Black Butler Vol.19

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 19 October 2015

Ciel, Sebastian et les domestiques atteignent le village de Wolfwchlucht où ils font la connaissance de Sieglinde Sarivan dit la « Sorcière Verte », souveraine du village. Rapidement, la troupe comprend qu’elle n’est pas la bienvenue, mais Sarivan insiste pour en faire ses hôtes. Ciel et Sebastian saisissent l’occasion pour découvrir les mystères qui entourent la forêt aux loups-garous ainsi que l’étrange malédiction, sans se douter une seule seconde des dangers qui les attendent…

Ce volume a de quoi rassurer. En effet, après deux arcs qui ont mis en lumière de surprenantes avancées scénaristiques autour du personnage d’Undertaker et de ses mystérieux projets, le nouveau récit du titre de Yana Toboso prenait des allures peu originales par la présentation de son enquête dans un lieu où frappent des créatures surnaturelles. Fort heureusement, ce tome nous en montre assez pour attirer toute notre attention.

Le mystère de la forêt des loups-garous est le point central de ce tome, mais ce n’est pas dans celui-ci que nous découvrirons les tenants et les aboutissants de cet arc. Bien au contraire, par les mystères qui entourent la Sorcière Verte, les mystères ne cessent de s’épaissir au fil de la lecture jusqu’à aboutir à un haut niveau de suspense dans les dernières pages du volet. On nage ainsi entre énigmes et angoisse, chose que dépeint bien l’auteure ici en développant un concept inédit dans la série : une présentation d’un Sebastian impuissant face à la malédiction qui le frappent lui et Ciel. Là où on devinait clairement que le majordome avait une longueur d’avance sur le meurtrier dans l’arc du manoir, le voir dépassé par les événements déstabilise le lecteur au plus haut point, on se demande même quelle finalité pourrait trouver cet arc.

Mais Sebastian n’est pas le seul à subir les mystères de cette nouvelle enquête. La mangaka en profite même pour dresser un portrait inédit du petit garçon et lui donner une image plus crédible qu’elle ne l’avait fait jusqu’ici. En revenant sur le traumatisme de Ciel lié à ses tortures avant qu’il rencontre Sebastian, on découvre clairement un enfant psychologiquement marqué à jamais, ce qui lui donne une humanité qu’on avait rarement vu dans l’œuvre jusqu’à présent et qui permet aussi de croire que Yana Toboso n’a jamais oublié les bases de sa saga.

Suspense et intensité dramatique marquent donc les événements, mais le tome n’oublie pas non plus l’humour si cher à la série et il se caractérise ici par le personnage de Sieglinde Sarivan, petite fille mature et précoce qui amuse surtout la galerie pour sa volonté à vouloir perdre son innocence avec nos héros, un running gag qui tranche avec l’ambiance globale que ce volume dépeint. Sa relation avec Ciel est assez plaisante à suivre, mais est freinée par les rebondissements de milieu de tomes, on se demande alors si la liaison sera davantage exploitée dans la suite de l’arc. Enfin, difficile de ne pas évoquer tous les mystères qui entourent la demoiselle, mystères qui atteignent leur paroxysme sur les dernières pages du tome, aussi mystérieuses qu’angoissantes…

Malgré une idée de base assez classique, l’arc des loups-garous (appelons-le ainsi) se révèle efficace par l’ambiance qu’il apporte et la manière dont il dépeint certains personnages. On reste très curieux de lire l’avancée de cette partie de l’histoire et on espère par la même occasion que la finalité de l’arc se recoupera avec l’intrigue globale de la série ou qu’elle apportera quelques clefs ou informations capitales. Il est encore trop tôt pour s’attendre à ce genre d’éléments, aussi il convient d’apprécier ce que ce cycle de Black Butler a à nous offrir pour le moment.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

16 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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