements bizarres qui se passent, les anciennes cartes de la jeune s'effacent, elles en récupèrent de nouvelles qui sont transparentes d'un côté et opaques de l'autre, Nadeshiko (la mère décédée de Sakura, pour rappel) ne se montre plus depuis un moment... Autant de petits mystères qui entretiennent aisément l'attente. Mais c'est sans doute encore un autre point qui intrigue: on devine qu'Eriol et surtout Shaolan cachent quelque chose, et cela pourrait d'ailleurs permettre, par la suite, de découvrir ce que Shaolan avait à faire à Hong Kong pendant sa longue absence.


Au final, on sent que les Clamp ne se foulent pas beaucoup, mais globalement la magie opère, et la lecture agira surtout comme une délicieuse madeleine de Proust auprès des lecteurs: le retour de Sakura est plutôt gagnant, et l'on sent que cette suite pourrait largement gagner en intérêt dès lors que les nouveaux enjeux décolleront réellement. On en attend donc plus, et on suivra avec plaisir les nouvelles aventures de la mignonne chasseuse de cartes !


Concernant l'édition, Pika reprend intelligemment la charte graphique de Card Captor Sakura pour la jaquette, afin que cette suite ne dépareille pas à côté de la série-mère dans les bibliothèques. A l'intérieur, le papier est souple, suffisamment épais, et ne souffre d'aucun souci de transparence, et l'impression effectuée chez l'imprimeur Jouve est très satisfaisante avec une encre qui ne bave pas du tout. Fédoua Lamodière livre une traduction vivante et enthousiasmante, avec quelques partis pris assez bien trouvés (entre autres, les mots très provençaux utilisés par Kelo, afin de retranscrire l'accent du Kansai qu'il a dans la version japonaise).


Critique 1


Card Captor Sakura est l'une des œuvres les plus connues du collectif Clamp, si ce n'est la plus connue. Publiée entre 1996 et 2000, la série totalise douze tomes et fut éditée en France à partir d'octobre 2000, par l'éditeur Pika. En parallèle, la série fut popularisée par son adaptation animée par le studio Madhouse, largement diffusée en France notamment sur la chaîne hertzienne M6, ce qui aida Card Captor Sakura (alors plus connue sous le titre « Sakura, Chasseuse de cartes ») a gagner la notoriété que la série connait actuellement chez nous. En 2016, les Clamp reviennent vers la fillette, vingt ans après le début de ses aventures, pour lui donner une suite intitulée Card Captor Sakura – Clear Card Arc. Évidemment, la série fut énormément attendue en France, et c'est en cet automne 2017 que les lecteurs français peuvent enfin se replonger dans les aventures de l'une des magical girls les plus populaires dans l'hexagone.


Après ses aventures pour récupérer puis transformer les Clow Cards, Sakura entre en 5ème au collège Tomoeda. La rentrée ne se fait pas sans surprises puisque face à elle réapparaît Shaolan, bien décidé à revenir définitivement au Japon auprès de celle qu'il aime. Ce n'est pas le seul chamboulement qui attend l'ancienne Card Captor puisque de nouveau, Sakura fait des rêves étranges, mettant en scène un énigmatique individu au milieu de cartes transparentes. C'est justement ce qui attend ses cartes, devenues transparentes et inutilisables, quand de nouvelles interventions magiques vont cibler la jeune fille qui, par sa nouvelle clef, va devoir repartir à la chasse aux cartes. Mais d'où viennent ces mystérieuses cartes limpides, et qui est l'individu que Sakura voit en rêves ?


Se plonger dans la suite des aventures de Sakura tant d'années après la fin de la série a quelque chose de magique pour ceux qui ont découvert la série à sa période de gloire en France, au moment où l'anime était diffusé en France et le manga encore en cours de parution. L'émotion de découvrir une suite est donc de mise, peut-être mêlée à un peu d'appréhension pour certains. Pourtant, dès les premières pages, on se rend compte que Clear Card Arc n'est pas une suite classique se déroulant des mois ou des années après la fin de la première œuvre, mais bien un pur troisième arc, suivant celui la transformation des Clow Cards en Sakura Cards. En réalité, les premières pages de ce volume un se déroulent avant les dernières de la première série, aussi le retour de Shaolan est totalement incrusté dans l'arc Clear Cards, se présentant alors comme les prémices de nouvelles aventures.


Et au-delà d'une nouvelle intrigue, ce sont bien les retrouvailles avec l'univers et les personnages qui nous émerveillent, le récit et sa tonalité étant restés tels quels. On sent alors que les Clamp n'ont pas simplement cherché à créer une suite opportuniste, mais y ont mis leur cœur, aussi la mise en avant successive des personnages qu'on connait bien se fait naturellement, chacun ayant gardé son petit caractère. On est alors ému de retrouver Yukito, Toya, voire Eriol en arrière-plan, quand les disputes entre Sakura et son frère restent aussi désopilantes qu'autrefois. Mais il y a aussi du développement : les personnages sont un peu plus âgés et ça se ressent, tandis que la relation entre Sakura et Shaolan, qui peut désormais être montrée, s'avère touchante sans que les mangaka aient besoin de trop en faire.


Outre les retrouvailles, il y a aussi ce scénario nouveau qui se plante doucement dans ce premier volume. La recette reste assez inchangée tant les mécaniques de Sakura restent les mêmes, l'intrigue se déroulant autour des rêves de l'héroïne avant de faire intervenir un nouveau sceptre magique et de nouvelles cartes. Mais ce ne sont que des bases et, à chaque fois, les Clamp ont su rebondir sur ces concepts pour étoffer l'univers, ce qui marqua jadis les apparitions de Yue ou Eriol. On compte alors évidemment sur cette intrigue pour nous étonner et faire progresser l'univers, les mystères de cet arc étant d'ailleurs efficacement introduits par la silhouette mystérieuse que Sakura voit en rêves, ou encore les non-dits de Shaolan et Eriol qui semblent avoir conscience de la nouvelle épreuve qui attend la Card Captor. Tout un programme donc, programme qu'on a hâte de découvrir.


Là où la série a changé, c'est peut-être visuellement. Forts de leurs expériences, les Clamp ont vu leur trait changer, légèrement, gagnant notamment en épaisseur et en densité, là où la première série Card Captor Sakura nous avait habitués à un style plus fin. Rien de déroutant toutefois : les personnages restent fidèles à eux-mêmes dans leurs apparences, les autrices parviennent même à leur donner une petite maturité physique supplémentaire, logique par rapport à leurs changements d'âges. Dans le respect de la série d'origine, on notera même que les mangaka, dans les passages qui ont lieu dans les deux séries, ont cherché à reproduire le mieux possible les séquences d'époque, comme la gestuelle de Sakura lorsqu'elle quitte son domicile pour sa rentrée en 5ème, ou ses retrouvailles avec Shaolan qui attend sa bien-aimée, son ours en peluche à la main. Un respect qui ne manque pas d'approfondir l'émotion des retrouvailles avec la Card Captor.


Du côté de l'édition, on saluera Pika qui a cherché à rester proche à la publication d'origine, en tous points. Sur le plan de la fabrication, la série garde une charte graphique plutôt proche des douze tomes d'origine ainsi que la version double. Le tome est d'ailleurs aussi fin qu'à l'époque, mais appuyé par un papier épais et de qualité.


Toutefois, c'est la traduction de Fédoua Lamodière qu'on retiendra le plus, tant cette dernière montre un profond respect envers la traduction de la première série. C'est avec une joie difficilement dissimulable qu'on retrouve bien des mimiques verbales des personnages, les « Woééé » de Sakura, ou le parler très marseillais de Kélo, ce qui en déroutera certains, mais s'avère être l'équivalent idéal français au parler d'Osaka japonais. Les « dégun » et autre « pitchounes » surprendront ceux qui n'étaient pas habitués au texte d'époque, mais le travail d'adaptation reste aussi original qu'efficace, comme à l'époque.


On ne se le cache pas, ce premier tome de Card Captor Sakura – Clear Card Arc procure un plaisir immense, très nostalgique, tant les Clamp ont parfaitement retrouvé l’œuvre, assure habilement la transition entre les deux séries, tout en créant une nouvelle intrigue des plus prometteuses. On aurait tort de bouder son plaisir, surtout sur une suite de qualité.


Critique 3 : L'avis du chroniqueur
Einah

15 20
Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

14.5 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

16.5 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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