Balade de Yaya (la) Vol.2

La prisonnière

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 25 August 2011

Alors que Tuduo a pris sous son aile Yaya, les deux enfants se retrouvent coincés par le terrible Zhu, qui fait la loi sur les bas-quartiers de Shanghai et a déjà exploité plus d'une fois Tuduo à son profit. Cette fois-ci, le gros bonhomme, sans aucune pitié, réduit la petite Yaya à l'état de bonne à tout faire, tandis qu'il force Tuduo à se rendre dans les riches maisons de la ville, désertées suite au bombardement, afin de les cambrioler. Pour préserver Yaya qui est menacée, Tuduo s'exécute, mais a en fait un tout autre plan en tête...

Ainsi Yaya se retrouve-t-elle prise entre les mains de l'infâme Zhu et est-elle amenée à découvrir l'univers de ce sombre individu, à des années-lumière de la vie aisée qu'elle menait avec ses parents. En exécutant les tâches ingrates que Zhu lui confie, la petite fille apprend à prendre sur elle et se forge rapidement un petit caractère, bien que les choses ne soient pas toujours évidentes tant Zhu se montre mauvais. Mais Yaya peut compter sur un don étrange, celui d'être capable de communiquer avec les animaux. Dans ce cadre, l'oiseau Pipo, qui se place d'ores et déjà comme la mascotte de l'oeuvre, se révèlera fort utile à Yaya mais aussi à Tuduo, avec lequel il devra ruser pour se faire comprendre. Quant à notre petite fille, sa rencontre avec des animaux retenus prisonniers pourrait bien la sauver. Les animaux en question semblent de prime abord peu amicaux, mais il ne faut jamais se fier aux apparences ! Sincère et pure, la petit Yaya le comprend très vite.

Pendant ce temps, Tuduo recherche activement la maison de Yaya, aidé par Pipo, dans l'espoir d'y trouver une quelconque aide. Mais même après ça, les obstacles restent encore nombreux pour pouvoir échapper à Zhu, et les auteurs enchaînent habilement les petits rebondissements, jusqu'à une fin de tome marquée par un petit drame qui prouve bel et bien que si l'oeuvre ne représente pas directement la guerre et la mort, elle ne l'exclut pas non plus. Jean-Marie Omont et Golo Zhao trouvent réellement le juste équilibre entre le pas assez et le trop.

La peinture de cette époque en guerre reste d'ailleurs justement esquissée d'un bout à l'autre de ce volume. Que ce soit à travers le méchant Zhu ou la ville en ruine, Golo Zhao offre des tableaux toujours colorés et riches en détails, qui participent activement à l'immersion sans rendre le tout trop pesant. Le fait que le tout ne soit pas trop pesant, on le doit aussi à ces quelques bonnes idées comme l'oiseau Pipo ou le fait que Yaya communique avec les animaux, qui apportent une petite touche plus "magique". Le trait, assez doux et arrondi, continue lui aussi de faire des merveilles.

Après ce deuxième tome aussi plaisant que le premier, qui continue de dépeindre son sujet avec finesse et intelligence. Le voyage ne fait que commencer.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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